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inférieures d’un ton plus gris que le pelage du dos, mais variées de la
même manière.
Dimensions données par M. Geoffroy : envergure, 2 pieds ; tête,
4 cent. 5 millim. J’ai trouvé la longueur totale de 7 pouces 4 lignes,
et l’antibrachium de 4 pouces.
Synonymes. L a R oussette a cou eouge, Briss., Quad., pag. 217.
— Geoffr., Ann. du musée, vol. i5, pag. g3.-—L a R ougette, Buff.,
vol. 10, tab. 17. — Cuv., Reg. anim. , vol, 1, pag. 124. Le Ves-
pertilio vampyrus de Linn., Gmel., peut encore être rapporté ici,
ainsi qu’aux articles de Yedulis et du vulgaris.
On ne doit point rapporter ici le soit-disant Pteropus rubricollis
dont M. Siebold vient de faire mention dans une petite brochure
écrite au Japon et imprimée à Batavia ,Spicïlegia faunes Japonicoe.
Cette espèce est nouvelle ; nous en fournirons une description sous
le nom de Pteropus dasymallus.
Patrie donnée par les auteurs. Les îles de Bourbon et Madagascar.
M. Roch assure que cette espèce est distincte de la précédente; elle
vit dans les arbres creux et dans les trous des rochers. Les couleurs
du pelage offrent des disparités bien marquées.
Musée de Paris. J’ai vu dans quelques autres musées des Roussettes
étiquetées sous le nom de Rubricollis. On a même donné ce
nom au Céphalote de Pérou , dans un catalogue publié depuis peu.
ROUSSETTE PALE, ou FEUILLE MORTE.
— P T E R O PU S PALLIDUS.
Taille moindre que celle des individus de l’âge d’un an de la
Roussette édule; museau court, un peu obtus; yeux plus distans
des oreilles que de la pointe du nez ; oreilles courtes, arrondies ,
moins longues que la distance des yeux à la pointe du nez ; membrane
interfémorale réunie à la base du coccyx par un rudiment
d’une demi-ligne de largeur, entièrement caché sous les poils qui
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couvrent cette partie 5 toutes les membranes d’un brun très-clair.
Incisives supérieures écartées, les inférieures plus entassées ; toutes
leS latérales plus grandes que les intermédiaires ; point de dent anomale
à la mâchoire supérieure où se trouvent quatre molaires; à l’infé-
rieur'e une dent anomale avec cinq molaires, la dernière très-petite
et réunie. Voyez le crâne.
~ Pelage très-court, mélangé de poils bruns, gris et blanchâtres.
La nuque, les épaules et le collier qui entoure la poitrine sont d’un
roux de rouille vif dans les adultes, et d’un roux un peu plus pâle
chez les jeunes; tout le dos est couvert de poils couchés, lisses,
courts et d’un brun pâle ; cette teinte est produite par le mélange de
poils bruns cendrés et blanchâtres. La tête, la gorge, le ventre et
les flancs sont d’un brun couleur de feuille morte; toutes les membranes
sont d’un brun pâle ou couleur de feuille morte. Les sexes
n’offrent aucune différence dans les couleurs du pelage, et les jeunes
de l’année diffèrent des adultes seulement par une teinte généralement
plus claire et moins vive des couleurs de leur robe. J’en ai
mesuré de '7 pouces en longueur totale, et j’en ai vu de moins grands;
ils ressemblaient exactement aux adultes, à l’exception de la légère
différence que nous signalons.
Longueur moyenne des adultes, 7 pouces 6 lignes ; envergure,
2 pieds 4 ou 5 po-uces; antibrachium, 4 pouces 6 lignes; distance
du bord antérieur des yeux à la pointe du nez, x pouce; longueur des
oreilles, 8 lignes.
On distingue cette nouvelle espèce au manque de la très-petite fausse
molaire à la mâchoire supérieure, qui ne compte que trois grandes
et une petite molaires, à sa teinte brune, couleur de feuille morte,
à ses petites oreilles arrondies par le bout. Je n’ai point trouvé de
variétés dans la couleur du pelage sur six individus d’âge et de
dimensions différentes , que j’ai été à même de comparer.
Patrie. L’espèce a été trouvée à l’île de Banda, où ellé est très-
commune; elle vit et pourvoit à sa subsistance de la même manière
que la Roussette édule, qui abonde aussi dans cette même île.