
4So MANUEL
très-mauvaises représentations. — Gérard. Tab. éléni.
v. 2. p. 62. — Ganga cata. Temm. Pig. et Gall'. v. 3.
p. 256. — Pjntailed. grogs. Lath. Syn. v. l\. p. —
Edw. Gian. t. 249. ia femelle.
Habite : les pays incultes et pierreux; pas très-nombreux
en France, dans les landes stériles du côté des Pyrénées
et le long des bords de la Méditerranée; moins habituellement
en Provence et en Dauphiné, où on les voit
arriver de temps à autres,, point régulièrement ; on les dit
très-communs en Espagne, Sicile, Naples et dans tout le
Levant : très-nombreux en Perse.
Nourriture : semences et insectes.
Propagation : vit et niche à terre parmi les pierres et
les touffes de buissons; pond quatre ou cinq oeufs dont je
n’ai pu vérifier la couleur par mes propres observations.
G EN R E Q U A R A N T E - C IN Q U I ÈM E j.
PERDRI^L.— PERDIX. ( L ath.)
Bec court, comprimé, fort, base nue; mandibule
supérieure voûtée, convexe, fortement courbée vers
la pointe. Nabines basales, latérales, à moitié fermées
par une membrane voûtée et nue. Pieds, trois
doigts devant et un derrière, ceux de devant réunis
par des membranes jusqu’à la première articulation.
Queue, composée de 18 ou de 14 pennes, courte,
arrondie, penchée vers la terre. Ailes courtes, les
3 premières rémiges les plus courtes , également
étagées, la L\e. et la 5e. les plus longues; ou bien
la 5e. rémige la plus longue.
Ces oiseaux sédentaires dans quelques contrées, émigrent
dans d’autres; ils sont très-multipliés dans les climats
tempérés et chauds; ils vivent par couple; une fois unis,
il est rare qu’un autre accident que la mort les sépare : le
mâle ne quitte point sa femelle; lorsque les jeunes sont
éclos le mâle les conduit, les avertit par ses cris des dangers
qui les menacent, il les rappelle quand ils se sont séparés;
ils restent ainsi réunis en famille jusqu’au printemps.
Les Cailles, qui composent la quatrième section ou
petite famille de ce genre, sont polygames et changent
plus souvent le lieu de demeure, les voyages qu’elles
opèrent comme les autres espèces diffèrent seulement en
ce1 qu’ils sont plus longs et plus réguliers. Le plus grand
nombre des espèces réunies dans ce genre vit dans les
champs et dans les lieux à découvert, les Francolins
seuls exceptés, qui donnent la préférence aux lisières des
bois dans le voisinage des eaux; toutes se nourrissent de
semences, de graines, de plantes bulbeuses, d’insectes et
de vers. La mue, chez toutes les espèces connues, est
simple et ordinaire; les sexes sont toujours faciles à distinguer
par les couleurs du plumage : les vieux mâles des
Francolins se reconnaissent encore à leurs tarses éperon-
nés , et ceux des Perdrix proprement dites à leurs tarses
tuberculés; les jeunes de l’année diffèrent jusqu’à leur première
mue, sans qu’on puisse alors distinguer les sexes.
Remarque : Les compilateurs qui se plaisent à former
des genres de chaque section qu’ils trouvent dans les ouvrages,
ne se sont point aperçus qu’en formant des francolins
un genre distinct dont le principal caractère se fonde
sur l’existence d’un ou de deux éperons, ils ne peuvent
à la rigueur y introduire les femelles, qui pour eux seront
de vraies perdrix : la 3e. section du genre Perdix qu\ comprend
les Colins, est basée sur une division géographique :
ce genre me paraît bien divisé en quatre sections; quelques
espèces de la 2e. section habitent l’Europe. On n’y voit
qu’une seule espèce de la i re. et un représentant de la 4*- i