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d’insectes ; ils suivent dans les grandes tempêtes le sillage
des vaisseaux. Leurs formes sont absolument semblables à
celles des“ plus grandes espèces. Leur vol est si rapide et
leurs mou vemens si brusques et si prompts que l’oeil a peine,
à les suivre ; on les voit dans les tempê tes, et lorsque le ciel
est couvert et sombre, se réfugier à la poupe des vaisseaux;
il e6t rare d’en voir en plein jour lorsque le ciel est serein ;
ils se cachent alors dans les antres et dans les trous.
Remarque. Ceux qui veulent voir partout des coupes
rigoureusement déterminées auraient pu former des petits
pétrels un genre ; on observe effectivement quelques différences
dans le bec des grandes espèces réparties dans les
deux autres divisions, avec celles des plus petites espèces de
la troisième section ; mais ces différences sont encore nulles
par le moyen des espèces intermédiaires; les plus petit»
Pétrels pu/fins et les plus grands Pétrels hirondelles ont
tant de rapports dans les formes du bec, le port et la
queue, qu’il serait difficile de fixer les caractères par des
mots.
PÉ TR E L TEMPÊTE.
P RO CE L L A R IA P E L A G IC A . (Lotit.)
Queue carrée, extrémité des ailes dépassant de
très-peu la pointe de la queue; longueur du tarse,
10 lignes. . >
T ête, dos, ailes et queue d’un noir mat; parties
inférieures d’un noir couleur de suie; une large
bande transversale d’un blanc pur sur le croupion ;
scapulaires et pennes secondaires des ailes terminées
de blatte; queue et rémiges noires; bec et
pieds noirs ; iris brun. Longueur, 5 pouces 6 lignes.
Mâle et femelle.
Les jeun es, ont les teintes moins foncées; le
bord des plumes couleur de suie, ou roussâtre; ils
ressemblent du reste aux vieux.
P rgcellaria pe lagica . Gmel. Syst. 1. p. 5gi. p 1m
•— Lath. Ind. Orn. v. a. p. 826. sp. 19. — Retz. Faun.
ôuec. p. 143. n\ koi. _ Wilson. Americ. Orn. v. r.
p. 90. p l . , 59, p. 6. - L ’O iseau de tempête. Buff. Ois
v. 9. p. 5a7. (mais point la Tab. 23 de ce volume, ni la
pl. enl. 993. qui représentent toutes deux l’espèce de pétrel
que je signale plus bas dans cet article. ) — L e pétrft
Bris, Orn. y . 6. , 4o. t. i 3. f. u figure très-exacte.
— S tormy PETREL. Lath. supp. V. I. p. 269. (mais
pdint l’oiseau décrit dans le Synopsis, v. 6. p. 411. )_
A Edw. Glan. t. 90 figure exacte. — Penn, B rit. Zool.
p. 146. t. L. 5. figure exacte. — U h g k w i l t e r v o g e l -
B o r k . Deutsch. Orn. — K a e i n s t e r s t c r m v o g e l . M e y e r ,
Tasschenh. Deut. v. 2. p. 495. — S t o r u z W a u j w . Sepp.
Nederl. Vog. v. 3. p. 245. t. deux figures exactes.
Habite : plus commun dans l’Amérique septentrionale
qu’en Europe; se trouve sur les côtes d’Ecosse et d’Angleterre;
assez commun aux Orcades et aux Hébrides- plus
abondant dans l’île de Saint-Kilda; s’égare rarement sur
les cotes de l’Océan, et très-accidentellement sur les lacs du
centre de l’Europe.
Nourriture .- petits insectes et vers qui flottent à la surface
des eaux; vers qui s’attachent à la peau des cétacés
et Yoieries.
Propagation : niche, suivant la localité, dans les fentes
et dans les trous des rochers, ou dans les trous abandonnés
des lapins et des rats; pond un oeuf presque rond, de la
forme de celui des chouettes, d’un blanc pur.
Remarque. Il existe dans les mers australes et dans les
mers pacifiques, une seconde espèce de petit Pétrel, un