
Vulgaire avec celle du Faisan à collier de la Chiné
(Phasianus torquatus, Temm.). Cette race, qu’on rencontre
fréquemment dans les pares de quelques grands seigneurs
en Allemagne, a les couleurs du plumage semblables
à celles de l’espèce Vulgaire, mais la partie inférieure
du cou est entourée d’un collier blanc. On doit
observer de ne pas confondre ( comme l’ont fait tant dé
naturalistes), cette race bâtarde avec la véritable espèée du
Faisan à collier de la Chine, dont les couleurs du plumage
sont très-disparates.
Phasianus coechicus. Gmel. Syst. 1. p. jt\\.-$p. 3. —
Lath. Ind. v. 2. p. 62g. sp. 4.— Le F aisan vulgaire. Buff.
Ois. v. 2. p. 328. — Id. pi. enl. 121 et 122. — Gérard.
Tab. élém. v. 2. p. g i. — Temm. Pig. et Gâll. v. 2.
p. 28g. — Der gemeine fasan. Bechst. Naturg. Deut. v. 3.
p. 1160. — Meyer, Tasschenb. v. 1. p. 2g 1. — Frisch.
t. 123. — Naum. t. 21. f. 40 et 4i- — C ommon pheasant»
Lath. Syn. v. 4- P- 712.— F agiàno commune. St or. deg.
ucc. v. 3. pl. 258. le mâle, et pi. 25g. variété blanche.
F asant. Sepp. Nederl. Vog. t. p. i 5g.
Habite: en grand nombre dans les provinces méridionales
situées aux confins de l’Asie ; très-abondant sur toute
l’étendue de cette vaste partie du globe; se trouve également
dans plusieurs contrées boisées de l’Allemagne, de
la France, de l’Angleterre et jusqu’en Hollande.
Nourriture : toutes sortes de graines, de semences,
des baies et des bourgeons; habituellement des limaçons
et de gros insectes.
Propagation : niche à terre dans les buissons fourrés ;
pond depuis douze jusqu’à vingt-quatre oeufs, d’un olivâtre
clair.
G E N R E Q U A R A N T E - T R O I S I È M E .
TÉTRAS. -T E T R A O . ( L i n n >)
Bec court , fo r t , base nue ; mandibule supérieure
voûtée, convexe, courbée depuis son origine.
Narines basales, a moitié fermées par une
membrane voûtée, cachées par les plumes avancées
du front. Sourcils nus , garnis de papilles
rouges. P ieds, trois doigts devant, réunis jusqu a
la première articulation; un doigt derrière, tous
garnis sur les bords d aspérités ; tarse emplumée
jusqu aux d oig ts , et souvent jusqu’aux ongles.
Q ueue composée de 18 ou de 16 pennes. A iles
courtes, la i re. rémige cou rte , la a e. moins longue
que les 3e. et 4e*, qui sont les plus longues.
Ces oiseaux vivent en polygamie, habitent les grandes
forêts, particulièrement dans celles en montagnes, quoique
les Gélinottes fréquentent également* les forêts en
plaines, et que les Lagopèdes, plus spécialement confinés
dans les régions glaciales ou sur les hautes montagnes du
centre de l’Europe, se tiennent habituellement dans les
broussailles, dans les halliers ou dans les amas de bouleaux
et de saules. Leur nourriture consiste presque uniquement
en feuilles ou en baies; les graines sont pour eux
des accessoires, dont ils ne font usage que dans la plus
grande disette. Dès que les femelles sont fécondées, le
mâle s’en éloigne pour vivre solitairement; les jeurles restent
avec la mere jusqu’au renouvellement de la saison des
amouis. Les seuls Lagopèdes vivent en bandes très-nombreuses.
Ce sont de gros oiseaux, pesans et lourds, dont
le corps est très-charnu ; ils annoncent l’acte de la repro