
923 MANUEL
Cephtjs lacteoltjs, de Pallas Spicil. y. 5. p. 55, dont La-
tham a fait son Uria lacteola. Ind. v. 2. p. 798.sp. 3. —
Colxmbes lacteoltjs. Gnael. Syst. ï. p. 585. sp. i 5 , ont
rapport à un individu varié accidentellement de blanc, et
se trouvant en plumage d’hiver; cet individu albinos a été
ramassé par Pallas si^r lys. côtes maritimes de Hollande.
Habite : les mêmes contrées que l’espèce précédente;
de passage en hiver, le long des bords de l’Océan ; se
montre plus rarement à terre que l’espèce précédente , et
seulement par quelque accident; très-rare sur les mers et
sur les lacs de l’intérieur.
Nourriture : petits poissons, écrevisses et crabes
marins.
Propagation : niche comme la précédente ; pond un
oeuf oblong d’up cendré clair ou à fond tout blanc marqué
de grandes et de petites taches noires et cendrées, qui sont
très-rapprochées vpps l’un des bouts.
IR . S E C T IO N .
L e b ec plus cou rt que la tête.
G U IL L EM O T NAIN.
URIA A L L E *. L U m Ù .
B e c très - court, de moitié moins long que la
tç te , très-peu arqué.
Sommet de la t ê t e , rég ion des y e u x , n u q u e ,
côtés de la poitrine e t toutes les parties supérieures
* Ce petit Guillemot, que Brisspn énumère très-exacteuf.eqt dans,
son genre Uria, a été rangé depuis, par les autres méthodiste^,
dans leur genre Aléa; mais ces derniers ont eu tort; l’oiseau dont
il est ici question appartient indubitablement dans le genre Uria.,
D’O R N ITH O LO G IE . 929
d’un noir profond, excepté les pennes secondaires
des ailes qui sont terminées de b lan c , et trois ou
quatre bandes lon gitu d ina les, d’un blanc pu r sur
les grandes couvertures les plus proches du corps;
du blanc pur règne sur la g o rg e , sur le devant et
les côtés du cou et sur toutes les parties inférieures ;
ce blanc, varié par quelques petits traits noirâtres,
occupe aussi les côtés de la tê te , et se dirige sur
l’occiput en une bande très-étroite et peu apparente:
tarses e t doigts d’un brun jau n â tre ; membranes
d’un nruri v e rd â tre ; bec n o ir ; iris d’un brun noirâtre.
L ongu eu r, 8 pouces 6 lignes, ou 9 pouces au
plus. L e mâle e t la fem e lle en plumage d ’hiver.
Alca allé. Brunn. Orn. boréal, p. 26. n°. 106. — Le
dont il porte tous les caractères. Depuis peu, M. Vieillot en a formé
son genre Mergulus. Il est vrai que si on veut avoir égard à
toutes les légères nuances dans les formes du bec, cet oiseau pourrait
alors être considéré comme formant un genre distinct; mais il
faudrait aussi en faire un pour le Guillemot de Erunnich, et dans
ce cas il ne serait pas difficile de prouver que dans le plus grand
nombre des genres adoptés dp nos jours, on pourrait transformer
presque toutes les espèces en genres, et encombrer le système de
quelques centaines de noms de plus. Pour moi, le Guillemot nain
sera un être placé sur la limite de deux genres bien distincts
dont il forme le passage, mais en conservant dans ses formes
et dans ses moeurs le plus d’analogie avec les Guillemots; ce petit
habitant des glaces du pôle forme en effet le passage au genre
bien caractérisé pajr les formes du bec et par les rqoeurs que je
désigne sous le nom de Phaleris, dont la premjère espèce est Alca
eristatella, Lath. sp. 6.; Alca pygmea en est le jeune, la seconde
espèce, du double plus grande, est Alca psittacula, Lath. sp. 8,
dont Alca tetrqcula. sp. 7. est le jeune; voyez les becs assez bien
rendus de ces oiseaux, dans Latham, Tah. g5 .