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être spontané ; on ie croit [iliitôt orii;inaire dos ilcs de l'Arciiipcl asiatique;
c'est dans les îles de l'est de cet Archipel ([no l’on trouve le plus d'indice
d’une existence sauvage. Son nuin de Poinpclniouse, {Pompcl moes) est hollandais
ot lo nom de Shmiduck viendrait, d ’après Plukenot, de ee ([u’un
capitaine de ec nom l'aurait appor té lo [u-emicr aux AnliUes.
Les fruits dos PompeUnouses servent à faire d ’excellentes conlllnrcs;
leur parfum joint à l a suavité de la Bigarade, celle de l’Drango et d e l à
Limette. Voici les prhici[>ales variétés :
a. — P . p o m p o l é o n liiss. cl Poit. lab. CI. — L'mio Deciimanus Rnmph. Amb II
bd). 911, flg. 1. — Fouilles aiguës, ubtuses. F leu rs en g rap p e , souvent a 4 pélales F’ru it
gros, pyriforme, hsse, vert pàle : pulpe v e rd â tre , 1 8 -2 Ü lo g e s; suc acide sucré peu
ahiuulaut ; grain es g rosse s, so u v en t lavées de rose. ’
b. — P . o r d i n a i r e Riss. e t Poit. tab. 62. - Feuilles g rau d o s, oblongues, lancéolées
c u lié re s ; rameaux n oueux p a r suite du g ran d développement des coussinets. F ru it t^'cs
g ros, pyriforme.
c. — p . S c h a d d o c k Riss. et P o it. tal). (i.ë et «6. — Pousses e t ie iuies fcu illc sp u b e s -
contes. F ru it jau n e pàle, gros, p y rifo rm e ; pulpe v eric, aromatiqiie, douce acide A la
.lamaïque cette variété donne parfois des fruits de la g ro s se u r d ’uuc tè te d'homme App
o rté , dit-ou, de l'Iiide p a r le capitaine anglais Seliaildock.
d. — P . p e t i t S c h a d d o c k Riss. et Poit. _ A rbre p etit. F ru it uue fuis et demi iiliis
petit que le Pompoléon, à g o û t exquis, d'où sou nom de pomme d ’Adam ou fru it défemlu
parce que, d isent les lialiitanis do la Jam a ïq u e , le c ré a te u r ue p o u v a it m e ttre uu meil.:
le u r fru it dans le paradis te rre stre .
e. — P . à g r a p p e s Riss. ot Poit. — A u ra n tium Yerrucosum Rumph. ,\m b . ta b . 35.
— F ru its sp hérique s disposés eu g rap p es. Ecorce épaisse ; pulpe ja u n â tre , douce.
Originaire de la Jama ïque.
7. — L im o n i e r ou C i t r o n n i e r . — C. LIMONIUM Biss. et Poil, tab,
07 à 9.4. — Nouv. Duham. Vil. — S|iacli, Tégél., Ph an. Il, p. 286.
Arbuste de 3-G mètres de hauteur , ordinairement très ramilié, avec des
branches anguleuses souvent épineuses. Jeunes pousses et bourgeons d'uu
pourpre rougeâtre . Feuilles ovales ou oblongues, d ’un vert ordinairement
un peu jaunâtre, à bords souvent découpés de crénelures distinctes; pétiole
marginé, non ailé. Fleurs le plus souvent solitaires dans l'aisselle des
fenilles, parfois unisexuées, de g randeur moyenne, lavées de rouge en
deliors, blanclies eu dedans. Etamines au nombre de 20-40, [iolyadelphes
ou quelquefois libres, aussi longues que la corolle; ovaire d ’abord" vert puis
rouge et enfin verdâtre, à 1 0 à 1 2 loges; style cylindrique, terminé en slig-
mate toruleux et capitellé.
Le fruit est le citron bien connu, jaun e clair, ovale, oblong, rarement
globuleux, terminé en mamelon plus on moins long; surface lisse, rn-
gnense ou sillonnée, parsemée de ponctuations glanduleuses, dépr imées ;
épicarpe et mésocarpe ordinai rement assez minces; pulpe abondante,
pleine d'un suc acide et de bon goût. Graine blanche, verdâtre, pointue,
43-13 millimèlres de long sur 0 - 6 de large.
Le Citronnier est originaire du nord-ouest de l ’Inde; il a élé trouvé
à l ’état sauvage, par plusieurs botanistes dans les régions chaudes au pied
de l’Himalaya, du Garwal au Sikkim, dans le sud-est, à Cluttagori"- et
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à Burna, ainsi que dans les monts Nilghiris. La culture des variétés plus ou
moins acides, dit de Candolle (1), s’esl répandue de bonne liouro dans
l'.Vsie occidentale, du moins dans la Mésopotamie et la Mèdio. On estime
(|ue ce sont les Aralïcs qui ont étendu la culture de cette plante en Afrique
el on Europe; d ’après Gallesio ils l'ont portée d a n s l e x» siècle de notre
ère des jardins de l’Oman en Palestine et en Egypte; un auteur, appelé
Falcando, mentionne en 126Ü, des Lumia très acides qu’on cultivait autour
de Palcrme. D’après d ’autres auteurs, son introduction en Sicile ol en Italie
serait due aux Croisés.
La couche jaune de l’écorce du citron commun esl aromatique, stomachique,
amère ; on la confit au sucre et on l'ajoute souvent, en certaines pro-
porlions, aux limonades pour Jeur donner un peu d ’amer tume et les rendre
digestives. L’huile essentielle de l’écorce constitue la base do plusieurs préparations
pharmaceutiques, notammenl de l ’eau do Mélisse des Cannes, de
la Thériague et du sirop antiscorbuligue. L’essence de citron que l’on extrait
on Sicile, on Calabre el à Menton, soit par la distillation des fruits verts,
soit avec Técuelle ci piquer, sorte d ’entonnoir por tant à l'intérieur des
pointes qui percent les vésicules des fruits, soit par le procédé de l'éponge,
consistant à écraser le zeste contre des morceaux d'éponge qui s'imbibent
de l ’essence expulsée, ost sur tout usitée on parfumerie. On sait que le jus
des limons ou citrons sert de base à des boissons rafraichissantes; ce même
ju s concentré est employé â la préparation de l ’acide citrique.
Plusieurs variétés de Idmons à écorce épaisse servent à faire d'excellentes
confitures, des compotes à tranches qu’on tire au candi, ou de la m a r melade.
Enfin, on connaît les nombreux usages du citron comme assaisonnement.
Bien que le Citronnier n ’atteigne pas les dimensions do l ’Oranger, sa
végétation est cependant vigoureuse; on le considère généralement comme
plus exigeant que l’Oranger sous le r a p p o r t de la somme de chaleur nécessaire
à sa bonne fructification; c’est ainsi qu'il réussit difficilement à Nice,
tandis qu’il prospère au conlraire très bien à Menton, où la température est
plus élevée ; en d ’aulres termes, son aire de cullure est [ilus méridionale.
Notre planche phototypique n “ 8 , représente une culture de cette espèce
à Menton.
Variétés. — Le Limonier on Citronnier a donné p a r la culture un grand
nombre de variétés, que l ’on peut diviser en deux sections ; les Lumies et
les Citronniers.
SECTION 1. — LU.MIES, - LUMIA Riss. et Poit.
Tige, rameaux et feuiUes comme dans les Citronniers. Fleurs rouges, à la
face extérieure. — F ruits aussi le p lu s souvent de la forme des Limons, mais à
pulp e douce.
(I) Origine des plantes cultivées, p. 142, 143.
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