
mités postérieures, une partie de la membrane interfemorale et le
dessous de la membrane des flancs sont couverts de poils; la petite
queue est cachée par les poils de la membrane interfémorale ; les
membranes des flancs prennent naissance à la partie supérieure des
côtes, mais à quelque distance de la ligne moyenne du dos , elles
sont totalement nues en dessus.
La couleur du pelage est en dessus d’un blanc jaunâtre , legere-
ment ondé de roussâtre ; les poils de la membrane interfémorale sont
bruns, et ceux de la tête plus ou moins cendrés, ceux des joues ont
une teinte brune ; toutes les parties inférieures sont blanchâtres avec
une bande brune plus ou moins distincte et traçant la ligne moyenne
du ventre, les membranes sont d’un brun très-fonee.
Les jeunes ont le pelage un peu plus long que les adultes, mais
lisse et couché comme dans ceux-ci ; toutes les parties sont d un blanc
jaunâtre à l’exception delà partie inferieure du dos et des poils de la
membrane interfémorale qui ont une teinte roussâtre; les membranes
sont d’un brun jaunâtre.
Les dimensions de l’adulte sont, longueur totale jusqu au bout
de la très-courte queue ,7 pouces 3 ou 4 lignes ; envergure, 2 pieds
5 ou 6 pouces; antibracbium, 4pouces 3 lignes.
Un jeune, probablement âgé de six ou de huit mois, m’a offert
les dimensions suivantes : longueur totale, 4 pouces 3 lignes ; enver-
gure> 17 pouces; antibrachium, 2 pouces 7 lignes.
J’ai pris la mesure d’un sujet à l’âge moyen, portant 5 pouces 10
lignes en longueur totale, et de 2 pieds d’envergure. Je crois que
c’est le même sujet qui a servi à la description fournie par M. Geoffroy.
Synonymes. P tf.ropus stramineus Geoffr. Ann. du mus., vol. i 5,
pas. g5 . — Encycl. mammal., pag. n o , esp. i 43. — Mais cest
à tort qu’on cite ici le Chien volant de Seba. Thés. , vol. 1 , tah. S'],
jig . 1 et 2. Ainsi que le Lesserternatebat de Penn. Quadrup., édit.
4°., vol. 2 , pag. 3o8, tah. 104,fig - 1. J’ai dità l’article du Pteropus
edulis que cette indication de Pennant, très-succincte et sans détermination
exacte de patrie, doit être rayée des catalogues, ou bien placée
dans la synonymie des espèces sans queue. Le chien volant de
Séba est notre edulis.
Patrie certaine. L’île de Timor, où elles vivent de fruits ; on les
trouve suspendues dans les cavernes et aux branches des arbres ; elles
se cachent aussi dans le creux des arbres vermoulus.
On voit dans le Musée des Pays-Bas un sujet adulte, des jeunes ,
et le squelette de l’adulte. Le Musée de Paris possède également deux
sujets montés, rapportés de Timor par feu Péron.
ROUSSETTE GEOFFROY. — PTEROPUS GEOFFROY! (1).
Taille du Vampire d’Amérique; museau court; yeux placés au
centre des deux autres organes; membrane interfémorale large, entourant
le cocCyx et enveloppant la moitié de la très-courte queue ;
toute la partie supérieure de cette membrane couverte en dessus et
en dessous de poils longs et frisés. Dents incisives petites, fines, et
Symétriquement rangées; les inférieures à l’aise et les supérieures par
paires; la petite dent anomale entre la canine et la molaire, à peine
visible, est en pointe fine à la mâchoire supérieure, plus forte et distincte
dans l’inférieure; quatre molaires avec une pointe rudimentaire en
haut ; cinq molaires et une rudimentaire en bas. Voyez le crâne.
Pelage court, laineux, serré, excepté sur lé devant du cou , où les
poils sont longs et plus rares. Un gris terne forme la teinte générale,
ce gris est plus foncé en dessus qu’en dessous ; membranes d’un gris
brunâtre. Le pouce proportionnellement moins long que dans les
autres espèces.
Longueur totale du mâle adulte, 5 pouces 6 lignes ; envergure,
20 pouces 6 ou 8 lignes ; antibrachium, 3 pouces 5 ou 6 lignes ;
(i)M. Geoffroy décrit cette espèce d’une manière très-succincte, sous le nom de Pteropus
Ægyptiacus. Ann. du Mus. , vol. i5> jpag. 96. Je supprime ce nom de contrée très-défectueux,
vu que l'espèce se trouve au S é n é g a le t probablement sur toute la côte septentrionale
d'Afrique. J’en fais hommage au savant qui en a fait la découverte. Les naturalistes sont invités
d’adopter ce changement de nom, qui est dans l’intérêt de la science.
T. I.