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(l’une enveloppe épaisse et juteuse comme dans les Pêchers, mais à chair
amère. Ces deux sortes de fruits se rencontrent souvent sur le même arbre
ct parfois sur la même braiiolie ; les uns et les autres sont gros, ar rondis ,
ou un peu allongés, verdâtres, légèrement pubescents. Noyau gros, presque
lisse, contenant une amande douce.
Notre planche pliolotypique n ” 20 en représente un assez beau spécimen
situé dans les pépinières du Muséum de Paris.
i. — A. c. MONSTRUEUX. — A. C. monstruosa Carr. Hev. llort. 1870,
p. S17, lig. 74. — Variété obtenue pa r Carrière, au Muséum, du semis d ’un
noyau d’A. fa u x Pêcher. Les boutons apparaissent gros, spliéri([ucs, s’ouvrant
pour donner naissance à des pétales rudimentaires, et un nombre variable
d'ovaires irréguliers devenant des fruits groupés en plus ou moins grand
nombre sur un pédoncule commun. Ces fruils petits, velus, ridés et mal
conformés tombent avant leur complet développement.
Quant aux variétés fructifères elles sont toutes à amandes douces (A. C.
dulcis) ct h gros fruits (A. C. macrocarpa). On les divise en deux g ro u pes
: celles a coque dure et celles à coipie tendre avec des intermédiaires à
coque demi-dure. Les meilleures de chaque groupe sont les suivantes ;
a. — A. C. à coque dure. — A . 0. ossea Ilort.
A . g r o s s e o r d i n a i r e . — F ru it assez g ros, sav eu r agréable ; m a tu rité en moyenne
saison.
A . g r o s s e v e r t e . — Beau fru it, de trè s bonne q u alité . F loraison ta rd iv e.
A . à f io t s o u à t r o c h e t s . — Arbre fertile, fru it moyen, p o in tu , coque d em i-d u re •
am an d e à goùL trè s fin, reche rchée de p référen ce p o u r les dragée s.
A . g r o s s e p l a t e . — Fru it, coque demi-dure^ g ros, obloug, plat : amande trè s
bonne.
A . M a t h e r o u n e . — A rbre ramifié ; fru it moyen, p o in tu ; coque demi d u re , cxceb
len t p o u r la table.
A. Molière. — Arbre v ig o u re u x ; fru it assez gros, a llo n g é; coque demi d u re , facile
a d é co rtiq u e r.
A . M a r i e D u p u y . — Gros, d u r, à floraison ta rd iv e .
Ó. ~ A . C. (I coque ieiidre. — A. C, fra g ilis Borkh.
A . à l a D am e . — F ru it p etit, coque demi te n d re , g o û t agi'éable. llàtif.
A . p r in c e s s e , A . à l a r e i n e , S u l t a n e . - F ru it assez gros, amande blanche ; m a tu rité
précoce.
A . g r o s s e t e n d r e . - G r o s s e s u l t a n e . — F ru it mo y en , ovoïde, bosselé, à cocruo
mmce et Irès te n d re . Maturité ta rd iv e .
A . r o n d e fin e . — F ru it moyen, a rro n d i, recherché des confiseurs qui le p ré fè re à
la noisette.
A . h é t é r o p h y l l e . - Laujoulet. Bev. Hort. 1862, p. 4C9, fig. 46. - Cette v a rié té , o b ten
u e vers 1o60 p a r MM. Bonatuy, h o rticu lteu rs à Toulouse, est d ’u n b eau p o rt et
d une g ran d e v ig u eu r ; ses feuilles sont tan tô t larges et longues, ta n tô t étro ite s, ro n g é e s
ou irré g u liè rem en t d en tées, souvent contournées to rd u e s, fo rtem en t ondulées. Le fru it
e st plus ou moins arro n d i, bosselé, gros, ovale, à coque trè s m iu ce, facile à b r is e r ; su tu
re dorsale à peu p rè s d ro ite , la v en tra le porte dan s to u te sa lo n g u e u r une a rê te cul-
trifo rm e ; amande trè s su crée, fiu ie des meilleures à m a n g e r fraîches.
