
Alkanna ünctoria.
Linaria supina.
Saturcia mon tana.
Hyssopus officinalis.
Nepeta nepetella.
Teucrium capitatum.
Plantago serpentina.
Passerina tartonraira.
Thcsium liumifusum.
Euphorbia esula.
— Nicæensis.
Piptalherum paradoxum.
A vena bromoides.
6" Plantes communes à notre région alpine et aux montagnes de l’Italie
méridionale ou de la Corse, mais ne se retrouvant pas dans le midi de la
France.
Helianthemum rubellum.
'— glaucum.
Viola parvula.
Astragalus Creticus.
Rosa viscosa.
Sedum glanduliferum.
— amplexicaule.
Chærophyllum nodosum.
Putoria Calabrica.
Asperula aristata.
— scabra.
Filago lagopus.
CynoglossuinNebrodense.
Lithospermum incrassatum.
Veronica répens.
Melissa graveolens.
Armeria allioides.
Daphne oleoides.
Fritillaria Messanensis.
Scirpus Savii.
Avena filifolia.
Sècale montanum.
Aspidium hastulatum.
Ces deux dernières listes réunies, montant à soixante espèces ou au septième
du nombre total, représentent les rapports de la végétation de notre région
avec celle de la région medjterranéenne de l’Europë dans les montagnes; on
voit ici ces rapports s atténuer toujours davantage à mesure qu’on s’élève.
Comme on le voit, les contrées avec lesquelles notre région a le plus de
rapports pour sa végétation sont les différents systèmes de montagnes et
de pays élevés du centre de la Péninsule, surtout les chaînes des Castilles
et les Pyrénées. Les plantes de notre région communes-à ces pays comprennent
les deux cinquièmes du* premier tableau, tout le second/le troisième
et le quatrième avec beaucoup des espèces des deux derniers; elles font
donc plus des trois quarts du nombre total des espèces.
Ses rapports avec la Flore de Barbarie sont encore fort mal connus, puisqu’on
a à peine abordé en Afrique la région correspondant à la nôtre en altitude.
Voici déjà cependant une petite liste de nos espèces observées par Des-
fontaines ou Bové dans le petit Atlas, et dont le nombre devra sans doute
considérablement
Sarcocapnos crassifolia.
Genista aspalathoides.“
•S/tS- ramoaissima.
Erinacea pungens.
Erodium asplenioides.
Polygala rosea.
par la suite :
Astragalus macrorrhizus.
Cerasus prostrata.
Saxifraga spathula,ta.
Asperula pendula.
Cen Iran thus angustifolius.
Senecio linifolius.
Echium flavum.
Campanula Loefflingih
— velutinà.
Phlomis eriniia.
Passerina nitida.
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Enfin, aux espèces orientales et espagnoles à la fois, citées pour les deux autres
régions, viennent s’ajouter dans celle-ci les suivantes :
Ceraslium ramosissimum. I Geum helerocarpum. 1 Myosotis réfracta.
Erodium trichomanefolium. I Queria Hispanica. 1 Salvia phlomoides.
Cerasus prostrata. | Callipeltis cucullaria,. | Scutellaria orienta lis.
La région alpine est de toutes la plus abondante en Fougères, qui y croissent
surtout à la Sierra-Nevada, dans les revers septentrionaux, abritées par
les parois de rocher. Les mousses terrestres y sont aussi plus abondantes et
plus variées que partout ailleurs, et on y trouverait probablement aussi quelques
Jungermannes. Les Lichens sâxicoles n’y sont pas très-abondants sur
les rocs calcaires, qui sont trop desséchés, et les rocs primitifs sont rares dans
la région.
5. Région nivale.
Cette région comprend toutes les parties supérieures de la Sierra-Nevada, à
partir de 8000', et n’existe par conséquent que dans la partie occidentale de
la chaîne, la seule qui dépasse cette hauteur. A une pareille altitude, on
commence à trouver dans les Alpes les neiges éternelles; ici, rien de pareil:
les points culminants eux-mêmes, élevés de 10 à, 11,000 pieds, en sont dépourvus
au milieu:de l’été; la neige caractérise cependant notre région, mais
seulement sous la forme de taches ou d’amas accumulés dans les bas-fonds
et plis de terrain. Ces amas, vus de là plaine, font un effet charmant soit au
milieu des vastes prairies, soit au milieu des éboulis grisâtres et des rocs supérieurs^
Au commencement de juillet, j ’en trouvai encore un grand nombre
aux Borreguiles, dans la partie inférieure de la région ; au milieu d’aoùt,
la plupart avaient disparu, mais il en restait encore en différents points
des pentes schisteuses; à la fin du même mois, on ne pouvait plus en distinguer
de Grenade que deux ou trois; il est vrai que l’année àvait été remarquable
par sa sécheresse, et l’on m’assura qu’à l’ordinaire les sommités
de la chaîne restaient parsemées de neige pendant tout l’été, ce dont je suis
d’autant plus convaincu, qu’on y trouve souvent au milieu du gazon des places
plus enfoncées entièrement dépourvues de végétation, et qui montrent que
la neige y persiste presque toujours. Le versant méridional ne m’a point paru
se débarrasser de ses neiges plus vite ou plus entièrement que l’autre ; je crois
que l’influence du soleil et des vents est à peu près égale sur les deux, et que