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extérieurement d’un brun foncé , intérieurement
ainsi que les membranes blanchâtres. C ’est alors,
CoiYMfeüs immer. Gmel. Syst. i. y. 588. sp. 6. —• Lath.
Ind. v. 2. p. 8oo. sp. a. •— Le grand Plongeon. Buff.
Ois. v. 8. p. 25i , mais point sa pi. eni. 914, qui représente
un jeune de l’espèce suivante. — Imber diver. Lath.
Syn. v. 6. p. 34°* — Mergo maggiore 0 smergo. Stor.
deg. ucc. v. 5. pi. 5o5; figure exacte. — Imber tagcher.
Bechst. Naturg. Deut. v. (\. p. 621. Probablement un
jeune de la présente espèce, à cause de sa grande dimension.
Remarque. Sous le nom de C olymbds immer, se trouvent
confondus les jeunes de cette espèce avec ceux de
la suivante.
A Vâge d’un an , les individus des deux sexes prennent
vers le milieu du cou une bande transversale d’un
brun noirâtre, d’environ un pouce en longueur, et qui
forme une espèce de collier; les plumes du dos ont une
teinte noirâtre, et les petites taches blanches commencent
à paraître. C’est alors, le grand Plongeon. Briss. Orn.
v. 6. p. io5. pi. 10. f. 1. figure très-exacte. A i ’ âge de
deux ans, le collier se dessine davantage; cette partie,
la tête et le cou sont variés de plumes brunes et d’un noir
verdâtre ; les nombreuses taches du dos et des ailes dominent
, et la bande sous la gorge ainsi que le collier de la
nuque, se dessinent par des traits longitudinaux, bruns et
blancs. A i ’âge de trois ans, le plumage est parfait.
Habite : les mers arctiques des deux mondes ; très-
abondant aux Hébrides, en Norwège, en Suède et en
Russie; de passage accidentel le long des côtes de l’Océan;
les jeunes sont, en hiver très-rares sur les lacs de l’intérieur,
en Allemagne, en France et en Suisse; ou n’y voit
jamais les vieux.
courtes, la i re. rémige la plus longue. Q üeüe très-
courte , arrondie.
Quoique le plus grand nombre des oiseaux à pieds palmés
plongent, même jusqu’au fond de l’eau, plusieurs ne
le font que lorsqu’ils sont poursuivis ; mais les Plongeons
et les espèces qui composent les genres suivans, ont pour
ainsi dire, reçu le fluide élément pour demeure habituelle.
Ils vivent continuellement sur les eaux, où ils sont le plus
souvent cachés à nos regards, parce qu’ils ne sortent la
tête hors de l’eau que pour respirer un instant, et se submergent
incontinent après; la démarche de ces oiseaux est
si embarrassée , qu’ils ne peuvent maintenir leur corps
dans une direction presque verticale, qu’à l’aide des ailes
dont ils font usage comme soutiens et comme des espèces
de rames pour leur rendre la marche plus facile : ces soutiens
venant à leur manquer, ils perdent totalement l’équilibre,
et se laissent tomber à plat ventre, position dans
laquelle on les surprend souvent lorsqu’ils sont à terre, où
ils se rendent rarement dans tout autre temps que celui
des pontes; ils nichent dans les îlots, sur les caps et sur
des promontoires ; la ponte'est de deux oeufs. Leur nourri-
turc consiste en poissons ^ dont ils font une grande destruc-
tion, en frai > insectes aquatiques, et souvent aussi en pro-
ductions du règne végétal. Ils émigrent sur les eaux ; ils volent
très-bien, mais rarement. Les jeunes diffèrent beaucoup
des adultes ; c’est à l’âge de deux eu de trois ans que
les couleurs du plumage sont stables; la mue n’a lieu
qu’une fois l’année, mais les jeunes sont trois années avant
de prendre le plumage stable des vieux; il n’existe point
de différences extérieures dans les sexes.