
un peu plus grêle que celui des vieux, sans sillon
apparent, et les deux tubes des narines ne sont paa
Jaunis sous une même voûte. On reconnaît alors,
Proceeearia puffinus. Gmel. Syst. fi p. 560. — Lath
Ind. v. 2. p. 824. sp. 11. _ Le Puffin. Buff. Ois. v Q"
p. Z21 . -U. p t m l. 962. Toutes les autres indications
qui font partie de la Proceüaria puffinus des auteurs,
appartiennent à l’espèce suivante, et sont des descriptions
embrouillées où l’on a confondu les deux et peut-être même
les trois espèces distinctes.
Habite ; presque toutes les mers; assez répandu sur la
Mediterranee; se montre souvent sur les côtes méridionales
d Espagne^, sur celle de Provence où plusieurs individus
ont ete tues , probablement aussi sur celle d’Italie ; jamais
▼ u sur l’Adriatique. Les individus tués au Sénégal et ceux
du cap de Bonne-Espérance ne diffèrent en rien de ceux
tues en Provence.
Nourriture et Propagation : me sont inconnues.
PÉTREL MANKS.
P RO CE LL A RI A ANGLORUM. (Mmr.)
B ec tres-grêle, long de 1 pouce 7 ou & lignes;
queue arrondie ; ailes dépassant un peu son extrémité;
longueur du tarse, 1 pouce 9 lignes.
Sommet de la tete,nuque et généralement toutes
les parties supérieures du corps, les ailes, la queue,
les cuisses et les bords des couvertures inférieures
de la queue d’un noir paraissant lustré; toutes les
parties inférieures d’un blanc pur; le noir et le
blanc des cotés du cou s’y présentent par demi-
D’ORNITHOLOGIE. 807
teintes, qui produisent des espèces de croissans;
bec d’un brun noirâtre; pieds et doigts bruns ,
membranes jaunâtres. Longueur, à peu près i 3
pouces. Mâle et femelle.
Remarque. Il est surprenant qu’un oiseau si commun
dans le nord, que les habitans des Orcades et des côtes
du nord de l’Ecosse salent par milliers pour leurs provisions
d’hiver, soit si rare et si peu connu dans nos collections
d’histoire naturelle, surtout que Latham et le plus
grand nombre des méthodistes aient pu confondre cet oiseau
de la taille d'une bécasse avec la Procellaria puffinus de
ces mêmes méthodistes et de la pl. eni. 962., qui est plus
grand et de la taille à peu près d’un petit canard domestique.
Voici les seuls synonymes qui se rapportent à notre Puffin
manks.
Puffinus anceorüm. Raii. S jn . p . 134. A. 4. — Will,
p. 2Ô2. — Proceeearia püffinüs. Brunn. O r n . Boréal. n”. 119. Briss. O m . v. 6. p. i 3i. — Schearwater pe-
tree. Penn. Brit. Zoot. fol. p . 146. t. M. — A r c t . Zool.
V. 2. n . 462. mais ni Linnée, ni Latham n’ont connu cet
oiseau.— Manks puffin. Edw. t. 35g. figure assez exacte.
Habite : en grand nombre aux îles de Saint-Kilda de
Man, dans toutes les Orcades et le long des côtes (TÉcosse ;
émigre en hiver le long des côtes d’Angleterre, où il est
commun ainsi qu’en Irlande; se trouve aussi, suivant le
témoignage des voyageurs, sur les côtes de Norwège; mais
point dans la Baltique, et rarement sur les côtes de Hollande
et de France. .
Nourriture : la même que celle des petits pétrels de la
troisième section, auxquels il ressemble pour les moeurs et
par l’habitude qu’il a de ne sortir de sa retraite que pendant
les grandes tempêtes, lorsque le soleil caché par les nuages
ne répand qu’une faible clarté, ou pendant le crépuscule
du matin et du soir.