
MANUEL
TÉTRAS PTÀRMIGAN.
T E T R A O L AG O PU S . (Liww.)
Bec fa ib le , comprimé vers la pointe; ongles subtiles
, arqués et noirs; le mâle porte toujours une
balafre noire sur les je u x ; 18 pennes a la queue.
Plumage d'hiver.
D ’un blanc p u r ; une bande noire va de l’angle
du bec et traverse les yeux ; pennes latérales dé
la queue noires, terminées par #n liséré blanc ;
pieds et doigts très-garnis de plumes laineuses;
au-dessus des yeux un espace nu qui se termine
par une petite membrane dentelée ; ces parties
nues sont rouges ; les ongles crochus, subulés et
noirs; bec noir, iris cendré. L on gu eu r , 1 1\ pouces.
Le mâle.
La femelle en plumage d ’hiver, se distingue
du mâle, en ce que l’espace nu au - dessus des
yeux est moins g rand , et qu’elle n’a jamais la bande
noire qui passe sur les yeux ; dans cet état de
plumage , on distingue la femelle de cette espèce
des individus des deux sexes de l’espèce suivante;
i° . à la taille; 20. à la forme du bec; 3°. à
la plus grande longueur du tarse chez le tétras des
saules ; 4°- à la forme très-différente des ongles.
Plumage parfait d'été.
Sommet de la tête, cou, dos, scapulaires et les
deux pennes du milieu de la queue, ainsi que ses
D’ORNITHOLOGIE. 469
couvertures supérieures, d’un cendré roux coupé
par de nombreux zigzags d’un noir profond ; poitrine
et flancs variés de plumes de la même couleur,
parmi lesquelles se trouvent toujours un grand
nombre de plumes d’un noir profond varié de quelques
zigzags épars, d’un roux clair; la bande noire
sur les yeux toujours distinctement marquée ; la
gorge le plus souvent blanche , mais souvent ta-
pirée de noirâtre; tout le ventre, l’abdomen, les
couvertures inférieures de la queue, les ailes, ainsi
que leurs couvertures et les pieds, d’un blanc paria
it ; les sourcils larges, d’un rouge trè s-vif. Le
vieux mâle.
La femelle, se distingue toujours par le manque
total de la bande noire sur les yeux; elle se reconnaît
aussi à son plumage, qui a moins de blanc;
la tête, toutes les parties supérieures du corps, le
cou , la poitrine, les flancs et l’abdomen sont rayés
assez régulièrement de bandes transversales, d’un
roux clair et de noir; seulement le milieu du ventre
, les pieds et les ailes sont d’un blanc parfait.
Les jeunes ont des raies très-fines, cendrées, noires
et roussâtres.
Remarque. Des observations faites en Suisse, sur plus
de deux cents individus du ptarmigan, m’ont donné la
certitude que cet oiseau, ainsi que le Tétras des saules,
ont toujours, en ete, les ailes, le ventre et les tarses couverts
de plumes d’un blanc parfait. Au printemps et en
automne on trouve des individus plus ou moins bigarrés
de plumes blanches, distribuées irrégulièrement sur les
différentes parties du corps; ces individus, beaucoup plus