
5 ( i lU I T AM O l 'E DES AHHRES
2' (.0 Gulhulf.— l'.ü n'i'sU[u'imc kui'le do còno ù un iiolil noiulii-e d'écuilles,
Tort élai-gies ol, ó|iuissii'áá li'ui- oxlrtMiiUéeu têlc de clou.C’est le fruit dos Cy-
pri'ïj, (los Tliuva, otc.
3" La l'ujiii'. ou Sijcòiie, ([ui est le fruit îles Figuiers; il est à la fois formé
par lo réce|itarlo ct |iar 1rs fruils.
V La Syncin-pc. — .Mot assez vague réuuissanl des iulloroscences fructifères,
eompreuaiil des fruits tantôt secs, tantôt charnus, souvent soudés
aux diverses parlios do la lleur, bractées ou calice, devenus accresceuts
et cliarnus.
Ou range sous celte uppeUalionlo fruitdes Mûriers, des Madura à a \'A n a nas.
Aa Varhra à paiu {Artocarpus incisa,) etc. {Voir p o u r les différentes
sortes de fru its , p l. i, j, k.)
CHAITTIIE VI
G E R M I N A T I O N
C o i id l l lu i i» iié e e a s jiii- eB f> lu s e r u i l n n t l o n .
L'embryon dans la graine mûre reste stationnaire, il se maintient à l'état
de sommeil ou de vie latente, il ne s’accroît pas et ne fait pas d’écliaiigo
avec le milieu ambiant. Néanmoins c o u ’ost pas la vie lateulo absolue mais
seulement, d ’après les expériences de MM. Van Tiegbem ot (î. Bonnier, un
raleulissemeut do la vie, car il so fait encore entre r emb ry o n ct l’air confiné
ambiant un échange de gaz.
Pour sortir de celte vio lalcnte, ou de ce sommeil, pour germer en un-mot,
la graine doit rempl ir certaines conditions intrinsèques et trouver autour
d'elles, dans le milieu oii elle est placée, certaines autres conditions.
11 faut d ’abord-qu'elle soit bien conformée ct qu'elle soit bien mûre. Celle
maturité coïncide ordinairement avec relie du fruit ; mais il existe do n ombreuses
exceptions où elle la précède, comme p a r exemple chez beaucoup de
Légumineuses, Cytise, Sopliora, et chez les Frênes, etc. ; les graines de
ces plantes peuvent encore ge rme r alors (|u’ellcs n ’ont atteint que la moilié
de leur dévcloiipemcut ; de plus elles germent aussi plus tôt (pie celles des
individus de même espèce complctcmenlmûres . P a r contre, certaines autres
graines, ne sont pas encore mûres intérieurement ipiand la matur ité du fruit
est achevée, ct leur germination po u r se faire, peut exiger plusieurs années.
11 faut aus sique la graine, pour pouvoir germer, n'ait pas perdu sa faculté
germinative; celte faculté varie avec la composition des graines et le milieu,
il eu esliiui la perdent pa r l’effet do la dessiccation (glands, clitàtaignos,
uoix etc.)- pour la leur ronscrvor, ou les met eu struliücatiuu dans du sable
frais’. D'aulres la pordeiiL par suite de réaolioiis qui s’op.ireul dans leur substance,
tel est lo cas des graines oléagineuses, faine, noiscUe, pins, saïuiis,
Ole Ce so n t les graines sèclics, amylacées .pii conservent le p lus longtemps
leu'r pouvoir germinalif, si sur tout on les garde dans un eudroil see, ou si
elles sc trouvent euter récs priifoiidémeul on terre, telles soul les graines de
la plupar l des Légumineuses. , r ■ i-o ,
Les froids ar rivent rarement à Uiei les graïuos ; elles sont loulofois d au tant
plus sensibles qu’elles coiitioiineiit plus d’eau. Dans l’air sec et chaud, on
a vu des grains de blé el de maïs résister à 100' dcgr,is peudaiit uu quar t
d ’heure, à 05 degrés pondant une heure , tandis que dans lo a n chaude, a
,53 uu 34 degrés, elles sont tuées.
C o n d i t i o n s e x t é r i e u h e s d e l a g e r m i n a t i o n . - Pour ,p nm c graine bien
constituée puisse germer, il suffit qu’elle trouve autour d elle, on quantité
suffisante, de l’eau, do l’oxygène et de la chaleur, la luimore ii est pas indis-
pensal.lo. La température minima varie suivant les graines: d après M. \ an
Tiogbem, de 1 degré (Cresson) à 1 3 “8 (Sézamc),cn moyenne 0 à 8 degrés avec
une, limite supérieure do 28 degrés (Cresson, Lin), à 41., (Mais), eu moyenne
33 à 38 degrés. La température la plus favorable est ordiuairomcnt com-
priseonlro21” (Cressoul ct 37 degrés (Melon), soit on general de - t a -8 de grés.
L'intbionco do la pression de l’oxygène est certaine; au-dola de o a
0 atmosplïères, peu de graines germent. Les dépressions sont aussi m Uien-
les; à sept centimètres do pression, la germination cesse genera ement.^
Au p uintde vuode l'eau, ou distingue également deux quautitoscxtremes
qui varient nalurellemeiit avec les espèces. Une trop grande quan i e es
par ticulièrement nuisible en ce qu’elle détermine l’exosraosc d une partie
des réserves nutritives solubles de la graine, et la formalion d une intusioii
où p u llu len t los b a ctéries, n o tam m en t l ’A i m / / o i « r f o r . . .
Certains agents peuvent aussi agir dans la germination, sob imurl ompe-
cheiLSoit pour l'accélérer ; Icsantisoptiquos, l ’acide pbénique, l’acide borique,
l’acide salicylique, l ’acide arsénicux, etc., tuent l ’embryon ; au cou rairc, le
chlore, l’iode et le brome la favorise, et souvent on emploie des solutions à
titre convenable de ces corps p our favoriser la germinalion des vieilles g r a i nes
La lumière est aussi considérée comme r e ta rdant la germination, du
moins dans de certaines condilions, en retardant l’absorption de 1 ox ygène.
P h é n o m è n e s m o r p h o l o g i q u e s d e l a g e r m i n a t i o n . - Une graine étant pla cée,
dans un milieu convenable d'humidité et de chaleur, son tegument s a-
inollit, son amande se gonfle et no tarde pas à amener sous 1 action de a
pression la déchirure do co dernier au micropylo, eu face la radicule, ou la
tension est la plus forte. Par la feule produite, la radicule s allonge et so dirige,
en raison de sou géolroi.isme positif, vers le sol ct s’y eiifoucc. Quand
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