
qu’on peut diviser en deux genres. Dans quelques pays
de l’Europe ce sont des oiseaux de passage ; dans d’autres
ils sont sédentaires.
I M Wl
G E N R E Q U A R A N T E E T UNIÈME.
PIGEON.— CO LU MB A, (L inn.)
Bec médiocre, d ro it, comprimé, vo û té , pointe
courbée; base de la mandibule supérieure couverte
d’une peau molle plus ou moins renflée. Narines
au milieu du bec , percées en fente longitudinale
dans la peau molle qui les recouvre. P ieds le plus
souvent rou g e s , à trois doigts devant, entièrement
divisés , un doigt postérieur s’articulant à niveau
de ceux de devant. A iles médiocres ou courtes;
chez toutes les espèces européennes, la i T®. rémige
un peu plus courte que la ae. , qui est la plus longue.
Les Pigeons vivent par couples, les deux époux une
fois unis, il est rare qu’ils se séparent; les bois et les buissons
sont leurs demeures habituelles ; ils font le plus souvent
deux pontes par an, composées de deux oeufs; le
mâle ,et la femelle couvent alternativement. La mue est
simple; les sexes, dans les trois espèces d’Europe, ne diffèrent
point à l’extérieur, et c’est aussi le cas chez le plus
grand nombre des espèces étrangères , parmi lesquelles on
en trouve un petit nombre dont les femelles ont des couleurs
différentes : les jeunes de l’année se distinguent des
adultes , seulement jusqu’à leur première mue. Quelques
espèces de ce genre, réduites à une sorte de domesticité,
sont devenues tributaires , et vivent autour de nos demeures
en captifs volontaires; d’autres sont asservies sans
retour et vivent parles soins de l’homme, qui perpétue
leurs races et en crée de nouvelles, suivant ses caprices.
Le genre du pigeon s? divise en deux sections, dont on
trouve en Europe seulement les espèces qui appartiennent
à la 1” division, sous le nom de Colombes.
Remarque. Dans la monographie que j’ai publiée des
pigeons, cette grande tribu se trouve divisée en trois sections.
M. Cuvier a désigné mes colombars par le nom générique
de OEnas; ce genre est fondé sur des caractères
assez faciles à saisir et propres à toutes les espèces dont il se
compose, parmi lesquelles il s’en trouve une qui marque
le passage de ce genre à celui de Coiumba. Ce dernier
genre continuera d’être composé des sections Colombes et
Colombi-gallines, divisions dont les limites ne sont point
précises, et qui passent par gradations presque imperceptibles
de l’une à l’autre ; la seule différence extérieure qui
peut servir à séparer les Colombes des Columbi-gaüines,
se trouve dans la forme des ailes; une division géographique
faite dans cette grande famille, serait peut-être encore
ce qu’il y aurait de mieux vu pour servir à sectionner
ce genre, ainsi que tous ceux très-nombreux en espèces.
Plusieurs espèces, très-récemment découvertes, m’ont encore
déterminé à suivre Je préférence ce mode de classification.
On ne trouve en Europe que des Colombes de ma
i re. section, car il n’existe dans le fait aucune différence
dans les formes ou dans les moeurs entre nos soi-disant
Ramiers et nos Tourterelles ; on a depuis long-temps
supprimé ce mode de division, qui n’est fondé que sur la
taille des espèces. Ceux qui veulent former des Cotumbi-
gallines de M. Vaillant et des miennes un genre distinct,
devraient, en suivant leur manière de voir, multiplier ces
genres presque pour toutes les espèces connues; car ies
nuances et les petites différences qu’on observe dans les
formes et dans les moeurs du plus grand nombre, sont
d’une valeur égale aux différences qui existent entre certaines
Colombes et entre quelques Columbi-gallines y on