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totale dont il est fait mention à chaque espèce, est prise,
dans ce genre, depuis le bec j usqu’à l’extrémité de la penne
latérale de la queue ; la longueur des deux pennes du
milieu ( ou filets) variant trop considérablement dans les
différens âges et dans les sexes pour servir de base fixe pour
la mesure.
STERCORAIRE CATARACTE.
L E S T R IS C A T A R R A C T E S. (Mihi.)
Taille et grandeur du bec d'un goéland * ; les
deuxjilets larges jusques au bouty des aspérités
peu apparentes sur la partie postérieure du tarse
qui porte 2 pouces 6 ou 7 lignes en longueur **.
Tête et région des yeux d’un brun foncé; cou,
ainsi que toutes les parties inférieures d’un gris
rougeâtre nuance de brun clair; dos et scapulaires
d’un roux mat, bordé latéralement de brun foncé ;
couvertures alaires, pennes secondaires et celles
de la queue brunes; rémiges blanches jusqu’à la
moitié de leur longueur, le reste d’un brun foncé ;
baguettes des rémiges et des pennes de la queue
blanches; pieds, ongles et bec d’un noir profond, le
dernier brun à sa base; iris brun. Longueur, de 20
à 21 pouces. Les filets excèdent de 3, 4 ou 5 pouces.
L arus catarractes. Gmel. Syst. i. p. 6o3. sp. 11. _
* Larus fuscus de ce Manuel.
** Cette longueur comparative du tarse est encore ici un des
caractères les plus marquans, pour servir à distinguer les jeunes
et les vieux dans un genre d’oiseaux, où les espèces différentes,
offrent si peu de disparités dans les couleurs du plumage.
D’ ORNITHOLOGIE. 7 9 3
Lath. Ind. v. 2. p. 8 18 . sp. 12. — C atarracta skua. Retz.
Faun. Suec. p. 161. 11. 123. — Le g o é lan d bru n . Buff.
Ois. v. 8* p• 4 0 8 . — S eg a g d l l . Lath. Syn. v. 6. p. 3 85.
_ Penn. Brit. Zool. p. 14 0 . t. L. 6. — figure trèsexacte.
— Penn. Arct. zool. v. 2 . p. 5 3 i . n°. 4 6 0 . —
P ort e g m o n t ü e n n . Cook’s Voy. v. 1 . p. 44 272*
Habite : les régions du cercle arctique, dont elle ne s’é loigne
guère; très-abondant aux Hébrides et aux Orcades ;
accidentellement de passage sur les côtes de Hollande,
surtout aux approches ou après de fortes tempêtes. Beaucoup
plus répandu dans l’Amérique septentrionale.
Nourriture : poissons et mollusques; il se jette aussi
sur les charognes des cétacés, et dérobé les oeufs d’autres
oiseaux de mer.
Propagation : niche en grandes bandes sur la sommité
des montagnes, dans les herbes et dans les bruyères ; pond
trois ou quatre oeufs, très-pointus, d’un olivâtre parsemé
de grandes taches brunes.
STERCORAIRE POMARIN.
L E S T R IS P O M A R IN U S. (M i h i .)
Taille et grandeur du bec d'une mouette * ; les
deux filets larges ju sq u ’au bout ou ils sont arrondis;
des aspérités tres-marquées h la pa rt ie postérieur^
du tarse, qui mesure 1 pouce 11 lignes.
F a c e , sommet de la tête, occiput, dos, ailes et
queue d’un brun très-foncé sans aucune au Ire
nuance; plumes du cou et de la nuque longues, sn-
bulées d’un jaune d’or lustré ; g o rg e , devant du cou,
* Larus eburneus de ce Manuel.
Partis II’. 5i