
1 2 4 , — Q U I t iL A J A . — QUILLAJA Molina.-
De Qiiilla'i ou Chillay, nom chilien do la plante.
Genre comprenant 3-4 arbres américains à feuilles alternes. Fleurs polygames
dioïques, cinq sépales, cinq pétales spatulés, insérés cbacun dans un
lobé du disque (¡ui tapisse le réceptacle Etamines dix, on deux séries.
Ovaires à cinq logos multiovulées. Fruit formé de cinq follicules à graines
ailées, non albuminées. L’espèce suivante so rencontre dans les cultures
européennes.
Q. â s a v o n . — Q. S.APON.ARIA .Viol, — Flor. chil. II, p. 208, — Spach,
Vég. Phan. I, p. 4 4 8 . — Hev. llort. 18J3, p. 234. — Ndn. Man. acclim.
11. Bn. Bot. médie., p. 334. — Vulg. Bois de Panama. — Chili (1832).
.\rbre atteignant dans sou pays do 13 à 20 mètres de hauteur , peu
ramifié, à rameaux grêles grisâtres ou rougeâtres recouverts d ’une efflorescence
bleuâtre. Feuilles elliptiques, arrondies aux deux bouts, presque
sessiles, d ’un beau vert brillant, presque concolores, inégalement et peu
profondément dentées, glabres et â nervation alterne, ramifiée, très distincte.
— Fleurs blanches à l'extrémité des pousses, solitaires ou en petits
corymbes pauciflores; boutons sphériques , de G-7 millimètres de diamètre,
jaune verdâtre, grisâtre tomenteux, marqués de cinq côtes indiquant la
division des sépales ; étamines oppositisépales sor tant de dessous les divi sions
du disque verdâtre, qui semblent être leur filet élargi. Gynécée, cinq
carpelles libres, pubescents, à nombreux ovules ; styles cinq, libres, courts.
Follicules cinq, tomenteux, formant p a r leur ensemble une sorte de rosace.
Le (). sajooiian'a est commun dans les parties méridionales du Chili, du
Pérou et dans les vallées boisées, notammen t sur les rochers de Los Hermos
entre les 31” el 38" de latitude où il s’élève ju squ’à près de 2200 mètres de h a u teur
.— Son bois dur, résistant est très recherché au Chili pour les cons tructions,
surtout comme étais de mines : mais la qualité la plus précieuse que
présente cet arbre, réside dans la propriété saponifiante que contient son
écorce qui. dit-on. est supérieure à celle des melileurs savons, sur tout pour
le nettoyage des laines. On en exporte des quantités considérables en
Europe sous le nom de Bois de Panama, ainsi désigné du nom de l ’end ro i t
d'où se font les expéditions ; elle arrive en morceaux longs d ’environ nn
mètre, larges de 1-2 décimètres et épais d ’à peu près 1/2 centimètre.
Son odeur est nulle, mais provoque cependant des éternuements quand on la
brise ou qu’on la respire de près ; ces éternuements sont dûs à de fines
aiguilles cristallines, de carbonate de chaux et autres subs tances minérales
([ui irritent mécaniquement la muqueuse ; pulvérisée et mêlée à l’eau elle
fait mousser celle-ci comme le savon et lui donne la propriété de dégrais ser
les étoffes de laine et de soie.
D'après Henry, on a trouvé dans cette écorce une substance piquante,
unie à de la chlorophylle, de la matière grasse, du sucre, et qui mousse
dans l’eau ; elle présente d’ailleurs les propr iétés de la saponine ou savon
végétal et on la dit diurétique et éméthocalhar t ique; l’écorce renferme aussi
de la salseparine.
Le Q. saponaria, de serre froide sous le climat de Paris, prospère par faitement
en pleine ter re dans la région méditer ranéenne où il constitue un
bel arbre d ’ornement; il demande une ter re f ranche et on le multiplie de
boutures dans du sable sous cloche.
Les Q. brasiliensis .V. S‘. H. et Q. Smegmadermis DC. sont aussi des arbres
savonneux.
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125. - K A G EN ECK IA . - KAÙENECKIA Ruiz et Pav.
Déilié à ¡''rédérick de Kagcncck, ur. am h assad eu r de Hollande en Espagne.
Ce genre, formé de 3 ou 4 espèces demi-rustiques, comprend des arbres
toujours verts, originaires du Chili et du Pérou ; ils sont très voisins dos
Quillaja dont ils ne diffèrent guère que p a r leurs fleurs unisexuées, leur
calice imbriqué, et leur androcée formé de plus de 10 étamines. On leur
attribue aussi des propriélés saponifiantes. Les deux espèces que voici se '
rencontrent parfois dans nos cultures de serres froides sous le climat de Paris,
où on les lient comme les Quillaja.
1. — K. à f f iu i l l e s o b l o n g u e s . — K. OBLONGA Ruiz et Pav. — H. Bn.,
Bot. Médie., p. 330, fig. 2096-2099.— Chili (1830).
Arbre d ’une dizaine de mètres, à feuilles oblongues, obtuses, coriaces,
dentées serrées. Pleurs blanches, terminales ou plus ra remen t axillaires,
rapprochées des cymes. Fruit, o follicules disposés en rosaces et contenant
de nombreuses graines surmontées d ’une longue aile.
2. — K . f a u x C r a tæ g u s . — K. CRATÆGOIDES Ruiz et Pav. — Bot. Reg ,
tab. 1836. - Chili (1830).
Petit arbre de 3-4 mètres, à feuilles ovales lancéolées, lisses, glau que s
Pleurs blanches, en grappes axillaires. Floraison juin.
1 2 6 . - L I N D L E Y A . - L I NDLEYA I I . B . K .
Dédié à John Lindley, célèbre bo tan iste anglais, 1799 à I 8 6 0 .
Genre comprenant ju sq u ’ici un seul arbuste mexicain, distingué par
des fleurs à réceptacle concave. Calice turbiné, â 3 divisions; corolle à
5 pétales, étalés et brièvement onguiculés; élamines, 13 à 20, insérées sur
un disque ch a rn u avec les pétales à la gorge de la corolle ; an thè re s
biloculaires dorsiflxes; ovaires 3, libres dans la moitié supérieure et soudés
à la base en un pistil solide; loges, 6-ovulées; styles 3, terminaux, libres ;
stigmates subclaviformes. Fruit, renfermé dans le tube persistant du calice,
est une capsule osseuse, à déhiscence lociilicide en 3 valves ; graines
entourées d ’une membrane marginale qui les rend ailées. Feuilles simples,
alternes.
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