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du S. hybrida, mais s’en distinguant facilement par sa forme, qui est globu
leuse au lieu d'ovale ■ellipsoïde ; il est aussi un peu plus gros, l’oeil est plus
plissé, plus renfoncé, enlin, la couleur est d'un rouge corail plus vif. F lo raison
mai-juin. Frnctilication septembre.
Le S. des oiseleurs occupe une aire géograplii(iue très étendue. A'ers le
nord il s'avance jus([iTau (iroenland, l'Islande e tla Laponie en se continuant
dans l'Asie boréale ; il s'élève dans les montagnes de l ’Europe jusqu’au.K
dernières limites de la végétation forestière ; dans celte aire on le trouve
disséminé parmi les autres essences ou d'autres espèces du même genre.
Ce sont los terrains frais et légers qui lui conviennent le mieux, surlout
ceux appartenant a u x formations siliceuses ; sa fructification ost régulière
et ses graines semées au printemps germent 3-4 semaines après, avec
2 feuilles cotvlédonairos, entières et ovales ; sa croissance est assez rapide
ct sa longévité, en moyenne, une centaine d’années.
Son bois est blanc rougeâtre, devenant brun-rougeâtre au coeur ; les vaisseaux
sont sensiblement inégaux, coux'de la zone de printemps plus gros
et plus rapprochés. Ce hois est tenace, satiné, d'une densité variant de
0,1)88 à 0.734 (.Mathieu), mais il est moins dur et. moins lourd que celui du
S. domeslica ; néanmoins, il osl recherché pour l ’ébénisterie et pour les
mêmes usages que celui do fA/ísier ¿/aac comme combustible, comparé
par Hartig au Hêtre, il a donné les mêmes résultats, c’esl donc un excellent
bois de chauffage. Son écorce, suivant Davy, contiendrait 3 ,GO p. 0/0
de tannin. Ses fruits ne sont pas comestibles ; on peut cependant en tirer
une boisson aVcooliquo ayant des rapports aveo lo kirsch ; les oiseleurs
l'emploient aussi pour appâter leurs pièges. D’autre part, le S. des oiseleurs
esl très recherché en ornementation pour ses fleurs et surtout pour ses fruits
rougissants dès le mois de juillet et restant sur l’arbre une bonne partie do
l ’hiver.
A'a r i é t é s .
a . — S. d. O. fastigié. — S. A . fa s t ig ia ta Loud. — Ramification resserrée.
b. — S. d . O. pleureur. — S. A . p e n d u la . — A. longs rameaux retombants.
c. — S. d. O. nain. — S. A . n a n a . —Restant à l’état d'arbrisseau.
d . — S. d. O. pubescent. — S. d . pu b escen s. — S . A . la n u g in o s a DC. Prodr. II,
p. 637. — Spach, Yég. Phan. II, p. 94. — Décrite par Kitabbel, qui l’a rencontrée eu
Hongrie et en Allemagne; caractérisée par une pubescence, beaucoup plus forte, plus
persistante et par ses fruits plus.petits et de couleur orange.
e. — S. d. O. à feuilles de sureau. — S. sam b u e ifoU a . — S . s a lu r e j ifo tia . —
S. su b s e r ra ta Opiz. iu Flor. YH, Beibl. 13. - Yariété remarquable par ses feuilles, seulement
composées daus la moitié inférieure et plus haut simplement lobées puis dentees,
de plus très pubescentes en-dcssous, ce qui rapproche cette variété du S. h y b r id a .
f . .— S. d. O. à feuilles de fougère. — S. A . a s p le n ifo lia . — Folioles découpées
incisées-lobées ou dentées et fortement tomenteuses.
g. — S. d. O. à feuilles panachées. — S. A . fo ld s v a r ie g a tis . — FeuiUes panachées,
mais n’ayant pas un bel aspect.
h. — S. d. O. à fruits jaunes. — S . A . f r u c tu lu te o . — Fruit plus ou moius
jauue-orange. — Yariété curieuse, mais moins beilc que le type.
i. — S. d, O. à fruits elliptiques. — S. A . e llip tica . — S . p ræ m o r sa Gussoue. —■
Trouvée en Siciie.
j . — S . d. O. remarquable. — S, A. speciosa Koch, Dendr. I, p. 190. — Feuilles
ct fruils plus grands.
