
MANUEL
ranus, d’Illiger; les Riverains ont pour genres, Glareola,
de Brisson ; Palamedea, de Linnée, et Cbauna,
d Illiger; ce dernier genre est douteux. Une seule espèce
du genre Glareota se trouve en Europe; l’Asie et l’Afrique
en nourrissent d’autres du même groupe.
Remarque. Ce nouvel ordre que je forme de quelques
genres de la famille des Alectorides d’Illiger, et de deux
autres familles de Vieillot, me paraît d’absolue nécessité
dans le système; il se lie à l’ordre des Couleurs par le
genre Court-vites tandis qu’il conduit aux groupes nombreux
qui forment l’ordre des vrais Gralles, par les genres
Kamichi et Chavaria ; le plus grand nombre se lie par
la forme du bec, à la nombreuse peuplade d’oiseaux compris
dans les ordres des Rapaces et des Gallinacés ; enfin
toutes les espèces dont cet ordre est composé ont des traits
de famille très-caractérisés qui semblent légitimer une
telle réunion. Dans son Prodromus, M. Illiger réunit
encore aux Alectorides les genres Chionis et Cereopsis ;
mais ces oiseaux ne doivent point être séparés des palmipèdes,
vu leur analogie dans les moeurs et dans les formes
extérieures; ces espèces ont autant et plus de rapports avec
les vrais palmipèdes que le genre Rhynchops, qui de tout
temps en a fait partie.
G E N R E Q U A R A N T E - S E P T I È M E .
GLARÉOLE.-GLAREOLA. (Bhiss.)
Bt.c court, convexe, comprime vers la. pointe ;
mandibule superieure courbée depuis la moitié de
sa longueur , sans échancrure. Nabines basales ,
latérales , obliquement fendues. Pieds emplumés
jusqu au genou; tarses longs, grêles; quatre doigts,
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trois devant et un derrière, celui du milieu réuni
à l’extérieur par une courte membrane, l’intérieur
divisé; doigt postérieur articulé sur le tarse. Ongles
longs et subulés. Ailes très-longues; la i re. rémige
dépassant dabeaucoup toutes les autres.
Les Glaréoles * vivent dans les climats tempérés et
chauds ; ils fréquentent les bords des eaux douces et limpides
; leur apparition sur les bords de la mer est très-rare;
ils së nourrissent de très-petits insectes et de vers aquatiques;
ils courent avec une grande agilité; leur vol est
soutenu et très-rapide. La mue est double, mais le plumage
d’hiver diffère si peu de celui d’été que celui-ci se
distingue à peine ; cette différence ne consiste qu’en des
teintes un peu plus rembrunies et en ce que le collier est
moins régulièrement dessiné en hiver qu’en été; dans cette
saison tout le plumage des ailes et du dos se couvre d’une
légère nuance lustrée ou à reflets verdâtres; les pieds sont
plus sombres en hiver qu’en été, et la tache noire entre
le bec et l’oeil est remplacée en hiver par du brun rous-
sâtre.
Remarque. Il paraît que la même espèce habite sur
toute la vaste étendue de l’ancien continent, ce qui paraît
d’autant plus vraisemblable, vu la célérité et la force des
moyens de vol dont cet oiseau est doué ; il passe et disparaît
aux yeux comme un trait lancé dans l’air. Toutes les
espèces et les variétés énumérées par Gmelin, Buffon ,
Sonnerat et Latham, se rapportent à cette seule espèce; en
observant cependant qu’à l’article de Glareola senegalen-
sis qui ne diffère point de la nôtre, le misérable compilateur
Gmelin, 13e. édit, de Linnée, a joint le Tringa fasca
Le genre Glaréole, dont nous connoissons seulement une espèce
en Europe, a été improprement désigné sous le nom de Per-
drix-de-mer.