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i). — C. r é f lé c h i. — G. lUÎFLlîXA Cari-, Rev. llort. 1871, p . 320. —
Andr. Rev. Ilort. 1892, p. 327, iig. 100. — Chine.
Relit arbrisseau de 2 mèlres à 2” 30, à ramifications serrées, grêles et
retombantes; -gonsses effilées, rouge-brun-foncé et comme vernissées, luisantes,
[)üilnes au début, plus tard glabres ; rameaux verts pins ou moins
rougeâtres et assez souvent pourvus de pellicules blancbcs, provenant do
l'cxfoliation de l'épiderme. Bourgoons petits, rouge-brnn, plus fonces encore
que los ramules. Ecorce do la lige verl-jauuàlre.— Feuilles ovales, plus
ou moins rétrécies aux deux bouts, longues de 4-o centimètres, largos de
3 â 4, rougeâtres ct soyeuses dans le jeune âge, mucronulées au sommet,
glabres on dessus, cotonneuses en dessous à l’état adulte ; pétiole d’environ
1 centimètre, grêle, ronge foncé. Fleurs blanclies, en petits corymbes
cymeux, denses, dressés sur les rameaux. Fruit gros, du volume que ceux, du
C. monoggna, roiige-puurpro, un petit nombre seulement arrive â bien, eu
égard â la grande (¡uantilé de fieurs; chair d'un roux terne, abondante,
juteuse, amère ; noyaux soudés en un seul, qui comprend deux parties,
l'inférieure, formant uue sorte de cupule à lu supérieure, fortement bosselée,
côtelée et chagrinée ; la supérieure emboîtée dans la [ireiniere est côtelée
mais lisse vernissée ; ce noyau, très dur, est â plusieurs loges, ordinairement
2-3. Ge Cotoneasler est une espèce bien définie. En raison de ses nombreux
corymbes de lleurs blanclies. dressés sur des rameaux grêles, arqués,
elle est d'un grand eifet ornemental ; elle est de plus très rustique ; on peut
la greffer sur le C. a ffn is , ou même sur les Cratægus. D'après Garrière, ce
Cotoneasler aurait été envoyé au Muséum vers 18ü(’-67, 11 est cuRivé à l ’Arbo-
retum de Grignon depuis 1873, provenant de clioz André Leroy, d’Angers.
10. — C. m u lt if lo r e . — G. MULTIFLOR.A Bnge, in Ledeb. Fl. Alt. II,
p, 220. — Ledeb, Icon. Fl. ross. Ht, p. 274. — Kocli, Dendr. 1, p. 169.
— Tartarie et région de l ’Amour.
Bel arbrisseau, à port de Buisson ardent et à feuilles orbiculaires,
mucronulées, presque glabres en-dessus, tomenteuses grisâtres en-dessous.
— Fleurs blanches, en corymbes multiflores ; calice poilu. Fruit rouge, peu
cbarnu. Ce Cotoneasler a aussi beaucoup de rapports avec le C. granatensis ;
c’est un très joli arbrisseau d'ornement.
V a riété . — G. M. de J a c q u em o n t — C. .M. J a c q u em o n tü Dccne. — FeuilleR obovales
ou o b c o rd ifo rm e s , mucrouulées, glabres en-dessus, grises tomenteuses en-dessous.
11. — C. de G r e n a d e . — G. GRANATENSIS Boiss. Voy. Espag. p. 208,
tab. 60. — Koch, Dendr. I, p, 169. — Espagne.
.Arbrisseau de 4-S mètres de hauteur, â feuilles orbiculaires, poilues
sur la face inférieure, longues de 3-4 centimètres et larges de 10-12 millimètres,
par 2-3, sur des axes courts; pétiole relativement long. Pleurs
blanches, en corymbes dressés. Fruit rouge et finalement glabre. Cette
espèce, intermédiaire entre le C. vulgaris et le C. multiflora est originaire
du midi de l’Espagne ; relativement rustique, elle ost cependant rare dans
nos cultures.
12. — C. à, feuilles rondes. — G. NÜMMUL.ARIA Fisch. ct Meyer. Ind.
Sem. horl. Petrop. 1833. — Kocb, Dendr. I, p. 171. — Lindl. in Lond.
Arbor. brit. II, p. 872, VI (1838). — Asie-Mineure, Himalaya.
Arbrisseau ayant beaucoup de rapport avec lo C. Fonlanesii, mais il a
des feuilles plus rondes ou plus obovales,tandis que celles do son congénère
sonl plutôt elliptiques. Les fruits, disposés aussi en corymbes racémiformes,
sont plu s gros, moins serrés et pourpres au lieu d être coccinés.
Le C. nummularia est commun dans les hautes montagnes do l’Asie-
Mineure et dans TItimalaya. Je Tai aussi souvent renoortré dans Tîle de
Chypre, sur les régions élevées du Troôdos, Dans les cultures des environs
de Paris, il supporte bien la pleine terre ; c'est un très joli arbrisseau d’ornement.
13. — C. des Neiges. — C. FRIGIDÂ Lindl. — Bot. Beg. tab. 1229. —
Spach, Vég. Phan. II, p. 78. — Koch, Dendr. 1, p. 173. — Himalaya.
Grand arbrisseau ou petit arbre de 4-0 mètres (1), â cime étalée, divari-
quéo, ou divergente; écorce lisse, grisâtre ; pousses vigoureuses, vert-rougeâtre
ou rouge-brun, glabres, même un peu vernissées. — Feuilles grandes,
10-12 centimètres de long sur 3-6 de large, entières, mucronulées au sommet,
pubescentes sur les nervures principales et glabres ailleurs, d un vert
un peu sombre en-dessus et d’un vert pâle ou gris cendré en-dessous;
pétiole long d’onviron 1 centimètre. Fleurs apparaissant en juin en gros
corymbes terminaux, denses. — Fruit do la grosseur d’un pois, globuleux,
d ’ u n ¿eau )’o»ÿc corai/ou rougo ardent, glabre (2 ); chair à saveur acide,
amère, rougeâtre sous la peau et blanc verdâtre au centre ; noyaux 2 ,
pointus au sommet et bruns sur la face interne. Ces Iruits, qui mûrissent en
septembre, persistent sur Tarbre tout Thiver et même jusqu au printemps,
sans perdre de leur éclat ; les oiseaux ne paraissent pas s’en nourrir. Ce
Cotoneasler est d’un effet ornemental considérable et doit être considéré
comme la plus belle espèce connue jusiiu’ici. A Tétat naturel il habite les
hautes régions du Népaul (Wall. Cat.), du Sikkiin (Hook. ct ïliom p s .) et de
l ’Himalaya (Jacquemont).
A VArborelum de Grignon, il résiste faeitoment h des froids passagers
de 18 et même de 20 degrés, mais toute sa partie aérienne a été détruite
par la gelée en 1879 avec dos froids de 23 à 23" et en 1891-92 avec 16-18
degrés do plusieurs jours consécutifs de durée.
(l) Voir planche photolypique n» 37, ct planche coi. VI. .
12) Spach et Koch, hü attrihuent, le premier, des fruits pourpres, le second, d abord
pourpres puis noirs, tandis que celui de V A rb o re lum de Crigiion donne des Iruits d un
beau rouge vif, ct, c’est aussi cette couleur que représente la planche 1229 du Bot. Iteg. . I ,
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