
gia MANUEL
peu plus grande que celle d’Europe, à tarses et ailes très-
longs, et à queue un peu fourchue, mais dont les couleurs
du plumage sont absolument les mêmes; cette espèce distincte
a toujours été confondue. Buffon, en décrivant le petit
Pétrel de nos climats, ne s’est pas aperçu qu il donnait
dans ses planches enluminées la figure de la seconde espèce
, que je vais signaler pour prévenir toutes les erreurs.
_ plumage comme celui de notre Pétrel tempête;
taille un peu plus forte ; ailes dépassant de plus d un
pouce P extrémité de la queue ; longueur du tarse i p.
A lignes. Je donne à cette espèce étrangère le nom de Pétrel
échasse. Les synonymes sont, Buff. pl. ml. 993- et
v. 9. t. 23- — S t o r m t p é t r e l . Lath. Syn. v. 6. p. 411*
n°. 1 8 ' c’est la P r o c e l l a r u o c e a n i c a des dessins originaux
de Forster. Icon. 12.— Kuhl. Zool. Beit. sp. 2.
PÉTREL DE LEACH.
P R O C E L L A R IA L E A CH II. ( M i h i . )
Queue fourchue, extrémité des ailes ne dépassant
point celle-ci; longueur du tarse, 11 lignes.
Toutes les parties de la tête et du corps d’un noir
mat; les côtés de l’abdomen et les couvertures du
dessus de la queue blanches, mais les baguettes
de ces plumes brunes; couvertures des ailes d’un
brun noirâtre ; rémiges et queue noires ; bec et pieds
noirs; la queue fourchue comme dans hirundo
urhica. Longueur, 7 pouces 3 lignes. Mâle et f e melle.
Remarque. Cette procellaria étant nouvelle et trouvée
depuis peu dans les Orcades : je propose pour l’espèce le
nom de M. le Dr. Leach, directeur du cabinet de Zoologie
au Muséum britannique ; je la dédie à ce savant et i
cet ami qui me permettra ce faible hommage rendu à ses
mérites et à l’amitié qui nous lie. Nous ne connaissons encore
que deux individus de ce pétrel dans les cabinets d’Europe,
le premier tué à l’île de Saint-Kilda par M. Bullock,
qui en vit là un petit nombre ; et le second tué sur les cfites
de Picardie, qui se trouve dans le cabinet de M. Bâillon à
Abbeville; le premier est dans le Musée britannique. Le
Musée de Paris et M. le baron Laugier en possèdent aussi
un individu.
Habite : assez commun dans l’île de Saint-Kilda ; jamais
vu ailleurs , excepté l’individu probablement égaré qui a
été tué en Picardie; vit sur les lacs salés et sur les bords de
la mer.
Nourriture : petits insectes qu’il saisit à la surface des
eaux sans jamais-se plonger, et toujours tenant les ailes
déployées lorsque des pieds il touche l’eau.
Propagation : niche sur les bords des lacs et delà mer,
dans les trous des rats ou dans les fentes des rochers, où
ils sont en embuscade et presque toujours cachés de jour;
pond seulement un oeuf, presque rond et tout blanc.
G E N R E S O I X J N T E -D I X -N EU F IÈME .
CANARD.— ANAS. (Linn,)
Bec médiocre, fo r t , d ro it, plus ou moins déprimé,
recouvert d’une peaumince, souvent plus haut
que large à sa base, qui est garnie d’une carno-
sité ou totalement lisse ; toujours déprimé vers la
pointe, qui est arrondie, obtuse, onguiculée ; bords
des deux mandibules dentelées en lames coniques,