
S3o MANUEL
CYGNE TUBERCULÉ ou DOMESTIQUE.
A N A S OLOR. ( L i n n .)
Tout le plumage, sans exception, d’un blanc parfait;
une protubérance sur le front; bec rouge, à
l ’exception des bords des mandibules, de l’ong let,
des narines, de la protubérance et du tour des
y e u x , qui sont d’un noir profond ; iris brun ; pieds
d’un noir légèrement nuancé de rougeâtre. Longueur
, 4 pieds 6 pouces et quelquefois davantage.,
La femelle est plus p etite, la protubérance est
moins grande et le cou plus mince.
Les jeunes de Vannée, sont d’un brun cendré ;
le bec et les pieds ont une teinte plombée. A la seconde
année, le bec devient jaunâtre et le corps se
couvre de plumes blanches et de plumes grises mêlées.
A la troisième année,to u t le plumage est d’un
blanc pur.
Anas olor. Gmel. Syst. i.p . 5oi. sp. 4 7- — Latli. Ind.
v. a. p• 834- SP’ a. — Le Cygne. Buff. Ois. v. g. p. 3.
t. i .— Id. pl. enl. g i3.— Gérard. Tab. élém. v. a. p. 333.
— Tame swan or mute swan. Lath. Syn. v. 6. p. 436. —
Penn. Brit. Zool. p. i 49- t. Q. — Edw. Gian. t. i 5o. la
tête. — Hôcke* schwan. Bechst. Naturg. Deut. v. 4 *
p . 8i 5. — Meyer, Tasschenb. v. a. p. 5oi. — Naum.
Vôg. t . 3g. f. 5y. le vieux mâle, et la figure 6 , le
jeune de Vannée. — Cigno reale. St or. deg. ucc. v. 5.
pl. 553.
Habite en état de sauvage : les grandes mers de l’intérieur,
surtout vers les contrées orientales de l’Europe i
D’ORNITHOLOGIE. 83i
vit en domesticité dans la plupart des pays, très-abondant
en Hollande.
Nourriture : comme l’espèce précédente.
Propagation : niche dans les roseaux; sur les bords des
eaux; pond six oü huit oeufs, d’un verdâtre clair, qui paraît
enduit d’une couche blanchâtre, ou bien sans une pareille
couche calcaire.
Remarque. Il n’existe rien de particulier dans la forme
de la trachée, qui se rend en ligne droite dans les poumons.
IIP. SECTION.— CANARD PROPREMENT DIT.
Bec très-déprimé, large vers la pointe ; les dentelures
longues et aplaties; doigt de derrière lib re ,
sans membrane, ou avec un rudiment libre.
Us se plaisent sur les eaux, oü ils nagent et plongent
avec une égale adresse; ceux de la première subdivision
qui n’ont point de membrane lâche au pouce, se submergent
rarement dans d’autres cas que lorsqu’ils sont poursuivis
; ceux de la seconde, qui ont au pouce un large rudiment
lâche, plongent habituellement et long-temps ; ces
derniers vivent sur les grandes mers ; la charpente osseuse
et toutes les formes intérieures des uns et des autres sont
en rapport avec ces fonctions; ce sont, à mon avis, les
seules subdivisions admissibles dans les vrais canards.
Dans le temps de la mue, les vieux mâles ressemblent, au
premier coup d’oeil, plus ou moins aux vieilles femelles;
ces dernières muent plus tard que les,vieux mâles; le seul
mâle de l’espèce de Canard de micion ( Anas gtacialis),
dans le jeune âge , ressemble plus ou moins à la femelle.
Remarque. Mes descriptions font connaître les différentes
espèces dans leur livrée parfaite, et telles qu’on le&