
MANCEL
tiques, je vais indiquer succinctement toutes celles qui me
sont bien connues, et tâcher de leur donner des caractères
faciles à saisir.
TALÈVE A MANTEAU VERT.
P O R P B T R I O SM A R A G N O T V S . (Mih i .)
Arête de la mandibule supérieure subitement
"fléchie, moins élevée que le crâne ; plaque frontale
ne dépassant point le bord postérieur de
F oeil; doigt du milieu, sans l’ongle, h peu prés de
la longueur du tarse.
Joues, gorge et haut du cou dun vert turquinj
tête, nuque, côtés et devant du cou, poitrine,
ventre, petites couvertures des ailes et les rémiges
d’un bleu d ’ i n d i g o brillant ; grandes couvertures des
ailes, dos et scapulaires d’un vert très-foncé; croupion
et queue d’un noir verdâtre; couvertures du
dessous de la queue blanches ; bec, plaque frontale
et pieds d’un rouge vermillon.
Ici viennent se réunir , comme synonymes, le F u t i c a ,
ou G aU in u la porphyrio des modernes, avec Jes indications
de tous les auteurs, en exceptant E dw a r d s , t. 87.
Peut-être, comme le jeune de cette espèce, tout le composé
de F u l i c a , ou G aU in u la melanocephala ? Cette espece
habite l’Afrique méridionale, ainsi que Madagascar, et a
été probablement transportée à l’Ile-de-France et en Amérique
; on la trouve dans nos ménageries ; sa longueur totale,
et sa hauteur, n’excèdent pas quatorze pouces six
lignes.
TALÈVE A MANTEAU NOIR.
P O R P B T R I O M E L A N O T U S . (Mih i .)
Arête de la mandibule supérieure d une venue
avec la plaque frontale, qui dépasse beaucoup le
bordpostérieur de F oeil ; doigt du müieu sans l ongle
, plus court que le tarse.
D qs , manteau, ailes, rémiges et queue d un
beau noir lustré; tête, joues, milieu du ventre et
cuisses d’un noir moins profond ; cou, poitrine et
flancs d’une teinte d’indigo éclatant; bec, plaque
frontale , pieds et doigts d’un rouge cramoisi ; couvertures
inférieures de la queue blanches. Longueur,
à peu près 16 pouces. Cette nouvelle espèce
se trouve à la Nouvelle-Hollande.
La quatrième espèce de talève, P orpfiyrio albu s, Lath.,
dont je ne puis déterminer les caractères avec précision,
n’ayant vu qu’un individu, dans une cage de verre, paraît
avoir été indiquée avec beaucoup d’exactitude dans le
Voyage du gouverneur Philipp à Rotany-Bay, p. 270,
avec une planche bien faite. Cet oiseau, le plus grand du
genre, mesure environ vingt pouces; son plumage est tout
blanc; les jeunes sont d’un cendré bleuâtre; le bec, la
mëmbrane frontale, et les pieds sont rouges; je n’ai point
vu d’éperons aux ailes ; il est cependant possible qu’ils existent.
On voit aux galeries du cabinet du roi, à Paris, troisin^
dividus variétés de talève, envoyés du Bengale,de Java et de
la Nouvelle-Hollande; tous les trois diffèrent plus ou moins
les uns des autres; mais en les comparant aux trois espèces
bien connues, il est impossible de fixer à laquelle
on doit les rapporter; ils ne ressemblent point aux ta-
fèves d’Europe. Toutes les autres espèces reconnaissables