
GÉOGRAPHIE BOTANIQUE.
1. Considérations géographiques.
A la suite du narre' de mes excursions dans le royaume de Grenade, quelques
détails géographiques et quelques considérations générales sur la distribution
des espèces énumérées-dans la seconde partie de cet ouvrage pourront offrir
de l ’intérêt.
La contrée que j ’ar parcourue et qui s’étend de l ’ouest à l ’est des environs
de Gibraltar jusqii’à cêiix de Berja et d’Adra, est circonscrite à peu près entre
36° et 37%4’ de latitude septentrionale, et 5° et 8° de longitude occidentale de
Paris. Sa longueur, entre les points que je viens de mentionner, est d’une cin-
uantaine de lieues de France, tandis qu’aucun des points les plus septentrionaux
ou j ’ai pénétré n’est éloigné de la mer de plus de dix ou quinze lieues.
C’est donc une lisière essentiellement maritime, mais qui, à cause de sa grande
hauteur verticale, près de onze mille pieds, offre une très-grande variété
d’expositions> et par conséquent une végétation très-riche et très-variée à des
a titudes diverses.
Des chaînes de montagnes secondaires, sensiblement parallèles à la côte',
s’étendent sur toute la longueur du littoral ; quoique rapprochées les unes des
autres, elles ne sont pas continues e t sont séparées par des dépressions qui
ne s’abaissent cependant jamais au-dessous du niveau des plateaux intérieurs
dont nous allons parler; ces montagnes côtières sont formées d’un calcaire
presque toujours Compacte et cristallin; la Sierra de Lujar seule est schisteuse;
chacune prise dans son ensemble, présente une particularité assez remarquable,