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«ne espèce distincte, Lien caractérisée par son bec plus
robuste, qui est entièrement d’un beau jaune clair; les
distributions des couleurs offrent aussi quelques disparités,
l e prince de Neuwied indique cette espèce sous le nom de
Sterna argentea. Voyag. v. i. p. 67.
Habite : les bords de la mer, très-rarement sur les lacs
£t les rivières; vit jusque fort avant dans le nord; peu
abondant en Allemagne et dans l’intérieur de la France;
très-commun sur les côtes maritimes de Hollande, d’Anl
gleterre et de France.
A ourriture : petits insectes ailés et vers de mer, le frai
qui flotte sur la mer ; rarement de très-petits poissons vi vans.
Propagation .- niche en grandes bandes, parmi les coquillages
de la greve ou sur le sable nu ; pond deux ou trois
oeufs d’un verdâtre clair marqué de grandes taches brunes
et cendrées.
g e n r e s o i x a n t e -s e i z i è m e .
MAUVE. LARUS. ( L i n n . )
B e c long ou médiocre, fo r t, dur, comprimé,
tranchant, courbé vers la pointe ; mandibule inférieure
formant un angle saillant. Narines latérales,
au milieu du b e c , longitudinalement fendues
*, étroites, percées de part en part. P jeds
grêles, nus au-dessus du genou; tarse long; trois
doigts devant, entièrement palmés, le doigt de derrière
lib re, court, s’articulant très-haut sur le
Une grande espèce de Goéland, dont le manteau est noir, a
es narines plus ou moins arrondies; le bec est plus court et
très-gros; cette espèce est propre aux mers australes. Voyez la
note a 1 article du Goéland à manteau noir.
tarse. Queue à pennes d’égale longueur. Ailes
longues, la i r*. rémige à peu près de la longueur
de la ae.
Les Mauves sont des oiseaux voraces et lâches, qui
fourmillent sur les bords de la mer, mais dont que q
espèces vivent aussi sur les eaux douces; leur nourr
consiste indistinctement en poissons vivans ou morts,
frai, voieries et charognes. Ils bravent les plus lortes
tempêtes, volent presque continuellement, mais se reposent
souvent sur le rivage delà mer ou à la surface (te
eaux. Les jeunes diffèrent beaucoup des vieux; Us ne
prennent le plumage stable et parfait qu’à la deuxieme ou
troisième année de leur vie. Avant cette epoque , le
jeunes vivent en petites troupes séparées des vieux, particulièrement
dans le temps que ceux-ci vaquent a la reproduction
de leur espèce. Ils nichent sur des monticules
de sable, dans les dunes qui bordent la mer ou sur les rochers
; les petites espèces nichent dans les prairies marécageuses
: lorsque les grandes espèces s’avancent dans les
terres, c’est un signe de mauvais temps. La mue est double
pour toutes les espèces connues; mais celle de printemps
ne change que les seules parties du corps, principa ement
celles de la tête et du cou. Il n’existe de différence extérieure
dans les sexes seulement que les femelles sont plus
petites que les mâles. Les marques auxquelles on peut reconnaître
les individus dans leur livrée parfaite, sont La
couleur blanche de la queue sans taches ou bandes noires,
et aucune trace de taches noires au bec.
Remarque. L’habitude de diviser ce genre d’oiseaux
en goélands et en mouettes ayant prévalu, je suivrai
cette division, quoiqu’il n’existe aucune différence dans les
moeurs ni dans les formes extérieurs des uns et des autres:
on a désigné les petites espèces par le nom de Mouette,
et les plus grandes par celui de Goéland; mais partant de