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jaune verdâtre ou légèrement teinté de rose du côté ensoleillé ; cliair très
ace.rhe, très acide mais s’adoucissant un peu à l’extrême maturité. Flor. mai;
friictif. seiitemlirc. Racines pivotantes ot peu rameuses.
Le P . accrhc sc trouve dissémine dans los liois de l ’Europe tempérée,
surloul dans les forêts sur formation siliceuse ou primilive ; sa croissance
csl lente ct sa longévité assez élevée. II repousse peu de souche et ses rejets
sont peu nomlireux. Son liois, qui rappelle encore davantage celui du l ’oirier
que celui du M. communis, est rose llambê do bruii-roiigoàtro au c(cur et à
grain plus lin que celui de son congénère, mais [ilus exposé à se tourmenter
et â so fendiller. Ou remploie néanmoins, (¡uand ses dimensions ie pormot-
lent. aux mêmes usages. Complètement desséclié, sa densité serait de 0,803
a 0,8Go (Matli.) C’est un bon combustible ; comparé au hêtre il serait, d'après
Hartig, à densité égale, pour la clialeur ascendante totale, dans le rapport do
i)i à IOO, ol pour la chaleur rayonnante, 80 à 100.
1,0 P . accrbc est souvent employé pour porte-grelfe des variélés du
.)/. communis c[ue l’on veut élever en demi-tige. Son fruit est récolté pour
faire du cidre ; dans plusieurs contrées du nord de l ’Europe on on fait aussi
du vinaigre. Quelques liotanistes lo considèrent comme la souclio des
variélés à cidre à saveur acide, ce qui n’a rien d’invraisemblalile.
1>. A PETITS FRUITS. — M. M IC KOC A B I’A Carr.
Nous désignons sons ce nom, avec Carrière, tout un important groiqic
de l ’omniiers, généralement â petits fruits et particulièrement rociicrcliés en
ornomeiitalion pour leur floribondance et la beauté de leur fruit. On les désigne
(luelqucfois sous les nomsdo P. d'ornement, P.baccifères, P. de Chine el P.
de Sibérie, hien que leurs fruils ne soient pas dos baies dans le sens botanique
(lu mol, et qu'ils ne soient pas tous originaires de la Cliine ou de la Sibérie,
ec (|iii est même la grande exception. Indépendamment de la petitesse de
leurs fruils, ces pommiers se distinguent par la longueur et la gracilité do
leur pédoncule. Leur chair souvent diversement nuancée ost parfois comestible
et susceptible de blettir, caractère commun avec ies Poiriers.
Quant au nombre d’espèces et à leur délimitation, dans l’état actuel des
clioses, la solution de ces deux importantes ([uestions est encore loin d’être
atleinle : quoique beaucoup do ces pommiers ne soient que des formes lior-
licoles, il semble aussi exister parmi eux des liybrides dont on ignore los
aiitécéderils. En un mot, ce groupe attend encore une classification véritablement
scientifi(jue qui ne peut être faite que d'après l'étude des semis. Cela
dit, nous devons reconnaître que la classification de Carrière (1), comme le
(lit 1 auteur lui-même, sans être parfaite, jette cependant un peu de clarté
dans le groupe tout en laissant la porte ouverte pour l ’entrée de nouvelles
formes et tout système de classification ; nous nous on inspirerons dans une
certaine mesure.
(1) Carrière, E tu d e des p om m ie r s m ic ro ca rp e s, l’aris, Lilirairie agricole, 1883.
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'ikil
SECTIO.N I. — 1-KUITS nÉl.IQUESCEXTS OADUOS.
F r u its b le u is s a n t su r t'a rb re ct se d é ta c h a n t d u p é d o n cu le q u i re ste a tta ch é
a u x ram e a u x .
3 . — P. à b a ie s . - M. B.ACC.ATA, Desf. Arb. II, p. i ’i i . - Nouv. Duliam.
VI, p. 23'9, tali. f. 2. l.cdeb. F l. Ross. II, p. 97. — P iru s baccatu,
Lin. — l’all. Fl. Ross. tab. B).— Wats. Benilr.brit. I, tab. Sd. — M. microcarpa
Wendl. — Carr. 1. c. p. (18. — Siliérie.
Petit arbre diflUs, do 3 à 3 mètres. Ecorce vert roux jaunâtre. Feuilles
ovales lancéolées, longuement pétioléos, largement ot sensiblement dentées,
longuement cuspidées, glabres el glaucescentes en dessous. Boutons blanc
soufre. Fleui'S lilanclies, légèrciiicnt teintées de rose. Fruit ressemblant â un
liigarrcau jaune, avec (pielques raies rougeâtres du côté du so le il; ombilic
nu ; iiédonculo grêle, long do 3-4 centimètres ; ctiair jaune clair, saveur
acide-acorlio, blottissant promptement ol devenant aqueux. Originaire de la
Sibérie, environs d’lrkoutsk (Scliscluikine), do la Mandchourie(Maximowicz)
(le rilima la y a ot du Kamaoun. (Stracliey, Winterbottom, etc.) Les Busses
qui habitent la Daourie font avec son fruit une espèce de cidre.
A’ar. — Flore-roseo pleno. Fl. d. Serr. p. 1883, pl. col.
4. — P. à b o u q u e t s . — M. SI’ECTABILIS Desf. Arb. II, p. 141. — Nouv.
Duham. \’I, p. 141, tali. 42, f. 2. — Bot. Mag. lab. 207. — Wals. Dcndr.
Brit. tal). 30. — Spacli, A'ég. Plian. Il, p. 135. — .W. s!»en.s’isDum. Cours.
— Chine.
Petit arbre de, 6-8 mètres (1) à ramilication grêie, diffuse; liranches bi-un
pourpre, glalircs. Feuillos elliptiques lancéolées, assez grandes, dciiUculéos
en scie, glabres, luisantes en dessus, légèrement puboscentes en dessous sur
la côte. Pétiole puliescent, long de 23 à 40 millimètres. Fleurs nombreuses,
en ombelles de 5-8 lleurs ; pédicelles longs de 30-33 millimètres; corolle
d'un rose vif avant l ’épanouissement. Fruils peu nombreux, piriformes-obo-
vés ou sub-clliptiques, souvent irrégulièrement développés, 23 millimèlres
sur 22 d e la r g e ; peau luisante, jaune verdâtre lavée d’un peu de rouge;
pédoncule renllé vers la base du fruit avec lequel il se confond ; chair blanc-
jannâtro, douce, sucrée, linement ct agréablement acidulée ; loges 3-9 ot
plus. Mat. septembre-octobre. Les fruits cueillis et mis au fruitier blettissent,
deviennent brunâtres ot roux-foncé. Cette espèce, originaire de
Chine et introduite en Europe vers 1780, est, par ses nombreuses fleurs
semi-doubles, d’un rose très vif, donl ii so couvre au jirhitomps, l'un des plus
beaux arbres d'ornoment. Elle adonné naissance à plusieurs variétés liorti-
coles, notamment, an M. S . grandiflora Horl. qni diff'ère du type par une
plus grande vigueur de toutes ses parties qui sont aussi plus grandes ; elle
lleurit plus tard et ses fruits sont aussi plus vert Iierbacé, se ramollissant
davantage.
(1) Voir planche photolypuiue, n® 44.