
Depuis que cette seconde partie a été impriméeg j’ai eu
occasion de voir diverses espèces que je n’avais pu cçm-
prendre dans le corps de l’ouvrage, de revenir sur quelques
déterminations, sur un certain nombre de réunions que je
m’étais trop hâté de conclure, par une disposition d’esprit
assez fréquente chez les botanistes qui commencent à publier.
Ce sont ces changements qui, sous le titre à'Additions
et Corrections, terminent la seconde partie, et qu’il est très-
important de-consulter .
J’ai enfin un grand plaisir à témoigner ici ma reconnaissance
à plusiéurs botanistes qui ont bien voulu contribuer, par
leurs communications et leurs- conseils, à faciliter et à compléter
mon travail. Je citerai d’abord, parmi les Espagnols :
MM. Hænseler et Prolonge de Malaga , qu’on apprendra
à connaître dans cet ouvrage, auquel ils ont fortement
contribué par leurs communications, et qui, avec une ardeur
et une persévérance dignes des plus grands éloges, ont bien
voulu entreprendre, à ma prière, pendant les deux années
qui ont suivi mon voyage , des excursions fatigantes et souvent
de longue durée, pour compléter la Flore si intéressante
des provinces de Malaga et de Ronda, où ils ont trouve bien
des espèces qui m’avaient échappé. L herbier de Mj, .Hænseler,
formé longtemps auparavant et. qu’il voulut bien parcourir
avec moi, m’a fourni aussi d e précieux documents pour,
la même contrée.
Mj Carreno, des Asturies, élève de Lagasca, jeune homme
plein d’intelligence et de zèle pour la botanique , et dont je
fis la connaissance à Madrid, enrichit alors mon herbier de
plantes castillanes très-intéressantes pour moi. Plus tard, appelé
à Paris pour y continuer-ses études de médecine, il a
bien voulu revoir les épreuves de ma publication, et c’est à
ses soins que je dois la correction des noms de localités et
celle des noms vulgaires dont il m’a fourni lui-même un
grand nombre. Hélas ! cet excellent ami a été enlevé prématurément
aux sciences naturelles, dont il devait être en Espagne
un des appuis; il a succombé à Paris, vers le printemps
de 1842 ï'à une maladie longue et douloureuse, pleuré
par sa famille et par tous ceux qui le; connaissaient.
M. Miguel Gôlrneiro, ami intime du précédent, comme lui
disciple de Lagasca, et maintenant professeur de botanique
et d’agriculture à Barcelone , m’a envoyé aussi des plantes
intéressantes de divers points de l’Espagne. Ce jeune savant,
de l’amitié duquel je m’honore, a publié en 1842 une intéressante
notice sur l ’histoirè de la botanique espagnole depuis
les; temps les plus anciens; cette science fonde maintenant de
légitimes espérances sur M. Colmeiro, qui, par son savoir,
ses fortes études, ses voyages dans la plupart des capitales de
l’Europe et les relations qu’il a formées, est bien capable de
lui imprimer dans son pays un vigoureux élan. •
J’ai parlé déjà du vénérable Lagasca, qui, lors de mon
passage à Madrid, voulut, av'éc une borité par faite, parcourir
avéo moi une partie de l’herbier de Cavanilles et du sien
propre, et me donna de nombreux-échantillons de plantes
vivantes du Jardin Botanique:.
M. le professeur Rodriguez, ami et-souvent collaborateur
de Lagasca, enrichit aussi mon herbier, à la même époque,
d’une belle collection de plantes des; Castilles, et se montra
plein d’obligéance pour moi.
J’ai enfin reçu quelques plantes du respectable chanoine
don P. Munoz à Cordoue, èt de don D. Lopez à Malaga.