
664 MANUEL
sion. Dans la première édition de ce Manuel, j’ai indiqué,
d’après les données de leu le Dr. Leisler, une espèce qu’il
désigne sous le nom de Limosa Meyeri, mais elle n’existe
point comme telle ; les prétendues Limosa Meyeri, soit en
plumage d’hiver ou en livrée parfaite d'été (état dans
lequel mon ami Leisler n’en vit jamais ) , ne sont que des
individus plus grands et à dimensions du bec et des pieds
plus longues que le Limosa rufa de Brisson, tel qu’on le
voit ordinairement; ce qui dépend uniquement de la localité
et du sexe, ainsi que je le fais remarquer à l’article
Limosa rufa. Il en est de cet oiseau comme des individus
très-grands à bec et pieds plus longs qu’à l’ordinaire qu’on
remarque parmi ceux des espèces de Limosa meianura,
de Tringa subar quata, variabilis maritima et minuta.
J’ai vérifié ceci sur une multitude d’individus tués
dans les différentes parties de l’Europe ; les individus des
espèces étrangères varient de la même manière.
BARGE A QUEUE NOIRE*.
L IMO S A M E L A N U R A . ( L e i s l e r .)
Bec droit', queue d’un noir uniforme, à base
d’un blanc pur; ongle du-doigt du milieu long et
dentelé; sur les rémiges un miroir blanc. V
Toutes les parties supérieures d’un brun cendré
uniforme, seulement varié par le brun plus foncé
des baguettes ; gorge, devant du cou, poitrine et
flancs d’un gris clair; croupion noirâtre; ventre,
* Cette dénomination spécifique est préférable à celle de Grande
Barge rousse, puisque nous connaissons en Amérique une espèce
distincte de la barge qui a des dimensions beaucoup plus fortes
que celle-ci, et dont le plumage est roux; mais notre oiseaii de
cet article se distingue de tous ses congénères, par le noir uniforme
du bout de sa queue.
D’ORNITHOLOGIE. 665
abdomen, partie supérieure des rémiges et base des
pennes caudales d’un blanc pur; sur toutes les
pennes caudales un grand espace d’un noir profond ;
celles du milieu terminées de blanc ; bec orange à
sa base, et la pointe noire;pieds d’un brun noirâtre.
Longueur, i 5 pouces 2, 4 ou 6 lignes et davantage.
Les vieux, males et fem elles, en plumage
d ’hiver.
L imosa melanura. Leisl. Nacht. zu Bechst. Ndturg.
Deut. Heft. 2. p. i 5o et p. n°. a i . •— Scolopax h -
mosa. Linn. Syst. Nat. édit. 12. p. 244. n°. i3. Id.
Gnael. p. 666. sp. i 5 *.— Totanus eimosa. Bechst. Naturg.
Deut. v. 4- p. a44- — La Barge ou Barge commune. Buff.
Ois. v. 7. p. 5oo. t. 2 7 .— Id. pl. tnl. 874. figure très>
exacte. Gérard. Tab. etcm. v. 2. p. 232. — Jadrera
snipe. Lath. Syn. v. 5. p. 146. — Schwazschwanzige
sumpfeaufer. Leisler. TSacht. — Pantana pittima. Stor.
deg. ucc. pi. 462. un vieux, conservant quelques plumes
de sa livrée d'été.
Les jeunes avant leur première mue.
Bande de la mandibule supérieure à l’oeil, gorge,
base des pennes caudales, haut des rémiges, ventre
et abdomen d’un blanc pur; plumes du haut de la
tête brunes, bordées de roux clair; cou et poitrine
d’un roux cendré clair; plumes du dos et scapulaires
noirâtres, entourées par une bande rousse;
Pour bien faire, il ne faudrait citer ici comme synonymes, ni
Gmelin ni Latham, puisque ces méthodistes confondent dans
leurs espèces nominales du Scopolax limosa, cegocephala et lapo—
nica, non-seulement les différentes livrées, mais aüssi les deux
especes distinctes de Barges d’Europe.
P artie II*. 43