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ventre et abdomen blancs ; sur la poitrine un large
collier formé par des taches brunes; de semblables
taches transversales sont disposées sur lgs flancs et
sur les couvertures inférieures de la queue ; les deux
filets conservent la même largeur jusques au bout
qui est arrondi ; bec d’un olivâtre clair, mais noir à
la pointe; iris d’un brun jaunâtre; pieds et membranes
d’un noir profond. Longueur, de i 5 ou 16
pouces, les filets excèdent de 2 ou 3 pouces. Les
vieux des deux sexes en livrée parfaite.
Remarque. En cet état, on ne peut citer comme synonyme
que Larus parasiticcs. Meyer, Tasschenb. Deutscht.
v. a. p* 49°.— Id. Vôg. Deut. foi. v. 2. heft. ai. une
figure très-exacte, que M. Meyer, qui ne connoissait
point alors le véritable parasite, a donnée pour cet oiseau.
Voyez aussi Manuel, 1". édition, p. 5 ia, où je suis tombé
dans la même erreur en suivant l’opinion du naturaliste
cité. Plusieurs individus de cette espèce et de celle du véritable
Parasitions, dans ses divers états de plumage, que
je dois aux soins obligeans de M. Boié, m’ont mis à même
de corriger ces erreurs. J’ai souvent tué les jeunes des
trois espèces dans mes courses, le long des bords de l’Océan
, mais les vieux ne s’égarant que très-rarement dans
nos parages, il aurait été difficile de livrer une description
complète de ces espèces, sans les observations et les individus
recueillis par le voyageur cité.
Livrée du moyen âge.
Toutes les parties du plumage, tant des parties
supérieures que des parties inférieures d’un brun
très-foncé; les plumes du cou et de la nuque également
un peu longues, subulées et lustrées, mais
D’ORNITHOLOGIE.
d’un brun jaunâtre; les deux filets moins longs que
dans les individus en livrée parfaite, mais conservant
toujours la même largeur jusqu’à la pointe,
qui est arrondie; bec et pieds comme dans les individus
en livrée parfaite. Le mâle ainsi que la f e melle.
Remarque. Cette différence de livrée ne tient en aucune
manière au sexe, puisque M. Boié a tué plusieurs
couples de ces oiseaux pendant le temps des nichées, et
que la dissection a constaté que ces différences de plumage
sont purement individuelles. J’ai aussi tué un semblable
individu sur nos côtes, dans le mois de janvier; il ne diffère
point de celui tué par M. Boié vers le 64*. degré, dans
le mois de juillet; ce qui paraît prouver que la mue chez
ces oiseaux, n’est point double, et que la saison n’y apporte
point de changement périodique.
Les jeunes de tannée.
Tête et eou d’un brun terne, seulement varié
par un liséré d’un brun plus c la ir , qui termine les
plumes ; un espace noir en avant des yeux ; d o s ,
scapulaires et couvertures alaires d’un brun foncé ,
chaque plume terminée par un croissant d’un roux
v if; poitrine, ventre ot flancs d’un brun cendré,
marqué de taches et de zigzags roux, qui sont disposés
transversalement; croupion, abdomen et couvertures
tant supérieures qu’inférieures de la queue
rayés de larges bandes noirâtres et rousses. Base du
bec d’un bleu verdâtre, pointe noire; pieds d’un
cendré bleuâtre, base des doigts et des membranes
blanches, le reste noir; ongle postérieur blanc, les