
G E N R E S 0 1 X A N T E -D IX -H U I T I È MÈ.
V&TV&Ij. — PROCELIJRIA.
( L i n n .)
Bf.c mediocre de la longueur ou plus long que
la tete, fort dur, tranchant, déprimé et dilaté à sa
base; pointe comprimée, arquée, les deux mandibules
cannelees, subitement fléchies à la pointe,
1 inferieure comprimée creusee en gouttière; formant
un angle. Narines proéminentes à la surface
du bec, réunies et cachées en un tube, qui forme
une seule ouverture ou montre deux orifices
distincts\ Pieds médiocres, souvent longs, grêles,
tarses comprimés; trois doigts devant, longs, entièrement
palmes ; doigt de derrière nul, remplacé par
un ongle très-pointu. Ailes longues, i re. rémige la
plus longue.
Ce genre, composé d’une multitude d’espèces dont bien
peu sont exactement connues des naturalistes, se divise
très-naturellement en trois sections. La première composée
des Pétrels proprement dits, dont le tube nasal est un
peu long et renferme les deux orifices. La seconde qui comprend
les Pétrels Puffins, dont le bec est plus allongé et
plus grêle, et qui se distinguent par deux tubes distincts
Lorque le tube des narines est tronqué par devant, comme
c est le cas chez deux ou trois espèces étrangères, on voit deux
orifices distincts ; ces espèces étant placées suites limites qui séparent
les vrais Pétrels des Puffins, ou est embarrassé de déterminer
dans laquelle des deux sections elles sont les mieux
classées.
placés à la surface du bec; et en Pétrels hirondelles, qui
sont les plus petites espèces de ce groupe. Tout le genre
est composé d’oiseaux plus ou moins demi-nocturnes, qui
chassent et pourvoient â leur subsistance au crépuscule et
à l’aurore, surtout pendant les nuits éclairées des régions
boréales : le jour, ils se cachent habituellement parmi les
fentes des rochers, dans les cavernes ou dans les tanniers
abandonnés des lapins ou autres animaux fossoyeurs. Ils
vivent toujours sur les mers où les cétacés abondent ; on
les voit rarement chercher leur nourriture le long des côtes
maritimes ; ce n’est aussi qu’accidentelleinent qu ils sont
poussés dans l’intérieur des terres; lorsqu’une tempête approche,
ils n’ont souvent d’autre refuge que celui des
écueHs ou des vergues des navires; on les voit souvent en
mèr suivre le sillage des vaisseaux pour s’y mettre a 1 abri
du vent et surprendre leur proie; dans leur vol, ils semblent
effleurer les vagues de la mer, mais ils se posent très-
rarement sur la surface de cet élément, qu’ils semblent redouter,
puisqu’on ne les voit jamais nager, bien moins
se submerger; ils semblent piétonner sur la surface des
eaux, mais toujours tenant les ailes droites et en l’air.
Leur nourriture consiste en chair des morses et des baleines
, en mollusques, insectes et vers qui flottent à la surface
de la mer. Ils nichent sur les écueils dans les trous
des rochers, ou à terre dans les trous abandonnés des animaux
fossoyeurs, et lancent sur ceux qui les attaquent une
liqueur huileuse, qu’ils ont la faculté de faire jaillir des
narines. il n’existe point de différences dans les sexes;
celles dues à l’âge n’oflrent point des différences très-
marquées ; les femelles sont plus petites.
Remarque. Il est douteux si ces oiseaux ont une mua
double, mais il est certain que si elle a lieu, les couleurs
du plumage ne changent point. Il existe beaucoup d’espèces
dans le& parages du pôle antarctique, mais le plus
grand nombre de celles indiquées par les méthodistes et les
compilateurs, sont des doubles emplois. On trouve dans