
?34 MANUEL
les parties du corps, il est de fait que les couleurs
de ces nouvelles plumes ne diffèrent point de
celles dont l’oiseau se trouve revêtu en hiver.
Remarque. Aux deux époques delà mue, on trouve des
individus dont le front et le sommet de la tête ont des plumes
d’un blanc pur et d’un noir profond mêlées. Les individus
envoyés du Sénégal et du cap de llonne-Espérance ne diffèrent
en rien de ceux d’Europe.
L e s jeun e s avant la mue d'automne.
Ont comme les v ieu x , toutes les parties inférieures
d’un blanc pur; les parties supérieures diffèrent,
en ce quelles sont d’un brun cendré marqué
de grandes taches et de bandes transversales
noirâtres; les pennes de la queue sont terminées
par un grand espace noirâtre ; les rémiges sont
presque entièrement de cette couleur. L e front et
le haut de la tête sont comme chez les vieux dans
leur plumage d'hiver y le bec est d’un rouge terne,
et sa pointe est noirâtre.
Remarque. L’oiseau indiqué par Sparmann,Mws. Caris,
i l . 62, var., appartient à une espèce différente : cette indication
de Sparmann est synonyme avec le sterna cayana
de Lalham, Ind. v . 2. p. 8o4- sp. 2. — L’apparition de
cette Iiirondelle-de-mer le long des côtes maritimes de
l’Europe me paraît du nombre des faits douteux ; je ne la
vis jamais sur nos côtes, mais elle est propre à l’Amérique;
Buffon a eu tort de désigner l’espèce par le nom de grande
Hirondelle-de-mer de Cayenne, pi. enl. 988*, puis-
* La figure des pl. enl. de Buffon, est prise d’après un individu
dans sa livrée parfaite d’hiver; le front et la tête sont d’un noir
profond après la mue du printemps;
qu’elle est de cinq pouce? plus petite que l’oiseau de cet article
; elle est distinguée par son bec très-long, peu gros,
et d’un blanc jaunâtre.
Sxerna caspia. Pall. Nov. Corn. Petr. v. 14. p. 082. n°. 5.
_ Sparm. Mus. Caris, fasc. 3. t. 62. en plumage d’ été.—
Gmel. Syst. i. p. 6o5. sp. 8. — Lath. Ind. v. 2. p. 8o3.
Sp. j. — Retz. Faun. Suec. p. 164. n°. 126. — Stersa
megaritynchos. Meyer, Tasschenb. Deut. v. 2. p. 4^7-
_Hirondelle-de-mer tschegrava. Sonn. nouv. édit, de
Buff. Ois. v. 24. p. 1 17. — C aspian tern. Lath. Syn. v. 6.
p 550. — G rosse oder caspische meerscwaebe. Bechst.
Naturg. Deut. v. 4- P• 6 75.— G ross- schnabeigeb. meers-
chw a ib e . Meyer, Vôg. Deut. v. 2. Heft. 18. t. Q. figure
très-exacte de Voiseau en plumage parfait d’ été.—
S terna maggiore. Stor. degl. ucc. v. 5. pL 54o. en p lu mage
parfait d’ été.
Habite : les bords de la Baltique, les îles de ce golfe , la
mer Caspienne et l’Archipel; plus rare sur les grands fleuves
de l’Allemagne; très-accidentellement le long des côtes de
France et de Hollande; son apparition est bien plus rare
encore sur les lacs et les rivières de l’intérieur.
Nourriture : poissons vivans.
Propagation : niche sur le sable, dans un petit enfoncement
, ou sur les rocs nus qui bordent la mer : pond
deux ou trois oeufs d’un vert grisâtre parsemé de grandes
taches brunes et d’un noir profond.
HIRONDELLE-DE-MER CAUGEK.
S T E R N A CA N T IA CA. ( G m e l .)
Bec long , n o ir , pointe ja u nâtr e ; p ied s courts >
noirs; hauteur du tarse, 1 p o uce ; queue longue ,
très-fourchue ; p lu s courte que les ailes.
Front et sommet de la tête d’un blanc pur, seu