
t. 2 0 . ---- SCOEOPAX CAUDRIS. Gmel. SlJSt. I . p. 664. sp. I 1 .
— Lath. Ind. v. 2. p. 722: sp. 25. — T ringa gambetta.
Gmel. Syst. 1. p. 67 1 . sp. 5. — T otanus nævius. Briss.
Orn. v. 5. p. 200. n°. 6. t. 18. f. 2. — Lalh. Ind. v. 2.
p . 728. sp. g. — C hevalier aux pieds rouges, ou la gambette.
Buff. Ois. v. 7. p. 513. t. 28. mais surtout sa pi.
eni. 845. individu en plumage par fait d'été. — P etit
C hevalieraux pieds rouges, ou gambette. Cuv. Règn. anim.
v. i . p. 4 9 b — R edschahk and gambet sandpiper. Latin
1Syn. v. 5. p. i 5o et 167. — R othfussiger wasserlaüfer.
Meyer. Tasschenb. Deut. v. 2. p. 368. — Frisch. Vog.
t. 240. — Naum. Vôg. t. 9. f 9. un individu en mue
entre les deux livrées. — De turlur. 8epp. Ncdcrl. Vog.
v. 3. p. 209. figure peu exacte. — Gambetta. Stor. degl.
ucc. v. 5. pi. 463.
Remarque. Une seconde espèce, d’un tiers plus forte
que la nôtre, vit dans l’Amérique septentrionale; elle a
presque les mêmes couleurs, mais diffère par le bec et par
les pieds. Cette espèce nouvelle est indiquée par M. Cuvier
sous le nom de grand Chevalier à pieds rouges; la
p i . enl. 827 ne doit point être citée dans les synonymes;
ce n’est non plus le Scolopax calidris de Linnée. Notre
Chevalier gambette d’Europe semble placé sur la limite
qui sépare les Chevaliers proprement dits des Chevaliers
semi-palmés par l’existence d’un très-petit rudiment
qui unit le doigt interne à celui du milieu;
d’autres chevaliers d’Amérique ont la membrane un peu
plus étendue ; il en est de ces oiseaux comme des Pics tri-
dactyles et des Martins pêcheurs tridactyles, dont on
ne peut constituer des genres, vu l’anomalie qui règne
dans les espèces par l’existence de rudimens peu appareils,
ou de doigts plus ou moins longs. Voyez mes articles des
genres Picus et Alcyon. — Des individus de la Gambette
envoyés du Bengale, servent de preuve que l’espèce
y est absolument la même qu’en Europe.
Habite : au printemps les marais et les prairies ; émigre
D’ORNITHOLOGIE. 647
en Automne le long des côtes maritimes ; vit assez avant
dans le nord; nulle part aussi abondant qu’en Hollande;
en hiver dans les pays méridionaux.
Nourriture : insectes sans élitres, vermisseaux , et rarement
des petits coquillages.
Propagation : niche dans le milieu des prairies; pond
quatre oeufs pointus d’un jaune verdâtre , marqué de
taches brunes, qui se réunissent vers le gros bout en une
seule masse.
CHEVALIER STAGNATILE.
T O TA NUS S TA G N A T IL IS. ( B e c h s t .)
Bec très-faible, long et subulé; sur les barbes
extérieures des pennes caudales sont deux bandes
en zig za g , disposées longitudinalement ; pieds très-
longs, verdâtres.
Sourcils, face, gorge , milieu du dos, devant du
cou et de la poitrine ainsi cjue toutes les autres parties
inférieures d’un blanc pur; nuque rayée longitudinalement
de brun et de blanc; haut de la
te te , haut du dos, scapulaires et grandes couvertures
des ailes d’un cendré clair bordé de blanchâtre;
petites couvertures et poignet de l’aile d’un
cendré noirâtre; côtés du cou et de la poitrine
blanchâtres avec de petites taches brunes; queue
blanche rayée diagonalement de bandes brunes ,
excepte sur les deux pennes extérieures, qui portent
une bande longitudinale en zigzag; bec d’un
poir cendre; pieds d’un vert olivâtre; iris brun.
Longueur, a peu près 9 pouces. L e male et la femelle
en plumage parfait d ’hiver.