
mige un peu plus courte que la a6, qui est la plüâ
longue.
Us se nourrissent de petits rers et d’autres insectes d’eâù.
Les deux premières espèces fréquentent les marais et les
bords fangeux des fleures et des rivières, ils se renflent
rarement à la mer ; les autres virent le plus habituellement
sur les côtes maritimes et aux bords de l’embouchure
des fleuves. Le plus grand nombre vit en petites troupes;
toutes émigrent en compagnies plus ou moins nombreuses ;
les jeunes voyagent habituellement réunis , toujours en
troupes séparées des vieux , dont l’émigration précède
toujours celle des jeunes. La mue est double chez le plus
grand nombre ; les sexes se distinguent très-peu à l’extérieur
; on doit cependant excepter le Pluvier à collier
interrompu chez lequel la mue n’a lieu qu’une fois dans
l ’année , et la différence de sexe marquée. Quelques espèces
de pluviers étrangers portent des épines aux ailes,
plusieurs ont des lambeaux charnus à la tête ou aux mandibules.
Remarque : On pourrait, presque sans inconvénient,
réunir les Vanneaux au genre P lu v ie r , dont ils ont le
bec ; mais j’ai préféré d’isoler ces derniers , et de réunir
en un groupe tous les échassiers tridactyles ; le tout est
de s’ entendre sur ce point. Le caractère de la nullité du
pouce chez les oiseaux échassiers est de plus de valeur que
la même nullité, par exemple, dans les genres Picus, Gai-,
bula et Alcedo, puisque dans ces genres on trouve des
espèces à doigt presque nul, dépourvu d’ongle, et d’autres
qui n’ont que l’ongle au lieu de doigt ; dans le genre Charadrius
dans celui de Calidris, que l’on pourrait réunir
au genre Tringa^ar la forme du bec, on n’a point encore
trouvé d’individus intermédiaires; bien une espèce à doigt
plus court, mais chez laquelle ce doigt est entier et non
mutilé, comme chez certains Pics et Martin-pêcheurs.
Les échassiers tridactyles peu vent, sans inconvénient, être
D’ORNITHOLOGIE. 535
rangés avec les oiseaux de l’ordre des Gralles, mais les
coureurs seront toujours déplacés dans l’ordre des Gralles,
comme dans celui des Gallinacés. Ajoutez encore que
la nullité du pouce paraît contribuer à la vitesse de la
course, qui semble être plus accélérée en raison des formes
moins compliquées des pieds; plus les doigts et les
ongles sont courts, plus la course est rapide ; VAutruche,
qui n’a que deux doigts, et les espèces du genre Curso-
rius , dont les doigts et les ongles Sont excessivement
courts , sont les plus agiles à la course. Je juge , à tant
d’égards, la classification adoptée ici préférable aux
autres.
PLUVIER DORÉ.
CHARADRIUS P LU VI A L I S. ( L iw i f . )
Sommet de la tête , ainsi que toutes les parties
supérieures du corps, des ailes et de la queue d’un
noir de suie, marqué de grandes taches d’un jaune
d ore, disposées sur les bords des barbes ; côtés de
la tete, cou et poitrine variés de taches cendrées,
brunes et jaunâtres ; gorge et parties inférieures
blanches ; rémiges n o ire s , baguettes de celles-ci
blanches vers le bout : bec noirâtre ; pieds d’un
cendré foncé; iris brun. Longeur, io pouces 3 lig.
L e v ieu x mâle en plumage q hiçerl
L a fem e lle , ne diffère presque en rien du mâle.
Les jeunes de l année, ont les parties supérieures
d un noir cendré avec des taches d’un cendré
jaunâtre.
C haradrius piuvialis. Grnel. Syst. î. p. 688. sp. 7. —
Lath. Ind. v. 2. p. 740- sp. 1. — Wilson. Améric. Orn.
V. 7. p. 71. pl. 59. f. 5. -- CjIARADRIUS AURATUS. SuckoW.