
184 ZYGOPHYLLÉES
la Trinité, à Sainte-Lucie, à la Martinique aux iies lialiama, et d’une
manière générale dans toutes les Antilles, dans l'Amériiine centrale, en
Colombie et au Vénéziiéla.
l.e Gayac esl surtout imporlaut |)ülu’ soii bois très dur et fort estimé pour
de nombreux enqilois industriels. Ce bois, dont la densité dépasse celle de
Tcaii (1,201) à 1,300), présente un auljierjanne clair de 1-0 cent, d ’épaisseur ;
un dnramon, lirun foncé, pins ou moins verdâtre, formé do conciles an -
nuellcs lieu distincles ; rayons iiiédiillaires très nombreux el très fins. Les
faisceaux ligneux sont prinripaloiiient formés par des fibres fiisiformes,
assez courtes et linemcnl ponctuées, à parois très épaisses, surtout dans lo
coeur oii le canal iiitorienr ( lumière) esl très étroit : dans cette masse do tissu
llbrciix sc trouvent çâ ct là quelques vaisseaux isolés, ainsi que des glandes
à résine qui donnent une grande résistance à ce bois déjà extrêmement dur
et doué d ’une grande ténacité. — Lo bois do Gayac occupe un des premiers
rangs, sinon le i>remier, pour la fabrication des objets exposés au frotteineiil,
tels que, dents d'engrenage, poulies, lioiiles, roiiloltes. olijels to u rn é s ; il
est aussi très reclierclié dans les constructions navales, particiilièremenl
pour le plaiiclier des ponts, ct passe pour incorruptible. Le plus estimé esl
tiré de Saint-Domingue qui en exporte jusqu'à 1,300 tonnes par an. La résine
que l’on extrait du tronc de l’arbre, à l’aide d'incision ou en traitant les
copeaux ou lo bois rapé p a r l’alcool, s’emploie en médecine comme antigoutteux,
sudorilique, diaphorétiqiie et antisyphililiqiio.
Parmi les autres espèces de Gayac liabitant l’Amérique, mais qui ne
sont généralemenl pas cultivées dans nos serres, citons :
Le G. sanclum I,. on Bois saint, G. à fr u it tclrayone, G. à feuilles de
lenlisque, à aubier fauve, d'apparence cornée, et coeur moins foncé que dans
l ’espèce précédente. — Le G. arboreumDG. ou Gayac de Caracas. — Enfin ie
G. mexicanum 11. Dn. ou Balsamo divin.
3 4 . — P O R L I E R A .— P O I i l l El t A R u i z e t P a v .
Du nom de l’o rlie r p ro te c teu r de la llotimiqiie eu Espagne.
Les Porlicra liabitent les régions cbaiides de l’Amérique, au Texas, au
.Mexique, dans les Andes péruviennes et cbiliennes ; ce sont des arbris seaux
ou de petits arbres très brancbus , à feuilles opposées, finement pennées,
folioles presque opposées, entières,'seiisiâ/es. — Fleurs blanc-verdâtre disposées
en fascicules sur pédoncules unitlorcs ; sépales 4-3, arrondis,
inégaux, caducs; p é ta le s 4-3, onguiculés, imbriqués. — Le sont des végétaux
de serres tempérées ou même d ’orangerie, d eman d an t la terre f ranche ct
que l ’on multiplie pa r boutures de bois aoûté à l’étouffée. Ou ne connaît
jusqu’ici que trois espèces dont une seule est cultivée.
HUE 183
1 p , h y g r o m é t r i q u e . — Pi llâTiROMETHlC.A Ruiz. et Pav. —
Prodr . IX. — Mcm. Mus. XII, Iti. — Gayacan du Chili Spach, Végét.
Pban., II, p. 308. - Chili.
Petit a rbre à cime arrondie, ramification diffuse ; rameaux réclinés,
noueux ; écorce grisâtre. — Feuilles, 7-8 paires do folioles, petites, linéaires,
remarquables en co q u ’elles restent étalées ou fermées, suivant que le
temps est sec ou pluvieux, ce qui lui a valu son nom spécifii[iie d ’hyyru-
métrique.
3 5 , — N I T R A R I A . — MTHA l l I A l . i n .
Du latin niti'iini; allusion aux eud,roits salés où v i e n n e n t ces végétaux.
Arbustes de l’Asie, de l’Afrique ot de l ’Australie â feuilles alternes,
entières ou 3-lides, accompagnées do pelites stipules spinescentes. — Fleurs
blancliâtres, petites, régulières, en cymes nniparos; calice 3-mùres ,imbriqué
et persistant ; pétales 3, indupliqiics ; étamines 10-15 ; gynécée à un ovaire
libre, 3-6 loges à un ovule descendant ; mieropyle supérieur ot extérieur. —
Fruit, drupe aeuminée, à noyau monosperme s’ouvrant finalement a n sommet
en 6 valves. Arbustes non ponctués, à sues amers, dos terrains salés
des régions tempérées de l’.Vsio.
1. — N . d e S c h o b e r . — N. SCIIOBERI l.in. — Pali. i'I. ross. .30. —
And]’. Ilep. VIII, 329. — AVais. Dendr. II, 130. — Asie occidentale.
Pelit arbuslo ressemblant beaucoup comme aspect à certains Lyciiim ;
rameaux blanchâtres, épineux. — Feuilles fascieulées par 6-7 sur des axes
très courts, linéaires, sessiles, oblongues, petites (18-28 millimètres de long
sur 3-4 de large), épaisses, glabres, atténuées en coin. — Fleurs petites,
blanches, légèrement rosées. — Bois blanc, très dur ; joli arbuste d ’ornement,
très rustique.
f *
n
<’. i
i;
XI. RUTACÉES. — R U T A C E Æ
3 6 . — R U E . — RUTA Lin.
Du g re c rue, je coule ; allusion aux p ro p rié té s emméiiagogues de la plante.
Herbes vivaces ou sous-arbrisseaux à odeur forte, repoussante, martiiiés
de points glanduleux. — Feuilles pennées ou décomposées, à ponclualioiis
t r a n s p a r e n te s .— Fleurs d ’un jaune verdâtre, en corymbe ou en g rap pe ;
calice court, 3-4 divisions ; sépales 3-4, beaucoup plus longs que le calice ;
étamines 10-8, plus longues que les pétales ; ovaires 5-4 lobés sur un gyno-
pbore court, épais, 5-4 loges, 6-12 ovulées ; ovules suspendus ii l’angle
central, analropes ; stigmates, 3-4 sillons. —■ Fruit, capsule à 4 coques
M -