
Ddoivrfifaéleess , evni fcerales &
gaftiiques.
Lqueeusr,s Tuni*
PI. V.
Fig. 2. AB
graiffeux, qui les enveloppe, Bronches vifcerales ; & je nommerai
Bronches gajlriques, celles qui, depuis la Trachée-Artère jusqu’à
la Ligne inférieure, en parcourent les côtés & le ventre.
L es Trachée-Artères & les Bronches font des vaiffeaux toujours
ouverts; ils ont une élafticité, qui leur permet de fe prêter
à une grande tenüon, & de retourner à leur longueur ordinaire,
aufli-tôt que la tenlion ceffe. Ils font naturellement
d’une couleur argentée, qui paroît, à la Loupe, d’un éclat & d’un
luftre admirable; mais, lors que la Chenille a été morte deux ou
trois jours, quoique confervée dans des liqueurs fpiritueufes,
ces Trachées, tous les troncs des Bronches qui y aboutiffent,
& leurs plus gros rameaux, perdent ce luftre, & deviennent
bruns: pendant que les Bronches délicates y confervent ordinairement,
plufieurs femaines, leur belle couleur argentée.
L es Trachée-Artères & leurs principales Bronches font com-
pofées de trois Tuniques, que j’ai très fouvent feparé les unes
des autres, & qui fe trouvent apparemment auffi dans les bronches
les plus déliées; mais leur petiteffe ne permet pas de les y
fuivre.
C eux d’entre les vaiffeaux, que j ’ai pû dépouiller de leurs
Tuniques, m’ont fait voir que la * première, celle qui forme
l’enveloppe extérieure, eft une membrane allez épailfe, munie
d’un grand nombre de fibres ou de vaiffeaux, qui décrivent, tout
autour, quantité de cercles irréguliers, très ferrés, & qui s’en-
tre-communiquent par de fréquentes bifurcations.
A r R È s avoir enlevé la première tunique, ce qui n’eft pas
bien
bien difficile, on parvient, mais avec plus de peine, à en feparer
la fécondé * , qui eft une membrane beaucoup plus mince * b c
& plus; tranfparente , à laquelle on n’aperçoit aucun vaiffeau
particulier. Cette operation met à découvert une troifième &
dernière tunique, * remarquable, en ce qu’elle eft compofée *cd
de filets écailleux #, tournés ordinairement en helice, & fi près, éadUeuxî
* DEqu’à
peine y a-t-il l’épaiffeur d’un filet d’intervalle d’un ttfur à
l’autre. J’ai dit que ces filets font ordinairement tournés en
helice, parcequ’ils ne le fo n t , ni ne peuvent l’être par-tout,,
& qu’il y a des endroits, où ils font fi courts, qu’ils ne forment
que des portions de cercles de differente grandeur, interceptées
par d’autres filets, comme cela arrive là où un tronc fe partage
en deux * ou en plufieurs branches. » mg. 3..
C es filets mêmes font très déliés, & le font beaucoup davantage
que les fibres ou les vaiffeaux qui rampent, prefqueen
même fens, fur la tunique extérieure de la bronche. Leur forme
âproche de la cylindrique ; mais elle a des irrégularités, qui
n’empêchent pourtant pas que les filets d’un même endroit ne
foyent, ou peu s’en faut, de la même épaiffeur. Leurs tours
font tous affujettis à dillances égales les uns des autres, par des
membranes , qui en occupent les intervalles ; & ces membranes,
réunies avec les filets, forment enfemble un canal continu, que
le reffort des filets tient toûjours ouvert, quelque inflexion que
la bronche reçoive, afin que l’air y ait làns ceffe un libre
cours.
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C e font ces filets, qui m’ont déterminé à caraétèrifer les bronches