
doigts longs et entièrement divisés, nagent et plongent*
avec plus de facilité que ne le font une multitude d’oiseaux
à pieds courts et palmés, tels que ceux des genres R b y n -
cops, Stema, L a r u s , L e s tr is , P ro c e lla r ia , Diome-
d ea , F r eg a t ta , S u la et Pbcrton. Conséquemment les
méthodistes qui admettent un ordre, d’ oiseaux N ageurs ou
Natatores, commettent une grande erreur en éloignant
de cet ordre les genres P a r r a , R a liu s , G aU in u ta , Fu~
i ica , Heliornis et P h a la ro p u s , surtout ce dernier genre ,
composé de petits oiseaux qui ne redoutent point de voguer
au large , même sur les vagues de la mer.
Les oiseaux qui composent eet ordre** vivent en monogamie
; mais ils se réunissent en grandes bandes pour leur
voyage périodique, qu’ilàexéeutent aussi bien par la faculté
du vol, que par celle de la natation ; ils nagent et plongent
avec une égale facilité. On n’observe aucune différence
bien marquée entre les mâles et les femelles. Leur nourri^
ture consiste en insectes, en vers, en poissons , en frai
et en végétaux. Le corps est couvert d’un duvet abondant;
le plumage est serré et lustré, particulièrement dans le
dernier genre : ils étendent les jambes en arrière quand ils
volent; les jeunes ressemblent aux adultes, ou diffèrent
beaucoup par les couleurs dù plumage.
* En exceptant toutefois le Gallinula crex, dont tous les caractères
extérieurs conviennent si parfaitement avec ceux des
autres oiseaux qui composent le genre Gallinula, mais dont les
moeurs Sont si disparates de celles de ses congénères.
** A l’exemple de Latham, j ’ai réuni dans çet ordre tous les oiseaux
à doigts lobes. Ce mode de classification me paraît préférable
à celui de les répartir dans les deux ordres voisins où ils
figureront toujours très-mal, tant que l’on prendra la forme dès-
pieds comme premier moyen de classification des ordres. Le
plumage serré et lustré et le corps couvert d’un duvet abondant
donnent assez à connaître qu’ils vivent habituellement sur les
eaux et qu’ils diffèrent essentiellement des échassiers ou grallçs,
g e n r e s o i x a n t e - d o u z i è m e .
FOULQUE.—FULICA. ( B r i s s . )
Bec médiocre, fort, conique, droit, compiime,
à sa base beaucoup plus haut que large; arete s a-
vançant sur le front et se dilatant en une plaque
nue; pointes des deux mandibules comprimées, de-
gale longueur; la supérieure légèrement courbee,
évasée à sa base; l’inférieure formant un angle.
Nakines latérales, au milieu du bec, longitudinalement
fendues, à moitié fermées par la membrane
qui recouvre l’évasure, percees de part en part,.
P ied s longs, grêles, nus au-dessus du genou ; trois
doigts devant et un derrière ; tous les doigts très-
longs, réunis à leur base, garnis latéralement de
membranes en festons. A il e s médiocres, la i re- ie"
mige plus courte que les ae. et 3 e. , qui sont les
plus longues.
Les Foulques ont encore plus que les Poules d eau ies
eaux en domaine ; on les voit rarement à terre ; elles vivent
et voyagent sur l’élément liquide, nagent et plongent
avec une égale facilité; elles habitent les eaux douces, les
golfes et les baies, mais ne fréquentent point les hautes
mers. Leur nourriture consiste en insectes et en végétaux
aquatiques; leur mue paraît simple; dans le cas où elle serait
double, il est prouvé que les couleurs du plumage ne
changent point. Les jeunes diffèrent très-peu des adultes,
et les sexes se distinguent à peine. Comme les Raies et les
Poule^ d’ eau, les espèces varient beaucoup d’individu a
individu dans la dimension totale, et eeci dépend probablement
de causes qui tiennent à la localité.