
Stone ccrcew. Alb. Birds. v. i. t. 69* — Lerchengrae»
REGEÎS'PFEIFER. Becbst. NatUrg. Deut. V. 4' V• 387. —
Meyer, Tasschenb. Deut. v. 2. p. 317. — Grosserbrachvô-
gee. Naum. Vôg. Deut. t. 9. f. i 3. — Frisch. Vôg. t. 215.
—Ie grau piviere. Stor. deg. ucc. v. 5. pi. 472.
Habite : le# terres et les landes incultes, élevées et
sablonneuses , et les bruyères éloignées des eaux ; abondant
dans le midi de la France, en Italie, en Sardaigne ,
dans l’Archipel et en Turquie ; peu commun dans les parties
orientales ; de passage en Allemagne, très-accidentellement
en Hollande.
Nourriture : particulièrement des scarabés , petits
mammifères et reptiles, limaçons et autres insectes.
Propagation ; niche dans un petit enfoncement sur la
terre ou sur le sable ; pond deux oeufs, d’un brun jaunâtre
nuancé de verdâtre, et marqué de taches noirâtres et olivâtres
, souvent aussi jaunâtres , avec de grandes marbrures
olivâtres et brunes.
G E N R E C IN Q U A N T E E T U N IÈM E .
SANDERLING.- CALIDRIS.
( I l l i g .) *
Bec médiocre, grêle , droit, moux, flexible dans
toute sa longueur, comprimé depuis sa base; à la
* Dans la première édition j ’ai indiqué ce genre sous le nom
Arenaria, Bechstein, comme étant plus ancien que le nouveau
nom de Calidns, Illiger ; mais le genre Arenaria se trouvant
employé en botanique, on ne peut en faire usage.
pointe déprimé, aplati , plus large que dans le
milieu ; sillon nasal très - prolongé vers la pointe.
Narines latérales , longitudinalement fendues.
Pieds grêles; trois doigts dirigés en avant, presque
entièrement divisés. Ailes médiocres ; la i re. rémige
la plus longue.
Le genre Sanderiing , qui ne compte qu’une seule
espèce, a toujours été confondu avec le genre Bécasseau>
celui du Tringa de Linné ; des caractères extérieurs très-
marqués le distinguent; les moeurs offrent également des
disparités. Le Sanderiing , que je désigne par le nom de
Variable, semble répandu sur une grande portion du
globe , qu’il parcourt dans ses migrations périodiques.
Cet oiseau qui fait sa ponte dans le nord, émigre en petites
compagnies le long des bords de la mer; il couvre
souvent le rivage de ses volées nombreuses ; il vit de très-
petits vermisseaux et de petits scarabées marins ; on ne le
voit qu’accidentellement le long des fleuves, ce qui fait
présumer que sa nourriture se compose uniquement d’insectes
marins. La mue est double et les couleurs du plumage
diffèrent beaucoup dans les deux saisons ; les sexes
ne se distinguent point, mais les jeunes de l’année ont le
plumage différent des adultes en livrée d’été , comme de
ceux en livrée d’hiver.
Remarque: Tant que la forme des pieds servira de
premier moyen pour une classification méthodique des
oiseaux, on ne pourra ranger convenablement le Sanderiing
dans le genre Tringa dont cet oiseau a le bec. Les
mêmes motifs qui m’ont déterminé à former du genre
Charadrius un groupe distinct de celui du genre Va-
nellus, me servent aussi de base ici. C’est à juste titre
que cette espèce porte le nom de Variable, puisqu’à
l’exception des deux espèces de Phaiaropes ( phalaropus
plathyrhinchus et hyperboreus ) , du Bécasseau çoçorli