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avec le bois d ’acajou ; comme ce dernier, il peut être employé en ébénis-
terie et à la menuiserie.
Le C. sinensis est, nous croyons, un a rbre d ’avenir en Europe, qui mérile
d'etre cultivé p our son bois. C'est aussi un bel arbre d'avenue et d ’ornement,
supérieur à l’.Ailante en ce ([u’il est, non seulement plus beau, mais encore
en ce que ses fleurs ne présentent pas l ’inconvénient de dégager une o d eu r
désagréable, et ses feuilles de ne pas être vénéneuses.
Notre planché photolypique n” 9, représente très probablement le premier
hitroduit ou né en France, au Muséum de Paris en 1867 ; quoique
planté sur un mauvais terrain, il ne mesure pas moins, actuellement, de
10 mètres de h au t sur 1“ 30 de circonférence.
2. — C. o d o r a n t . — C. ODORAT.A Lin. — Goerln. Carp. 93. — Lmk. Encycl.
tab. 137. — Desc. .Ant. VI, tab. 411. — A'ulg. Cedro, A cajou femelle,
A . à planches. — .Am. septentrionale.
Grand a rbre à por t d ’Ailante, pouvant atteindre 6 - 8 mètres de circonférence
sur 20-30 mètres de h au teu r (1). Folioles ovales, lancéolées, entière.»,
courlement pétiolulées. — Fleurs blanchâtres uu rose carné, ressemblant â
colles de la jacinthe. Fruit de la grosseur d'un pelit oeuf de poule. — Originaire
des .Antilles.
B ois. — Rose grisâtre, exhalant une odeur très forte et très agréable ;
grain fin, liomogène, parsemé de gros vaisseaux béants ; rayons assez larges,
courls. En un mot, structure du bois d ’.Acajou donl il a aussi les emplois et
dont il ne diffère guère (ju'en ce q u ’il est moins veiné et moins dur ; il est
aussi plus léger ; sa densité n'e st (¡ue de 0,320-0,330. On l’emploie p a r t icu lièrement
pour faire des boîtes â cigares et des caisses d ’emballage. Cet
arbre est quelquefois cullivé dans les serres chaudes de l'Europe.
Citons aussi le C . du Brésil, C. brasiliensis h is s . — .A. Saiiit-llilairc, Flor.
Rras. tab. 101, répandu dans les forêts de l’Amérique équatoriale, surtout du
Rrésil, et pouvant atteindre également de très grandes dimensions (2). Son
bois, nuance acajou, mais plus rouge foncé, es treche rché p o u r réb énis le r ie .
Le C. Guianensis Juss. donne aussi un bois estimé. Enfin, on cultive par fois
dans les serres, le C. Toona Roxb. de l’Inde, à folioles ovales lancéolées,
lisses ; lleurs blanchâtres, ct lo C. feb rifu g a Blume, bel arbre do 20-30 mètres,
de l'Inde centrale et méridionale, à feuilles composées de 6 paires de
folioles, ovales, oblongues, obtuses, fleurs peliles, v erdâtre s ; fruits pelits,
ovoïdes, oblongs, 2-3 centimètres de long ; son écorce rugueuse est vantée
comme tonhiue, antidiar rhélique ot fébrifuge.
{!) A l’Exposilion nniverselle de Pari? de Î889,il a figuré dans la seclion des ])ois d ’ébé -
n is te rie . u n e bille, a c lu elletn en t au Muséum, m e su ra n t 6“ 80 de circonférence e t^
p e san t 7,000 k ilo g ram m e s ; on pouvait voir aussi eu 1890 {¡{ev. I h r t. 1890) à la scie rie*
a v ap eu r, du boulevard de la Contrescarpe, u n e bille de 1 m è tre d ’éq u a rrissag e su r
10 m è tre s de long, p e san t 8,200 kilogrammes.
(2) En 1889, à l'Exposition unive rse lle, au pavillon de la République A rg en tin e, on
rem a rq u a it tro is énormes pla teaux de cette espèce, m e su ra n t imOo de largo et 6 mètres
de long. (A
8 0 . — A C A J O U . — SWI E T E N I A R o x b .
Dédié au bo tan iste hollandais, Gérard -de Swietcn . (1700-1772). D'après Liltré, le mot
acajou s e ra it d'o rig in e malaise.
Ce genre, qui renferme aussi de beaux arbres d ’un grand mérite, diffère
peu du précédent. Fleurs 3-mères ; pétales ordinairement tordus, puis
réllccbis. Etamines unies en un tube cupuliforme, par tagé supérieurement
en 10 lobes 2 -dentés. Ovaire surmonté d ’un disque aplati, à o logos multio-
VLilées. — Fruit, capsule à déhiscence septicide en 3-3 valves bilamellées.
Graines nombreuses, bisériées, prolongées aux deux extrémités on une
aile, la supérieure beaucoup plus longue ; embryon à cotylédons foliacés
aurioulés. Ces arbres, dont plusieurs espèces sont ([uelquefois cultivées on
serres chaudes, demandent des ter res siliceuses, légères. On peut les mu l tiplier
de boutures feuillées de bois mûr . L ’espèce la plus impor tante du
genre est la suivante :
1, — A c a j o u à m e u b l e s . — S. M.AllOüONl Lin. — Tuss. Fl.
Ant. W, tab. 23. — Desc. Ant. Il, tab. 99. Mém. Mus. XIX, tab. 22. —
Spach, Végét. Phan. III, p. 164, tab. 21. — .Antilles.
.Arbre de l’Amérique centrale ct des Antilles, pouvant atteindre 22-23 m ètres
de h au t sur plusieurs mètres de circonférence. Feuilles composées de
4-3 paires de folioles opposées, pétiolulées, obliques, ovales, longuement
acuminéos, très glabres. — Pleurs, jaune rougeâtre, petites, en longues
panicules lâches, subterminales. Fruit, capsule s’ouvrant p a r le bas en
3 - 0 valvules. Graine à ailes enroulées en goultière.
Bois. — C’est cet arbre qui fournit VAcajou du commerce, bois â texture
fine et serrée, d’une couleur rougeâtre, prenant â Pair un rouge plus foncé,
nuancé do brun, se travaillant bien, susceptible d'un beau poli et de produire
un joli effet sous l’action des vernis. Ce bois se fait aussi rema rq ue r par sa
structure ; couches annuelles très homogènes, seulement séparées par une
mince couche claire, formée d'un p arenchyme court ; dans la masse, se
trouvent çà et là, uniformément disséminés, de gros vaisseaux isolés ou
groupés pa r 2-3, les uns béants et les aulres fermés pa r une sorte de résine
concrète, blanche ; rayons médullaires fins, uu peu inégaux, nombreux, à
peine visibles à l’oeil nu, densité de 0,820 à 4. On connaît les nombreux
emplois de ce bois en ébénisterie, marqueterie, gaînerie, etc. On en distingue,
dans le commerce, au point de vue de la nuance, les variétés suiv
an te s : A . uni, A . flambé, A . veiné, A . moucheté, A . zoné, A . rubané, A .
moiré, A . chenille, etc. Le plus estimé est celui de Saint-Domingue qui n ’en
fournit presque plus aujourd’hui. Celui d ’IIaili a la couleur la plus vive, les
fibres les plus fines el les plus serrées ; celui de Cuba, très lourd, a des
couleurs moins vives, des fibres plus grosses mais aussi serrées ; ces deux
sortes d ’Acajou sont souvent désignées dans le commerce sous le nom
d’Acajous espagnols, on soüvenir de ceux qui les premiers nous ont livré ce
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