
552 MANUEL*
Nourriture : insectes, araignées , vers et petits limaçons.
Propagation : niche sur une petite élévation dans les
prairies, dans les herbes ou dans les joncs peu élevés; pond
trois ou quatre oeufs olivâtres , marqués de grandes et de
/ petites taehes noires , qui souvent se confondent, vers le
gros bout, en une seule masse.
G EN R E C IN Q U A N T E - S IX I ÈM E
T O U R N E - P I E R R E .— ^ r a i i P ^ / L ^ .
( J l l i g .)
Bec médiocre, dur à la pointe , fort, droit, en
cône allongé, légèrement courbé en haut; arete
aplatie-; pointe droite,: tronquée. Narines basales,
latérales, longues, à moitié fermées par une membrane
, percées de part en part. Pieds médiocres,
nudité au-dessus du genou petite ; trois doigts devant
et un derrière ; les trois doigts antérieurs
unis à la base par une très-courte membrane ; le
postérieur articulé sur le tarse. Ailes acuminées;
la i re. rémige la plus longue.
Le genre du Tourne-pierre comprend une seule espèce
propre aux deux mondes ; dans Je court espace de
temps qu’elle séjourne dans les pays tempérés de l’Europe,
il est rare de la rencontrer en troupe ou par paire j.c ’est
toujours isolément que les adultes et les vieux individus
opèrent leur émigration ; on le voit courir sur la grève
de la mer à la manière des Pluviers et du Sanderling,
dont il paraît avoir toutes les habitudes-; sa nourriture
consiste en scarabées marins et en très-petits coquillages
bivalves, souvent aussi en insectes mous. Je crois que la
mue n’a lieu qu’une fois dans l’année , et que le jeune
oiseau doit avoir accompli sa seconde, et peut-être même
sa troisième mue , avant que le plumage ait acquis sa
couleur permanente ; il n’existe point de différence marquée
dans les sexes.
L’habitude propre à cet oiseau de chercher sa nourriture
sous chaque pierre, qu’il tourne avec beaucoup de
dextérité par le moyen de son bec, dur, court et comprimé
vers le bout, lui a valu le nom qu’il porte; plus sédentaire
et moins remuant que les oiseaux du genre
Tringa, on le voit souvent examiner soigneusement un
petit emplacement et retourner chaque pierre. Il est inconcevable
que cet oiseau ait été si long-temps confondu
avec les Bécasseaux, le genre Tringa de Linné, dont
il n’a ni les moeurs ni les formes du bec.
TOURNE-PIERRE A COLLIER.
S T RE P S I L A S CO L L A R I S . (Mihi.)
Front, espace entre le bec et l’oeil, un large
collier sur la nuque, une partie, du dos, une bande
longitudinale et une autre tranversale sur l’aile,
couvertures supérieures de la queue, milieu de la
poitrine , ainsi que les autres parties inférieures,
le tout d’un blanc pur; du noir profond se dessine
en une étroite bande frontale qui, passant devant
les yeux, se dilate au-dessous, où d’une part elle se
dirige sur la mandibule inférieure, et de l’autre se
dilatant de nouveau sur les côtés du cou, entoure
la gorge, et forme un large plastron sur le devant
du cou et sur les côtés de la poitrine; sommet de la
tete d un blanc roussâtre rayé longitudinalement de
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