
826 MANUEL
magne.' L’espèce est absolument la même dans l’Amérique
septentrionale.
Nourriture : comme les espèces précédentes.
Propagation : niche très-avant vers le pôle, dans les
régions du cercle arctique; oeuls blancs.
Anatomie. Chez le mâle, les anneaux qui composent
le tube de la trachée, deviennent subitement plus larges ;
ceei a lieu à quelque distance de la glotte ; ils reprennent
ensuite leur diamètre ordinaire, pour se dilater en un second
renflement, qui a lieu vers les os de la fourchette ; à
cet endroit les anneaux deviennent subitement très-étroits,
et donnent naissance à un tube cartilagineux très-étroit,
d’où pendent les bronches ; celles-ci ont la forme d’entonnoirs
et sont composées d’anneaux entiers et très-solides.
OIE A COU ROUX.
A N A S R U F F IC O L L 1 S . ( L i k h .)
Entre l’oeil et le bee un espace blanc ; du blanc
derrière les yeux et sur les côtés du cou; un ceinturon
de cette couleur entoure toute la partie inférieure
de la poitrine et remonte sur le dos ; sommet
de la tê te , g o rg e , v en tre , queue et toutes les
parties supérieures d’un noir profond; abdomen,
couvertures inférieures de la queue et croupion
d’un blanc pur; devant du cou et poitrine d’un
beau roux rougeâtre : une bande noire s’étend tout
le long de la partie postérieure du cou; grandes
couvertures des ailes terminées de blanc; bec brun,
mais l’onglet noir; iris d’un brun jaunâtre; pieds
noirs. Longueur, 2 o à 21 pouces.
A s seb. REFFicoixi s. Pallas. Spic. V. 6. p. 21. t. 4'
D’ORNITHOLOGIE. 827
Lepechin. Reise. v. 2. p. 184. t. 5. — Anas rufficoelis.
Gmel. Syst. 1. p. 5u . sp. 67. — Lath. Ind. v. 2. p. 841.
sp. 23. — Anas torquata. S. G. Gmel. Reis. v. 2. p. 181.
t. 14. — Gmel. Syst. 1. p. 514. sp. 70. — L’Oie a cod
roux. Sonn. n&uv. édit, de Buff. Ois. v. 25. p. 224.
— R ed brea^ted g o o s e . Lath. Syn. v. 6 . p. 455. —■
D ie rothhars g an s . Bechst. Naturg. Deut. v. 4* P- 916.
— Meyer, Tasschenb. v. 2. p. 56i. — Frisch Vôg.
t. 157.
Habite les contrées arctiques de l’Asie ; vit jusque
sur les bords de la mer glaciale; de passage périodique en
Russie; très-accidentellement en Allemagne, bien plus
rare encore en Angleterre, jamais en Hollande.
Nourriture : probablement comme les espèces précédentes.
Propagation : niche dans les contrées du nord de la
Russie, sur les bords de la mer glaciale et à l’embouchure
des fleuves Ob et Lena.
Remarque. Quelques naturalistes, notamment Gérar-
din, Bechstein et Meyer, décrivent à la suite des espèces
européennes, quelques autres Oies tuées dans nos contrées;
mais ces oiseaux d’Egypte, de la Chine et du Bengale,
ne sont que des individus échappés des ménageries,
où on est parvenu à faire propager plusieurs espèces de ces
•iseaux.