[ 3 ^ S, d ’A m é r iq u e . — S . americana Piicsh. Fl. bor. am. I, p. 3 « (1809).
’ - Spach, Vég. Phan. II, p. 93, tab. 9. — Koch, Dendr. l, p. 190. —
,S. microcarpa Pursh. — S . micrantha Hort. Angl. — P iru s americana
Prodr. H, p. C37. — AVats. Dendr. 1, p. 34. — A. Cray, Man. Bot. North.
Un. St. p. 101. — Amérique septentrionale.
Cette espèce est très voisine de la précédente ; elle s’cn distingue países
dimensions moindres, par ses bourgeons visqueux et glabres; ses folioles
oblongues lancéolées ou ovales lancéolées très poinlues, légèrement
pubescentes d’abord, puis très glabres ; par scs fleurs plus petites,
d’un blanc pur, enfin, par ses fruits,jo/«s pe tits et d’un rouge plus foncé,
presque rouge vineux. Cet arbre est d’un très joli effet ornemental.
SECTION lY, - CORMIERS.
Disque cupuleux ; pétales S, orbiculaires; styles 5,libres, fle x u e u x
à la b a s e - ovairesü, réunis au sommet en un cône tomentenx débordant le disque. Fruit
niriformè cône d e l'o va ire a r r iv a n t d a n s le Iule a u n u e a u de la su r fa c e ) chair b letlis -
sanl e t c o n te n a n t des c e llu le s d u re s, é p a r s e s ; endocarpe tres mince, membraneux ,
graines solitaires on géminées, larges, aplaties.
14. S. domestique. — S . domestica Lin, — Jacq. Auslr. tab. 4 4 /. —
— Nouv. Duham. Ill, p. 1-42, lab. 44. — Koch, Dendr. I, p. 199. —
Math. Fl. for. p. 164. — Cormus domeslica. Spach, A’ég, Phan. II, p ..97.
(1834). — Dccne. Mém. pom. p. 137. — Pirus Sorbus Gærtn. Frucl. II,
43, tab. 37. — P . domeslica Sm. in Engl. Bot. tab. 330. Aulg.
Cormier. — Europe.
Le Cormier esl uu arbre qui peut atteindre 13-20 mètres de hauteur
su r 2 ”30 à 3 mètres de circonférence,(1) à port rappelant celui du Poirier,
mais ramification moins diffuse réclinée. Ecorce gris verdâtre dans .le
jeune âge, puis se gercurant finement et densémcnt et enfin formant un
rhytidome brun-foncé, gerçuré, écailleux. Bourgeons gros, verdâtres,
visqueux, glabres, sauf au bord des écailles, dressés sans être apprimés.
Feuilles composées de 7 ou 8 paires de folioles, plus une terminale,
très voisines de celles du V. aucuparia, mais entières jusqu’au tiers do
leur longueur,le surplus finement denlées-cuspidécs, cotonneuses en-dessous
■ dans le jeune âge, glabres ou presques glabres â l’état adulte. Ramules,
pétioles, pédoncules et calice d’abord laineux puis glabres. Corymbes subpaniculés
ou pyramidaux ; fleurs apparaissant en mai-juin, blanches,
plus grandes que celles du S. aucuparia. - Fruit, (corme ou so r b f, piriforme
ou maliforme, de la grosseur d’une petite poire, jaune verdâtre lave de
rouge, très acerbe et astringent avant complète maturité, mais en les mettant
quelque temps sur de la paille, ils deviennent plus tendres, blettissent
et sonl bons â manger.
Lo Sorbier domestique appartient â la flore de l’Europe tempérée et m e tí)
Voir pl. phototypique, n” 39.
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