
ment sur les côtés ; la bande blanche au-dessus des
yeux plus large et plus distincte; les couvertures
des ailes plus foncées ; les plumes du dos bordées
de roux et de noirâtre, et celles des couvertures
terminées de bandes rousses et noires.
Tringa htpoleucos. Gmel. Syst. 1 . p. 678. sp. 14. —
Lath. Ind. v. 2. p. 734. sp. 28. — La Guignette. Buff. Ois.
v. 7. p. 540. — Gérard. Tab. élém. v. 2. p. 201. — La
petite Alouette de mer. Buff. pi. enlum. 85o. en habit
parfait d été. — C ommon sandpiper. Lath. Syn. v. 5.
p. 178. — Trileender strandlaüfer. Bechst. Naturg.
Deut. v. 4- p• 295. — Meyer, Tasschenb. v. 2. p. 38g.
Naum. Vôg. t. 20. f. 26. un jeune. — P iovaneelo.
Stor. degliucc. v. 4* pl• 453. — Bontezandlooper. Sepp.
Nederl: Vog. v. 3. t. p. 2g \. jeune de l ’année.
Habite ; les bords des eaux douces, très-rarement les
côtes maritimes ; assez répandu en Europe à son double
passage.
Nourriture : petits vers et petits insectes sans élitres.
Propagation : niche jusque dans les provinces du centre
de l’Europe; construit son nid dans les herbes, aux
bords des eaux; pond quatre ou cinq oeufs, d’un jaune
blanchâtre parsemé de taches brunes et cendrées, qui sont
plus nombreuses vers le gros bout.
I I e. S E C T IO N . — CH E V A L IE R A BEC RETROUS SÉ.
Mandibules un peu recourbées en haut, droites
et presque égales à la pointe ; bec gros et fort ; doigt
du milieu et l’extérieur unis.
La nourriture de ces chevaliers se compose prin-i
cipalement de poissons et de petits coquillages fai-
D’ORNITHOLOGIE. 659
valves; ils vivent le long des fleuves et des lacs
d’eaux douces.
Remarque. Ces oiseaux ne diffèrent pas assez des espèces
de la i re. section, soit par les formes ou par les moeurs,
pour en faire un genre distinct; une espèce exotique forme
le passage des uns aux autres. Quelques nouvelles espèces
propres aux climats de l’Amérique septentrionale, doivent
également être rangées dans cette section ; ils forment les
nuances presque sans intervalle assignable des vrais chevaliers
aux chevaliers à bec retroussé. M. Leisler a le premier
essayé de les séparer des autres chevaliers ; il y a joint
le Totanus stagnatilis qui est de la i re. section. En dernier
lieu M. Nilsson en a formé le genre Glottis, où il
comprend le Scolopax semi-palmata de Latliarn. Ce
genre n’a rien qui le caractérise d’une manière distincte et
tranchée; il faudrait, ainsi faisant, former encore deux ou
trois nouveaux genres pour les espèces exotiques qui se
trouvent placées sur les limites, et dans ce cas notre Totanus
calidris et le Totanus semi-palmata devraient former
aussi deux nouveaux genres. Je le répète et ne saurais
le dire assez, que si on veut suivre la manie du jour, et
continuer à former des genres pour chaque légère disparité
qu’on rencontre chez les oiseaux, douze cents genres
ne suffiront point pour les classer.
CHEVALIER ABOYEUR.
T O T A N U S GLOT T IS . ( B e c h s t .)
Bec fo r t, trés-comprimé a sa base, plus haut
que large ; couvertures du dessous des ailes rayées;
pieds verdâtres.
Espace de la mandibule supérieure à l’oeil, gorge,
milieu de la poitrine , ventre, toutes les autres parties
inférieures et le milieu du dos d’un blanc pur;