A . à f r u i t r u g u e u x . — Laujoule t Rev. Hort. 1862, p. 470, flg. 47. - Obtenue p a r
M. Bonamy. b ru it gros, ovoïde, co u v e rt de p e tite s b o s se lu re s ; coque mince e t trè s
te n d re ; amande douce, assez sucrée, excellente en vert.
Ea Provenire ou ren co n tre aussi les v a rié té s B ému d e , Caillasse, TournefoH, à coniie
d u re ; A y el Hlunqxiellp, à corpie d em i-d u re.
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2. — A. d ’O r i e n t . — A. OHIlîNTALIS Mill. Diet, n» 4. (17.39). — Ait. Ilort.
Kew. —Lodd. Cab. lab. 1137.—A. argentea Lmk. Diet. Eneycl. 1, p .103.
- Nouv. Dubam. IV, p. 115. — Spacb, Vég. l ’han. I, p. 382. —■ Koch, I,
p. 83. — Orient.
Cette espèce est originaire de la Perse et de l’Asie Mineure ; elle croît
notamment aux environs d'Alep, d ’où les premières graines furent envoyées
en France p a r le duc d ’Ayen à Duliamel, vers 1756. C’est un petit arbre de
3-4 mèlres, à branches étalées ou inclinées ot rameaux divariqués. —
Feuilles longues de 40 à 43 millimètres sur 10 à 12 do largeur, acuminées,
mucronées, sinuolées, cotonneuses ainsi que los jeunes pousses et blanches
argentées brillantes aux deux faces. Fleurs pelites, 12 à 13 millimèlres de
diamètre, rose tendre, solitaires ou réunies p a r 2-3, sessiles, calice campa nulé
; elles apparaissent en février, parfois on janvier. Fruits pelits, ovales,
à brou ch a rn u terminé en une pointe fine allongée : noyau rugueux p ro fondément
sillonné, réticulé à la base. Amandes comestibles mais un peu
amères, très inférieures a celles de l’A. communis. Très rustique mais fructifie
rarement dans le nord de l’Europe (1).
Y’a r ié té . — A . 0 . à feuilles d'Eleagnus. — A. 0 . E læ agnifolia Spacli,
Ann. Sc. Nat., 2 ser. XIX, p. 117. — Fo rme plus petite dans toutes ses p a r lies
que lo type.
3. — A. n a i n . — A. NANA L. — Bot. Mag., lab. 1 61.— Pall. Flor. Ross. I,
lab. 0. — Nouv. Duham. IV, p. 113, tab. 30. — Russie méridionale.
Petit arbris seau de 1 mètre à l" ‘,oO de hauteur , touffu et traiianl, à
écorce zonée. Feuilles pelites, oblongues lancéolées ou obovales cunéiformes,
très finement dentées, glabres, luisantes, presque concolores. Jeunes
pousses ma r ro n clair ; bourgeons petits, écailleux, couleur puce, 2-3 à
l’aisselles des feuilles. Fleur s blanches ou d'un beau rose, apparaissant au
premie r pr intemps. — Fruit ovo'ide, aplati, 20 millimètres de longueur sur
17 do large, hérissé de po ils laineux, rudes, courtement pédonculé, [à sillon
bien marqué. Brou se déta chant facilement ; noyau ovo'ide ap lati, Ironcliant
sur les C(3tés, finement chagriné. Amande amère ; bois â odeur d'amande
amère.
L’A. nain a une aire géographique très étendue, il vient dans lo nord de
l ’Asie, dans les steppes de la Russie méridionale, d a u s l a région du Caucase
et les environs de la mer Caspienne, en Arménie ; on le retrouve ju sq u’en
Hongrie et on Transylvanie. Son élégance ot sa floribondanco le font
r e chercher dans l ’ornementation, ainsi que la précocité et la beauté do ses
fleurs. On lo multiplie facilement en détachant ses drageons.
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(1) Carrière, Rev. Hort. 1867, p. 100, d it av o ir o b ten u de g ra in e s de VA. orientalis, des
individus à feuilles glabres.
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