
dans la Vega près Bu village de même nom; de l’autre côte' de cette valle'e
s’élèvent les rochers calcaires nommés Aguilones de *Dylar, et par derrière
encore la chaîne Centrale ^fchisteuse qui va s’abâïssant rapidement vers la
plaine. En deçà' «de cette chaîne on distingue enfin une quatrième: grande
valle'e, celle de Durcal qui vient à^ssi de la ligne de fâîtèy et dont les*èaux
n’arrivent déjà plus dans la Vega dont les collines de Padul les séparent,
mais dans iè Rio-Grande et.la Méditerranée. Le sommet de Trevenque est
comme celui de Dornajo, à 65oo d’altitude absolue. Le PimiÊkylne.Mris arrive
presque jusque-là, mais rabougri, ce qui donne à la zone qu’il occupe« une
hauteur perpendiculai-telde. 1000 pieds seulement, c’est -du reste la seule
partie de la Sierra où je l’aie observé.
Quelqu’impâtient que je fiasse de visiter les régions supérieures de la montagne,
j ’avais dù, avant de les parcourir, faire des excursions dont je viens de
raconter quelques-unes'/dans le but d’étudier la flore plus avancée des régions
moyennes. Je pus enfin_jan matin me mettre en route pour monter au Picacho
et je m’y acheminai en remontant le barrdnco de Benalcgjjjsa, vallon très en
pente qui vient aboutir au Monachil presque en face du Cortijo. Lebas. de ce
ravin est étroit, prëcipifeux et encombré de quartiers de roc , mais le tërrain
des pentes, mobile et assez fertile,, nourrissait le Rewda undàta, Sedum amplexi-
caucle, YEchiurfî lufeum aux corolles couleur de chair, le Tri^um Panorm^ta-
num et une foulé d’autres belles plantes ; de belles touffes de la Linaria verïî- ,
dilata ornaient les rochers. Un peu plus haut le ruisseau d e le vallon avait un
cours plus tranquille aû milieu de rives herbeuses, là Jes^iconilum hapellus
et lycottonum croissaient ensemble, leur réputation vénéüeuseest aussi bien
établie dafis ces montagnes que dans les Alpes*, et les pastlprs lés regardât
comme mortels pour leurs ' chèvres. Je trouvJi|faussi au bord des sources
froides, uûë crucifère aux tiges nombreuses de 4 ài) pieds de hauteuf, termi-
nées ’par de grandes panicules de fleurs blanches; c’était la Cochlearia gla^tifolia
dont la découverte me fit d’autant plus de plaisir qu’on ign o raitip véritable
patrie. Vers cet endroit, dans les pentes abritées e t au bord des eaux, des
arbres et des arbrisseauxMair-semésforment une végétatiorrqui offre beaucoup
d’intérêt, soit^par les espèces qui la composent, soit parce qu’on la retrouve
dans toutes les vallées du versant nord de la Sierra entre 55o d et 6éoo pieds
de hauteur. C’est le Salix cappoea dont le tronc devient souvent ^énorme, de
Taxus làccata, le Sorbus aria, le bel Adenoearpus decorticans, le Lonicera arbo-
rea, chèvrefeuille qui, au lieu d’être une plante grimpante ou un .arbuste
comme les autres?du*genre, forme un arbre de 20 pieds de haüt|lie tronc des
pieds vivants^que j ’obseçyai, ne dépassait pas la grosseur de la cuisse, mais j ’en
vis d’autres coupés près de la base et qui avaient presque 1 pied de diamètre.
Le Cotoneaster granatensis forme aussi là des buissons^de 15 à 18 pieds de
hauteur tout couverts de grappes de fleurs blanches, deux mois plus tard il
est plus élégant encore à^cause de la ^couleur rouge et éclatante de ses baies.
La Berberis, le Crdtoegus oxyacanthcc punissent à ces arbres avec lesquels croissent
encore quelquefois le Cerasus avium, le Fraxinus aiigustifolia'et dans d’au-
tres vallées leÇratoegâ^s, granatensis dont je parlerai plus tard. Tous sont en
général clair-semés Jet il en est plusieurs d'ont on ne trouve que quelques pieds
seulement dans chaque vallon. On vôit à divers indices qu’ils ont dû être autrefois
bien plusi-nombreux et former une zone forestière bien tranchée, mais
la rareté du bqjs à brûler dans ces montagnes leui^est fatale, .et ils disparaissent
tous les jours. Dans les localités plus arides > les pentes se couvrent d’un autre
arbuste de 5 à 6 pieds de hauteur, remarquable par; l’élégance de ses fleuri
jaunes qui deviennent oranges en vieillissant. C’est le Genista aspalathoïaes
qui s’élèye dans la Sierra jusqu’à la région neigeuse, et joue un grand rôle
dans Soft/économie rurale/ car aveeda ..Sabine et le genévrier nain, il est la
seule planté que les bergers établis dansdes hauteurs puissent utiliser pour faire
du feu.
Ver|L700c/pieds environ le ravin de Bènalcaza s’efface peu à peu; à cette hauteur
on trouve encore des champs de seigle en plein rapport, mais à cette époque
encore bien éloignés de leur maturité ; -nous verrons plus tard les 'cultures
remonter- plus haut eritoré sur le revers4rne'ridional. A partir de là, la végétation
se modifiait presqu’à chaquç|pas> à mesure que je m’élevais davantage,
par 4 ’addition de quantité dé plantesde la région neigeuse ; j ’erï'^eonnaissais
déjà plusieurslpar les descriptions de Lagascà et de B dry de, St-Vincent ||et
je les saluais coriime de vieilles amies; Celle qui descend le plusgbas est le
Pyrethrum radicaux, jolie maf|ueri|e dont les rayon! d’abord jaunes et étalés
se Recourbent en dessous^lorsqué la fleur est avancée et prennent une teinte
orange foncée;, puis vient,le Brxissiça montana qui cache entre les pierres ses
tiges délicates èt fragile!; la Vida pyrendica est aussi fort abondante. Arrivé
sur la croupi du|;eontrefor%à|8ooo pieds de hauteur, je trouvai le printemps à
peine commencé dans; cette région qui me rappellait les Hautës-Alpçs, avec
quelque chose de moins herbeux et déplus aride, Les bords des amas de neige
bas-fonds, étaient couverts des rosettes serrées du Plantago
nivatis qui fleurit aussitôt que la teïre esffdecou verte; le Ptilotrichum purpureum
ouwai^ à peine^fes .pétales roses^le Lepidium stylatum, un|^ehârmantê espèce