
rémiges d’un blanc pur; toutes les autres pennes
des ailes terminées par ce même blanc; les baguettes
des rémiges dans toute leur longueur d’un
blanc pur; dos, manteau et ailes d’un cendré
bleuâtre clair, moins foncé que chez le bleu manteau
ordinaire; bec aussi grand et aussi fort que
celui de L. Marinus Xtd’un beau jaune, avec l’angle
de la mandibule inférieure d’un rouge v if; cercle
nu des y eu x, rouge; iris jaune; pieds livides. Longueur,
26 pouces. Les vieux en plumage parfait
d’été.
L ares geaecus. Brunn. Orn. boréal. n°. 148. — Gmel.
Syst. 1. p. 600. — Lath. Ind. v. 2. p. 814. sp. 7. mais
presque tous les synonymes faux. — Transact. ofthe
Linn. Society, mern. on the birds o f greenl. — Berger-
meister. Martens. Voy. au Spitzb. p. 60. t. L. F. D.
— Buff. Ois. v. 8. p. 448- — Geaecobs geee. Penn. Arct.
Zool. v. 2. p. 532. — Lath. Syn. v. 6. p. 374. — Weis-
schwingige meve. Bechst. Naturg. Deut. v. 4- p• 662.—-
L ares eeeceretes. Schleep. TVetter. Ann bund. 4- p.
■— I)ie grosse seemeve oder der bergermeister. Nauin. Vôg.
t. 35. figure très-exacte, qui prouve que le vieux Nau-
man connaissait bien cet oiseau assez rare dans nos contrées.
Cette planche a toujours été citée par les naturalistes
et par moi-même dans les synonymes du Larus glaucus
moderne.
Les" jeûnes de l’année et ceux qui paraissent
avoir un an, se distinguent facilement des jeunes
du Goéland noir-manteau par leur bec plus long
et plus fo r t, par les baguettes des rémiges qui sont
toujours blanchâtres, au lieu que chez les espèces
suivantes, elles sont toujours noires; enfin par les
nuances générales des teintes grises et brunes qui
sont toujours plus claires sur les jeunes du bourge-
meister\ les rémiges et les pennes secondaires des
ailes sont d’un brun liv id e , au lieu qu’elles sont noirâtres
chez les jeunes des espèces suivantes; quant
aux distributions de ces taches et de ces nombreux
zigzags bruns, elles sont absolument les mêmes que
dans le L. marinus et L. argentatus des auteurs. Ces
indications serviront mieux à reconnaître les jeunes
que la description la plus minutieuse de teintes si
confusément mélangées.
Remarque. C’est ici le plus grand de tous les goélands
connus, qui n’a échappé si long-temps aux recherches des
naturalistes, que parce que dans le nord, et surtout en Russie,
depuis la mort du célèbre Pallas, on n’a pris aucune
peine pour étendre le cercle de nos connaissances en histoire
naturelle. Cet oiseau est maintenant réintégré dans,
son ancien droit, sous la dénomination de L. glaucus,
dont une espèce voisine, plus petite et beaucoup plus commune
partout, l’avait exclu.
Habite : les contrées les plus septentrionales, mais en
plus grand nombre vers l’orient sur les grandes mers et
sur les golfes; rare sur les côtes de l’Océan, où les jeunes
§e montrent assez souvent, mais seulement en automne,
on le dit très-commun en Russie.
pourriture ; on dit qu’il se nourrit de charognes de
cétacés et de leurs excrémens, aussi de jeunes pingouins
et de poissons.
Propagation ; suivant les voyageurs, il niche sur les
rochers, dans quelque enfoncement; pond des oeufs verdâtres,
allongés vers le bout et marqués de six ou huit
aehes noires..