
68a MANUEL
De passage accidentel : il n’existe que deux exemples
d’individus tués en Europe , l’un en Angleterre et l’autre
en Suède.
Habite : par troupes nombreuses les États-Unis et les
provinces septentrionales d’Amérique; ceux de ces pays ne
diffèrent point de celui que j’ai vu à Londres, ni de la description
du Scolopax paykullii de Nillson. Je possède
l’espèce dans ses livrées différentes.
Nourriture : suivant "Wilson, des coquillages bivalves
qu’on trouve dans les marais salins des États-Unis.
Propagation : inconnue.
genre soixante-neuvième.
RALE.—RA LL U S. (Linn.)
Bec plus long que la tête , grêle, faiblement arqué
ou droit, comprimé à sa base, cylindrique à la
pointe; mandibule supérieure sillonnée. Narines
latérales, longitudinalement fendues dans le sillon,
à moitié fermées par une membrane, percées de
part en part. Pieds longs, forts, un petit espace
nu au-dessus du genou; trois doigts devant et un
derrière, les doigts antérieurs divisés,le postérieur
articulé sur le tarse. Ailes médiocres, arrondies,
la i re. rémige beaucoup plus courte que la 2e.,
3«. et 4e. , qui sont les plus longues.
Le corps de ces oiseaux est comprimé et très-chargé de
graisse ; ils courent plus qu’ils ne volent, et échappent
également à la poursuite de leurs ennemis en traversant à
la na»e des espaces d’eau peu larges ; ils aiment à vivre
dans le voisinage et sur les bords des eaux douces qui
sont bien couverts d’herbes, de joncs et d’arbustes. Leur
nourriture consiste en vers, insectes sans élitres, en limaçons,
en végétaux ainsi que leurs semences. Us muent en
automne; le plumage des jeunes est assez différent des
adultes pour qu’on puisse les distinguer facilement; les
sexes ne diffèrent point. Si la mue est double, ce que j’ignore
, il est certain que les couleurs du plumage ne changent
point.
Remarque. Un grand nombre de râles étrangers ont été
mal classés dans ce genre; ils doivent prendre plaee dans
celui du Gallinula de Latham et de ce Manuel. II existe
un passage presque sans intervalle assignable des Râles
aux Poules d’eau ; le seul moyen pour les distinguer artificiellement
consiste dans la longueur comparative du bec
avec la tête; les Râles l’ont plus long que cette partie ët
les Poules d’eau de cette longueur ou plus court. On peut
distinguer nos espèces par des caractères en apparence rigoureux
et faciles à saisir, mais la classification devient
impossible par les mêmes moyens dans le grand nombre
des espèces étrangères de ces deux genres si voisins.
RALE D’ EAU.
R A L L U S A QUAT ICUS . (Liwif.)
Gorge blanchâtre ; côtés de la tête, cou, poitrine
et ventre d’un cendré couleur de plomb ;
toutes les plumes des parties supérieures d’un roux
brun, marquées dans leur milieu de noir profond ;
flancs d’un noir profond rayé transversalement de
bandes blanches ; couvertures inférieures de la
queue blanches; bec rouge, mais nuancé de brun
à la pointe et sur l’arête supérieure ; pieds d’une