
base de la Sierra un b | g g élevé d’un apect sauvage et romantique
H t t Ê k lM M êÆ des WQ ^ rpa r , plusieurs'ruisseaux. Les
Quercus ballota et lusitanien y forment des bois clair-semés ; çà et là je ren
contrais quelque ferme isolée, mais presque toute cette^ftendue "est encore
inculte Ce terntone était appelé, du temps des Maures, Bessfaaraya ou champ
des pasteurs, nom qui s’é?t transformé en celui de Z a f J a y a que porte un
grand village sjtug, plus a gauche à 'l’entrée du puerto ou défilé qffl établit
unemommumeadon avec la côte. La végétation était retardée de q L e lu r
au moins sur celle du littoral, son principal caractère consiste dans un mép
u r l m ü m ChaUde’ t6lleS * * B e m B B Phlomis pur- ,
pur a, Cistus albidus et monspehensis avec des plantes de montagne, comme
marimfoha, Serratula pmnaiifida, Thymus temifolius. Après avoir parcourut
W d H t T û "m16“ “ 6' n°US arrivâmesau bord d’une vallée plus profonde,
et Pedro mé dit que nous aUiou.s, arriver à Alhama. Cette L e , en-
lerement cachee dan? nu pli du terrain, ne se' montre' qüSu moment où
en, m m P° rteS H UDe d6S M î» e H abandonné-
ent elle conserve encore son caractère oriental. Cepfoiit des rues étroles
et obscures presque desertps,ierpentant le long d’unp . pente rapide, d Îm à i-
sons assez petites aux fenêtres étroites et g r i l l% aîx'toits terminés^plr des’
leums an eP™ 6 B m S B I ° Q , Si trouve plusieurs posadas et ineil-
leures que 1-aspect du lieu ne pouvait le faire espérer; m o n t a g e est dû
la, situation de la ville sur une (les.communications les plus fréquentées
enfre-Malaga et Grenade. Celle où je descendis donnait sui la petite place
r angulaire de 1 endroit; vers les quatre heures j ’y vis affluer toute f ^ p u -
lation masculine d Alhama, chacun arrivaitsilencieusemënt plie' dans sa cape
on fumai^ on se formait en groupes, on conversait Sa is L e une d ig lte
blaWe I l ' f f l r 'ù æ I P f S B en ™ réuuioùSem-
d 1 v 1 e el e a B |W Q i aàsembjée d e , habitants
de la ville, elle a lmp chaque jour; par une sorte. de convention tacite
chacunes y rend- et Ion croirait qu’il est arrivé quelque malheur à celui
qu on n y verrait point; ou s’y entretient des affaires publiqulg ides intérêts
S f e j B M É 16 Forur“ d®sj anciens qui s’est e o ^ L dàùs t Ç
Au bout de quelques moments une agitation extraordinaire' se manifesta sur
laplazuela, on entendait dapsde lointain des sons de musique, los esiudiantes
los esiudiantes était le Cri général, et bientôt une troupe d e fam i» déboucha sur
- 89 -
la place, précédant un cortège composé'd’une douzaine de jeunes gens coiffés
de chapeaux à trois cornes, les uns couverts de vieùx manteaux qui montraient
la.corde,des autres d’habits troués et rapiécés, mais conservant tous sous ces
accoutrements miserablès un serieux et une fierté très-comiques. C’était une
troupe de’ ces étudiants qui, pendant les;vacances, parcourent l’Espagne en
chantant des coplitas et en s’accompagnant de divers instruments, les uns par
goût pour’cette existence nomade, la plupart pour gagner quelque argent et
pouvoir ainsi pisser leurs examens, et prendre leurs degrés. C’est l ’université de
Valence qui est en possession de fournir le plus de ces musiciens ambulants,
dont l’arrivée est attendue chaque année avec impatience dans les villages et
petites villes de province où ils apportent les romances et les airs nouveaux.
L ’un, portant des moustaches et une barbe coquettement taillée, soufflait dans
une flûte ençouée ;. un autre secouait les grelots d’un tambour de basque avec
’ |es gestes d’un père noble de théâtre ; le resté jouait de la guitare ou du violon ;
ils remontaient lentement et toujours en chantant la principale rue d’Alhama *
entrant sans façon 'dans les maisons principales et recevant quelque monnaie
qu on leur jetait des fenêtres. L’emploi le plus important de la troupe était celui
du gracioso qui ne jouait, ni ne chantait, mais apostrophait les assistants et
leur adressait des requêtes, plaisantes et insolentes à la fois, qui ne laissaient
a celui qui en était l’objet d’autre ressource que de vider sa bourse, en s’éclipsant
aù plus vite pour éviter les risées de la foulé. '
| Alhama est .situee à près de 3,000 pieds d’altitude au-dessus de la côte, et
l ’on s’en apercevait facilement à la différence de température; le jour de mon
arrivée, il faisait plutôt froid et, le soir, i l tomba une pluie abondante, ce qui
n’arrive presque jamais sur le littoral dans cette saison. La neige tombedei tous
les hivers et persiste souvent pendant bien des jours. Parti le matin suivant pour
Grenade, je traversai au bas de la ville une rivière profondément encaissée entre
des rochers à pic, elle descendre la Sierra Tejeda et va au nord lè jeter d'ans
le Xenil. Je remontai ensuite sur de vastes plateaux qui s’appuient au sud sur
les Sierra Tejeda et de las Almijarras,Vil's s’étendentjusqu’à la vallée de Grenade
sur une longueur de six lieues, et leur aspect monotone n’est varié que par des
ravines .transversales, au fond desquelles quelques maigres cours d’eau vont
joindre aussi le Xenil. Une partie de cette étendue est occupée par des champs
de blé qui donnent, dit-on, de belles récoltes dans.les année? humides, mais
sont d’un faible rapport à cause dé la sécheresse du sol dans celles où la pluie
manque au printemps. Ces terres sont d’une nature forteret argileuse, dans les
jachères croissaient en abondance le Cirsium syriacum, l’Echium glomeràtum, la