
8oS MANUEL
Propagation : niche dans les trous des rochers ou
dans ceux des lapins ; pond seulement un oeuf, presque
rond, de la grosseur d’un oeuf de canard, et d’un blanc
pur:
P É TR E L O B SCU R .
P RO CE L L A R IA O B SC U R A . (Gmejl.)
Bec très-grêle i pouce i ligne; queue arrondie;
ailes aboutissant a son extrémité; longueur du
tarse, i pouce 6 lignes.
Sommet de la tête, nuque et généralement toutes
les parties du corps, les ailes, la queue, les
cuisses et les bords des couvertures inférieures de
la queue, d’un noir brun paraissant velouté ; toutes
les parties inférieures d’un blanc pur ; le noir et le
blanc des côtés du cou s’y présentent par demi-teintes
qui produisent des espèces de croissans; bec
d’un brun noirâtre, tarse et doigts d’un brun rougeâtre,
membranes jaunes; le doigt extérieur liséré
de noir; iris d’un brun noirâtre. Longueur, à peu
près j o pouces.
Procellaria obscura. Gmel. Syst. i. p . 55g. — Lath.
Ind. v. a. jo. 828. sp. 24.— Dusk.t pétree. Lath. Syn. v. 6.
p. 416 .— Penn. Artc. Zool. supp.p. 73. — Kohl. Zool.
Boit. sp. 24.
Remarque. La seule planche que l’on puisse indiquer
comme synonyme, se trouve dans l’ornithologie publiée i\
Florence ou Stor. degl. ucc. v. 5. pt. 538, où notre oiseau
est assez bien figuré, surtout pour ce qui concerne les
dimensions et la taille; mais on doit observer qu’il y est
peint avec le croupion blanc, probablement pour le
faire ressembler un peu à la Proceiiaria pelagica dont
le texte de l’ouvrage cité donne une description exacte,
D’ORNITHOLOGIE. 809
copiée presque mot à mot des oeuvres de Buflon. Cet oiseau
ressemble à tel point au précédent qu’on ne saurait indiquer
d’autres différences que la taille; il est le diminutif du Puf-
fin manks , les formes sont proportionnellement les
mêmes; pour bien les distinguer, il est presque nécessaire
de comparer les individus de ces deux espèces voisines,
très-distinctes, et qu’on doit se garder de confondre nonobstant
leurs nombreux rapports. — Le premier individu
tué en Europe que je vis de cette espèce, se trouve à Turin
dans la collection de M. le marquis Farletti de Barol, qui
le reçût des Alpes du Piémont où il a été tué. Il est naturel
que ces oiseaux et tous les Pétrels soient rares à tuer
ou à découvrir lors de leur passage, qui se fait probablement
toujours au crépuscule ou de nuit.
Habile : plus particulièrement les contrées australes
des deux mondes, paraît rarement sur la Méditerranée-
on ne peut indiquer avec certitude que trois exemples positifs
qu’un individu a été tué dans nos parages. On m’a
assuré que l’espèce se trouve aussi dans tout l’Archipel;
très-commun Sur les côtes d’Afrique au cap de Bonne-
Espérance et en Amérique. Jamais dans le nord.
Nourriture et Propagation ; inconnues.
IIP. SECTION. — PÉ TR E L H IR O N D E L LE .
B e c plu s c o u r t q u e la t ê t e , tr è s -com p r im é à la
p o in te . N a r in e s réu n ie s en u n s eu l tu b e à la su r fa
c e d u b e c , o u la is san t v o ir d eu x o r ific e s d is tin cts .
Q u eu e c a r r é e o u fa ib lem en t fo u r c h u e ; ta rse tr è s -
lo n g .
Les petits pétrels réunis dans cette section sont décidément
demi-nocturnes ; ils se cachent habituellement de
jour parmi les rochers et dans les trous des lapins et des
rats, et chassent au crépuscule ; ils paraissent ne vivre que
Partis II”. 5.,