
cou nuancé, par devant, de cendré noirâtre; les
pieds d’un rouge terne. C’est alors Alca deleata.
Brunn. Orn. boréal.p. 25. n. io/j-
Alca arctica. Gmel. Syst. x. p. 54g. sp. 4. — Latli.
Ind. v. 2. p. 792. sp. 3. — Brunn. Orn. Boréal, p. 23.
n°. io3. — Alca labradora. Gmel. Syst. x. p. 55o. §p. 6.
— Lath. Ind. v. 2. p. 793. sp. 4- — Le Macareux. Buff.
Ois. v. 9. p. 358. t. 26. — Id. pi. enl. 275. — Puffin
auk and labrador auk. Latli. Syn. v. 5. p. 3x4 et 3 x8.
— Penn. Brit. Zool. p. x35. t. H. figure très-exacte du
vieux. — Edw. Gian. t. 358. f. 1. figure très-exacte du
vieuxmâie. — Arct. Zooi. v.z. p. 511. n°. 427 et 428. —
Der arktische alk. Bechst. Nafurg. Deut. v. 4.p. 723. —
Graukehliger alk. Meyer, Tasschenb. v. 1. p. 442. _
Frisch. Vôg. t. 192. figure très-peu exacte. — Naurn.
Vôg. t. 65. f. 101. figure très-exacte du jeune. — Pape-
gaay dtjxker. Sepp. Nederi. Vog. v. 4. t. p. 35q.
Habite : les régions polaires des deux mondes ; en hiver
et au printemps de passage périodique sur les côtes de
Norwège, d’Angleterre, de Hollande et de France; vit
toujours en mer et ne se montre à terre qu’aceidentelle-
ment.
Nourriture : très-petits poissons, insectes et végétaux
marins.
Propagation : niche dans les régions du cercle arctique,
rarement dans les pays plus tempérés ; construit des trous
en terre, ou niche dans les creux et dans les fentes des
rochers ; pond deux oeufs, et, suivant quelques voyageurs,
un seul oeuf blanchâtre avec des taches cendrées, peu distinctes.
D’ORNITHOLOGIE. 955
G EN R E Q U A T R E -V IN G T - S E P T IÈM E .
PINGOUIN.— ALCA. ( L inn.)
Bec droit, large, comprimé, très-courbé vers la
pointe ; les deux mandibules à moitié couvertes de
plumes , sillonnées vers la pointe ; la supérieure
crochue, l’inférieure formant un angle saillant.
Narines latérales, marginales, linéaires, vers le
milieu du bec, presque entièrement fermées par
une membrane couverte de plumes. Pieds courts,
retirés dans l’abdomen; seulement trois doigts devant,
entièrement palmés. Ongles peu courbés.
Ailes courtes, la i re. rémige de la longueur de
la 2e. ou un peu plus longue.
Les Pingouins ont les .mêmes habitudes que toutes les
autres nombreuses peuplades qui fourmillent sur la vaste
étendue des mers comprises dans les x’égions du cercle arctique;
ils quittent rarement les côtes, on ne les voit sur le
rivage que pendant le temps des pontes ; dans tout autre
temps de l’année, leur apparition à terre ou sur les mers
de l’ïntérielir; est due à des causes accidentelles. Il n’existe
point de différence marquée dans les sexes. Les recherches
que j’ai renouvelées très-i'écemment, m’ont fait découvrir
que les espèces de ce genre muent deux fois dans l’année;
le plumage d’hiver des deux sexes est précisément
celui qu’on a signalé jusqu’ici pour celui de la femelle; les
jeunes se distinguent facilement par un bec beaucoup plus
petit, sans aucune trace de sillon. Ils nichent et vivent à
peu près comme les Guiilemots, pondent comme ceux-ci
un seul oeuf ti’ès-gros, et habitent les mêmes lieux. Quel