
vénéneux poiu' le Gélail, sur tout à l'état vert ; desséchées, elles peuvcnl
être employées sans inconvénient comme fourrage.
Les Clématites sont employées pour garnir des berceaux, des treillages,
des murs, etc., et la p lupar t sont recherchées en ornementation pour la
beauté de leur fleurs.
On connaît environ, tant herbacées (pie ligneuses, une centaine d'es-
péces, habi tant les régions chaudes ou tempérées du globe, que l ’on [leut
ranger en liuit sections que voici ;
Les Flammulécs, les Patentes, les t'ioridécs, les Vitkellées, lo.s Friostémo-
nées, les Urnigérées ou Viornées, les C/ieIropsidées ot les Atragènes.
■Voici les caractères essentiels de ces sections :
Flammulées.
Patentes.
Floridé es.
Yiticcllées.
Eriostémoiiées.
Urnigérées
ou Viornées.
Cheiropsidécs.
Alragènes.
Tiges sarmeiiteiises, robustes. — Feuilles penné es. — Fleurs blanches ou
l)Iauc-grisatro, parfois jau n es od o ran tes (Méclalis), 4 sépales étalés
ou trè s o u v erts. — Akènes plumeux.
Tig'es sarmoiiteuses, ro b u stes. — Feuilles simples ou composées de
I 3-5 folioles. — Fleurs très grandes, étalées, 6 à 1U sépales, violaeés
ou p o urpres. — Akènes plumeux.
Tiges peu ligneuses.—Feuilles2-3paire3dc segments Irifo lio lé s .-F le u rs
trè s g ran d es, étalées, 6 sépales. — Akènes soyeux non p lum eu x .
^ Tiges sa rm en teu se s, g r ê l e s .— Fouilles 2-3 p aires folioles tr i te r n é e s .—
Fleurs assez g ran d e s subcampnnifonnes â bords plu s ou moins
réfléchis, ro u g es ou lilacées. — Akènes à q u eu e co u rte pubescente.
, Tiges as su rg en te s , men u es. — Feuilles 2-3 paires, segments en tie rs ou
lobés. — Fleurs a sse zg ran d e s, cam p a iiifo rm e s,à ex trém ité réfléchie.
[ — Filet très poilu ainsi que le conneelif. — Carpelles en gerbe.
; Tiges sulfriitescGiiles volubiles. — Feuilles do u b lemen t c om p o sé e s .—
[ Fleurs urcéolces ; sépales plus ou moins ch a rn u s; pédoncules uniflores.
Tiges g rêles. — Feuilles presiiue p ersistan tes, trè s découpées. — Fleurs
axillaires et solitaires p o rta n t à leu r base deux b ra c té e s soudées
en involucrc, campanulé et caliciforme.
1 Tiges grêles. — Feuilles bite rn é e s. — Fleurs solitaires, calice p étaloïde à
I 4 sépales ; pétales cü nombre in d é fin i, ligulés.
SECTION I. - FLA.MMULÉES
Tiges snrmenteusesj robustes. — Feuilles petites. — Inflorescence en
cymes compactes ou racémiformes. — Fleurs petites, blanches ou grisâtres,
parfois aussi jaimes (Méclatis de Spach); sépales ne se recouvrant pas dans
le bouton, platement étalés à la floraison. Style persistant plumeux. Akènes
ù rebord large et épais.
1- — G. F l am m u l e . — G. FLAMMULA L. — G. brûlante. — G. odorante.
— G. fragrans Ténor. — G, inarithna DG. — Europe Méridionale (l).
Arbuste dilîïis ou gr impant, atteignant de o à G mètres; jeunes pousses
vertes lisses. — Écorce des vieilles tiges, feuilletée lamclleusc, mince. —
Feuilles s implement ou doublement pennées, à folioles ovales ou ovales
(l) M. (i. Houuicr dit avoir ren co n tré à Scill.ins (Var) des individus de cette espèce,
dont les fleurs av a ien t des pétales. [Ilev.Bol., t. I, p 333).
linéaires, l)i nu trilides, glabres el d ’un vori foncé, domi-persistantcs dans
los hivers doux. — Fleurs odorantes, blanches, petites; sépales oblongs,
pubescents au dehors, tomenloux sur les bords, glabres en dedans. — l’ani-
culos cymensos, pyramidales ou allongées ; pédoncules el pédicellos pu-
hescents ou pnbérulents. .Mrénes ovales ou suborbiculairos, bruns ; queue
de 3 à 4 centimètres.
Fleur it en juillet, août ot septembre.
Cette espèce habite la région méditerranéenne, dans toute la zono de
l'olivier, où elle est souvent nuisible aux essences forestières. Mais elle est
aussi recherchée comme plante d'ornement pour ses nombreuses fleurs
et l’odeur suave ([u’elles dégagent. Son nom de Flammule rappelle ses propriétés
inflammatoires.
VARIÉTÉS
C. F. maritime. — C. maritima Lmk. — .Moins vigoureuse rpio le type,
tige moins ligneuse, aspect plutôt herbacé. — Feuilles d un ver t bleuté,
légèrement pubescentes en dessus. — Sépales plus pelits, linéaires, ir régulièrement
frangés. — Étamines pins jaunes.
C. F. robuste. — C. robusta. Garr. — Hev. I lort,, 1875, p. 44. — Plus
vigoureuse que le lype dans toutes ses parties, surtout los feuilles et les
fleurs.
C. F. rougeâtre. — C. rubella. — Pleurs rougeâtres ou rosées.
C. F. linéaire. — C. linearis. — Feuilles petites, étroites.
2. — C. de la Mandjourle. — C. M.âNDSlIUUICA Ilupr. (non Mandshurica
Max.). — Mandjourle.
Cette espèce, â peine suffrutesconte, sedistingue pa r ses rameaux dressés,
rigides ; ses pousses vertes longuement pubescentes, d ’une h auteur de 1 mètre
à l -oO. — Feuilles composées, 5-6 folioles, ovales, un peu inéquilatérates,
obtuses, entières, glaucescentes. — Fleurs blanches, odorantes, en corymbes
de cymes hipares terminaux, ayant beaucoup de rapports avec celles du
C. Flamrnula. Akènes lenticulaires, chagr inés et même un pou verruqueux,
presque glabres ; style accrcscont, pou développé.
Fleurit pendant tout l'été, de ju in à septembre.
3. — G. P a n icu lé e . — C. PANICULATA Thunb. — C. Vitalba jap o n ica .
Houttuyn, Pflanz. II. — Japon.
Cette espèce a des feuilles pennées, à folioles ovales cordiformes, acumi-
nées, entières. — Fleurs blanches ressemblant â celles du L. Flamrnula ol
aussi à odeur agréable. — Pédicelles disposés en panículos très florifères.
Fleur it en juin et juillet. Très rustiijue.
4. — C. de Grah am. — C. GUAIIAMI Benth. — Mexique.
Se rapp ro che du G. virginiana, mais elle est â feuilles pennées . ■
Ses fleurs sont petites, d ’un vert pâle, disposées en panicules et dio'iy«es.
— Fleurit en aoiU ct septembre. — Très peu répandue dans les cultures.
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