
73a MANUEL
court; quatre doigts, les trois antérieurs réunis
par une membrane découpée, doigt de derrière
libre. Ongles petits, arqués. Queue plus ou moins
fourchue. Ailes très-longues, acuminées, la i re.
rémige la plus longue.
Leur yo I est presque continuel ; ils se reposent le plus
souyent à terre, et rarement sur les eaux, où on ne les
voit point nager; leur nourriture, qu’ils saisissent à la surface
des eaux ou dans les airs, consiste, pour le plus grand
nombre des espèces, en petits poissons vivons ; les autres se
nourrissent principalement d’insectes marins et aériens;
c’est en se laissant tomber d’aplomb, ou en rasant la surface
des eaux, qu’ils saisissent leur proie. Les jeunes ne
diffèrent des adultes et des vieux qu’avant leur première
ou seconde mue ; passé cette époque on n’observe aucune
différence dans le plumage ; la mue est double chez toutes
les espèces connues; une partie du plumage change de couleur
, tandis que l’autre ne change point ; ces disparités ,
opérées par la mue du printemps^ ont lieu dans ce genre
seulement à la tête. Dès le mois d’août les Hirondelies-
da-mer entrent en mue'; au mois d’avril elles ont déjà accompli
leur seconde mue : il h’existe aucune différence extérieure
dans les sexes. II? ont l’habitude de nicher en bandes
très-nombreuses dans un même lieu ; les nids sont
souvent si rapprochés, que les couveuses se touchent ; il
est rare que la ponte excède le nombre de trois oeufs.
HIRONDELLE-DE-MER TSCHEGRAVA.
STERNA CASPIA. (P allas.)
Bec gros, fo r t, d’un rouge vif; hauteur du tarse,
1 pouce 8 lignes * ; queue courte, fourchue.
Front et une partie du sommet de la tête d un
blanc pur ; occiput varié de blanc et de noir ; nuque,
d os, scapulaires et toutes les couvertures des ailes
d’un cendré bleuâtre **; rémiges d’un brun cendré
; côtés de la tê te , devant du cou et toutes les
autres parties inférieures d’un blanc pur; bec d un
rouge vermillon trè s-vif; queue d’un cendré clair;
iris d’un brun jaunâtre; pieds noirs. Longueur, de
20 à 21 pouces. Le mâle et la femelle en hiver.
Plumage de printemps ou des noces.
F ro n t , sommet de la tête et les longuès plumes de
l’occiput d’un noir profond. L e reste du plumage
paraît ne point changer à la seconde mue; ou bien,
dans le cas où la double mue a lieu pour toutes
* Je signale à dessein dans la' phrase indicative cette longueui
du tarse, puisqu’elle sert à bien distinguer les différentes espèces
de ces oiseaux.
** En signalant par le nom de cendré bleuâtre la couleur qui domine
sur le plumage des parties supérieures du plus grand nombre
des espèces d Hirondelles-de-mer et de Maures, j entends une
couleur produite par le mélange d’un peu d’indigo avec beaucoup
de blanc; et cette explication me paraît nécessaire, puisque ce
sont les dénominations différentes données à cette couleur qui
ont fait naître ( surtout dans le genre Mauve ) ces emplois multipliés
d’une même espèce.