
PO U LE -D ’EAU BAILLON.
GALL1NULA B A I LL O NII. ( V i e i l i ,.)
A ile s aboutissant a la moitié de la longueur de
la queue ; bec d ’un vert fo n c é ; p ied s couleur de
chair ; un grand nombre de taches blanches sur le
dos et sur les ailes. L a fom elle ne différant p r esque
point du mâle.
G o rge, sourcils, côtés du co u , poitrine et ventre
d’un gris bleuâtre, nuancé sur les côtés du
corps d’olivâtre où se dessine* une multitude de
taches blanches ; parties supérieures d’un roux olivâtre
, varié sur le sommet de la tête de stries
noires; sur le dos et sur toutes les couvertures des
ailes se dessinent de nombreuses taches blanches
de formes variées, et qui sont toutes entourées de
noir profond ; flancs, abdomen et couvertures inférieures
de la queue rayées transversalement de
larges bandes d’un noir profond et d’étroites
bandes d’un blanc pur; bec d’un vert très-foncé;
iris rougeâtre ; pieds couleur de chair. Longueur ,
6 pouces y ou 8 lignes. L e mâle.
L a f em e lle , ne diffère d u mâle que par des
nuances moins vives et moins pures.
L e s jeu n e s ressemblent aux v ieu x pour les couleurs
des parties supérieures; mais leur gorge et le
milieu du ventre sont blancs, ondés de zigzags
cendrés et olivâtres; les flancs sont olivâtres nuancés
de nombreuses taches d’un blanc pur; le bec
est d’un brun verdâtre.
Remarque. Cette nouvelle espèce a toujours été confondue
avec la précédente; nous devons à M. Nauman les
premières observations concernant sa dissemblance. J ai
comparé les individus rapportés par moi d Italie avec ceux
tués en Allemagne, et j’ai trouve les différences constantes
dans les deux espèces; toutes deux ont été soigneusement
observées dans mes voyages. J’avais donné depuis longtemps
à celte espèce le nom de GaHinuia steltaris ,* mai3
à la demande qui me fut faite, je l’indique ici sous le nom
de ML Bâillon, en priant ceux à qui j’ai envoyé cet oiseau
de changer le nom de Steilaris contre celui de BaUlonii :
on doit cet hommage, bien faible sans doute, à un naturaliste
zélé, dont le père enrichit l’ouvrage de Buffon d ob*
servations intéressantes.
Habite : les mêmes lieux que la précédente espèce,
mais presque toujours dans les lagunes marécageuses:
très-répandu dans les parties orientales, mais plus commun
vers le midi, aux environs de Gênes; on le trouve
aussi dans plusieurs provinces de France, et dans toute
l’Italie.
Nourriture : comme la précédente.
Propagation : niche toujours le plus près des eaux,
sans jamais fréquenter les champs ; pond sept ou huit oeufs
de la forme des olives, colorés de brun olivâtre.
IB . S E C T IO N .
Arête de la mandibule supérieure se dilatant sur
le front en une plaque nue.
POULE-D’EAU ORDINAIRE.
G A L L IN U L A CH LO RO PU S. (Lath.)
T ê t e , gorge, cou et toutes les parties inférieures
d’un bleu d’ardoise; parties supérieures d’un brun