
facile; mais il n’en est pas ainsi de la destruction de ces mêmes
erreurs, qui est certainement l’ouvrage d’un temps très-long. »
On peut adresser cette remarque à ceux qu’un désir immodéré
d’écrire lance avec trop d’ardeur ÿ. j’aurais presque dit avec trop
d’assurance, dans le vaste champ de l’étude de la nature. J’ose me
permettre de renvoyer ceux-ci à l’épigraphe du présent ouvrage,
empruntée d’un poète qui dans les réglés de l art poétique semble
avoir buriné plutôt qu’écrit les lois qui servent de code au Parnasse
français.
Je subdivise provisoirement les Molosses en deux petits groupes
d’après leur habitation dans les deux grandes contrées du globe.
PREMIÈRE SECTION
COMPOSÉE DES MOLOSSES DE L ’ANCIEN CONTINENT.
MOLOSSE PÉDIMANE. — DYSOPES CHEIROPUS.
( Planche X P I I . )
La plus grande espèce connue, beaucoup plus forte de taille
que notre grande espèce de Chéiroptères d’Europe. Le doigt externe
des pieds postérieurs entièrement séparé des autres doigts , libre et
opposable, à l’instar du pouce dans les quadrumanes ; les oreilles non
réunies sur le front, longues et pointues, un lobe ou orêillon à
leur partie inférieure, et un second orêillon rudimentaire naissant
de la partie interne. Queue grosse à moitié enveloppée dans la
très-courte membrane interfémorale. Membrane des ailes naissant
à la partie supérieure du dos à peu près de la ligne moyenne, mais
adhérant aux côtés dans la partie inférieure. Dents incisives deux
en haut et deux très-fines et petites en bas, celles-ci situées en avant
du talon des canines (i).
(ij Je n’ai vu que l'individu unique décrit ici; le nombre des dents, dans le jeune âge, ne
m’est pas connu ; mais il' est probable qu’on trouvera ce même nombre de quatre incisives dans
les individus à talon des canines esjiacé. Les détails du crâne et des dents, pl. uô , fig. i à S,
ont été copiés des figures données par M. Horsfield, Zodlog. resedrch. , liv. 8e.
Tom'.I. P l.